Les Stones et le foot

Les Stones et le foot, à première vue, on ne voit pas bien le rapport, mais quand la tournée No Filter passe par le stade Vélodrome et que l’OM s’en mêle, en pleine coupe du monde, on ne peut pas passer à côté de l’événement. Allez le rock !

Bonjour, bonjour, tout le monde ou plutôt Hi everybody !!!

Bien entendu, je savais que je consacrerais au moins un ou deux articles aux Rolling Stones, mais je ne pensais pas que l’actualité m’inciterait à les associer à la planète foot, même si le foot est sur le devant de la scène mondiale pour encore deux semaines…

Donc hier, les Stones étaient en concert au stade Vélodrome, lieu mythique ou redoutable selon que vous êtes un supporter de l’OM ou d’une équipe adverse, et pour beaucoup d’autres, incontournable arène que les plus grandes stars choisissent pour leurs tournées.

Rien d’étonnant à ce que les Rolling Stones aient choisi l’Orange Vélodrome (son nouveau nom) avec ses 60 000 places pour leur tournée 2018 baptisée « No filter » ! Dans les années soixante, les Stones avaient joué dans cette même ville, et Mick Jagger avait reçu sur l’arcade sourcilière un projectile lancé depuis le public, probablement destiné à un policier en faction devant la scène. Le groupe n’a pas pour autant renoncé à se produire à Marseille, puisqu’ils y sont venus cette année pour la 3ème fois, en version XXL dans cet énorme stade.

Et comble du bonheur pour les habitants de la cité qui cumulent addiction aux Rolling Stones et passion pour le foot, l’Olympique de Marseille et les Stones ont sorti un tee-shirt collector avec la célèbre langue et le logo de l’OM.

J’entends déjà quelques lecteurs ou lectrices se dire, un mot de plus sur le ballon rond et j’arrête ma lecture ! A moins que d’autres ne se disent, le foot, oui, les Stones, non !

Alors, clarifions les choses avant d’entrer dans le vif du sujet 😉

Les Stones, le foot et moi

Les Stones, des années et des années, depuis la sortie du 45 Tours « Satisfaction », que je les écoute en boucle, inlassablement, enfin, surtout les quatre albums dans lesquels il n’y a rien à jeter, dixit Keith Richards lui-même, à savoir Beggars Banquet, Let it Bleed, Sticky Fingers et Exile on Main Street, mon préféré. Je me revois assise par terre dans ma chambre et découvrant chaque morceau de ce nouvel album, un double, le bonheur, et les incroyables photos de la couverture, avec les cartes postales à l’intérieur en cadeau, wow !

J’ai élevé mes enfants aux Rolling Stones (entre autres groupes quand même) et si je ne hurle plus quand Mick Jagger apparait sur scène, c’est tout simplement que je ne vais plus les voir en concert, c’est toujours trop loin pour moi, trop loin de la scène pour être plus précise…

Je vous en parlais dans un autre article, entre les voir à l’Olympia ou au Palais des Sports, le nez sous la scène et les oreilles dans les baffles, et les voir dans un stade sur écran géant, finalement, je préfère attendre la sortie du DVD ou me passer des vidéos sur YouTube… En plus, pendant les concerts, tout le monde prend des photos, se fait des selfies, pour moi, c’est un peu comme si, au lieu d’aller écouter un groupe, on y allait pour dire « j’y étais » …

OK, et le foot ? Et bien figurez-vous qu’après avoir méprisé ce sport pendant des années au nom de tous les préjugés intellectuels que peut accumuler une ex étudiante en lettres, j’ai fini par adorer, enfin surtout à partir des 1/8èmes de finales en 1998 ! Ma meilleure amie et moi, on était totalement hypnotisées par les passes de Zidane et les buts de Laurent Blanc ou Lilian Thuram (haaa… les deux buts en ¼ de finale contre la Croatie !), je vous jure, c’était un vrai spectacle de nous voir, et totalement inattendu pour nos proches. On devenait aussi hystériques que devant un concert des Stones ! Depuis, la passion est un peu retombée, mais quand même, on pourrait bien nous y reprendre si la France bat l’Argentine en 1/8èmes de finale 😉

Les Stones, Mick, Keith, Ron, Charlie et quelques autres

J’ai lu tout ce qu’on peut lire sur les Rolling Stones, depuis les articles de Rock & Folk (le magazine est sorti en 1966, un an après le titre Satisfaction) jusqu’aux biographies les plus récentes. Certaines sont dans le plus total respect, d’autres frôlent la science-fiction, en tous les cas, il y en a une que j’adore, très courte, celle de François Bégaudeau « Un démocrate – Mick Jagger 1960-1969 ».

Les « Glimmer twins » Mick Jagger et Keith Richards

C’est ainsi qu’ils se surnomment eux-mêmes, les jumeaux flamboyants, pas très modestes, les garçons 😉 Les Stones, en effet, c’est d’abord Mick Jagger et Keith Richards, une rencontre sur un quai de gare, l’un a des vinyles sous le bras, l’autre lui dit, c’est quoi ces disques, et les voilà partis pour plus de 50 ans de vie commune… avec des hauts et des bas et une relation plus complexe que celle de Liz Taylor et Richard Burton ou des Brangelina. Keith Richards raconte que les petites amies de Mick Jagger venaient pleurer sur son épaule et qu’il leur répondait « qu’est-ce que tu dirais à ma place, je suis collé à lui et impossible de m’en séparer » …

Lorsque Mick a reçu le titre de Sir décerné par la reine d’Angleterre, Keith a failli étouffer de rire et n’a pas manqué d’ironiser sur l’attrait que Mick Jagger a toujours montré pour les aristocrates, tendance assez générale en Angleterre, plus rarement chez les chanteurs de rock, encore qu’il y en ait eu d’autres dans le même cas.

Le texte de François Bégaudeau raconte très bien et avec une très belle plume, cette rencontre qui a changé la face du monde, en tout cas celle de la musique, et l’évolution d’un groupe qui ne croyait pas lui-même durer plus de 2 ans. Et il explique aussi le tournant qu’a marqué le fameux concert d’Altamont en 1969, irrémédiablement gâché par un crime raciste perpétré par un groupe de Hells Angels. A partir de cet événement, le rapport des Stones au public est devenu différent, plus à distance, leur musique, comme d’ailleurs une grande partie du rock, s’est en quelque sorte « embourgeoisée » …

Ron Wood, le petit dernier

Ron Wood, on le considère toujours comme le petit dernier et ça le fait beaucoup rire, parce qu’il a rejoint les Stones en 1974 ! Keith Richards et lui s’entendent comme larrons en foire, et en foire, ils y sont souvent… Keith dit que Ron Wood est le plus génial des compagnons, il rit de tout et tout le temps, on peut dire qu’il a l’alcool joyeux car c’est un véritable alcoolique et il ne s’en cache pas…

Quant à Keith, son incroyable longévité en regard de ce qu’il a pu consommer au cours de son existence comme substances illicites, plus l’alcool et le tabac, représente un défi à la science. Il raconte qu’il a enterré tous les médecins qui ne lui donnaient que 6 mois à vivre s’il continuait dans son mode de vie…

Ron Wood, Ronnie pour les intimes et des milliers d’autres, a remplacé (après un bref passage de Mick Taylor), Brian Jones, mort noyé dans sa piscine en 1969, et qui restera dans la légende des Stones pour toujours. Brian, asthmatique et cocaïnomane, un mauvais mélange de médicaments et de drogue est probablement à l’origine de l’accident, hélas. Il a inauguré la triste série de ces légendes du rock disparues à 27 ans, et dont le nom commençait par un J…

Charlie Watts, le gentleman

Et puis, il y a Charlie Watts, le batteur, discret, un véritable gentleman, batteur de jazz au début de sa carrière. Sans lui, la musique des Stones ne serait pas ce qu’elle est. Les riffs de guitare de Keith Richards, la voix de Mick (qu’il travaille tous les matins en faisant des vocalises qui rendent Keith complètement fou), tout le monde connait, mais la batterie de Charlie, on en parle moins, pourtant, c’est lui qui a droit aux plus fortes ovations du public à la fin des concerts !

Il est le plus discret de tous, marié depuis 1965, il déteste partir en tournée car il n’aime rien tant que rester chez lui en famille. Il collectionne les voitures alors qu’il n’a jamais passé son permis de conduire, juste pour la beauté des modèles qu’il affectionne, des anglaises bien sûr !

Bill Wyman, le bassiste

Et en dernier, selon mes critères personnels et je ne suis pas la seule à le mettre en fin d’article, Bill Wyman, le bassiste, qui a quitté le groupe en 1993, membre fondateur et personnage controversé, mais plein de talents dans de nombreux domaines, y compris celui de l’argent, comme quoi il n’y a pas que Mick ! Il y a quelques années, j’ai emmené mes fils dîner à Londres au Sticky Fingers, le restaurant qu’il a créé et dans lequel on pouvait voir des guitares et des affiches du groupe aux murs, ça nous avait bien amusés, mais depuis le restaurant a pris l’allure d’une énorme cafétéria sans grand intérêt, comme ses albums solos. C’est maintenant Darryl Jones qui est le bassiste du groupe, même s’il n’en fait pas partie officiellement, et perso, je le trouve topissime.

Il manque maintenant pour les accompagner la sublime Lisa Fischer (ah être Lisa Fischer et chanter avec les Stones, un rêve !) qui a cessé les tournées, et Bobby Keys, saxophoniste génial, mort en 2014, qui est l’interprète d’un des plus magnifiques morceaux de saxo de tous les temps – à mon avis bien sûr – sur le titre « Can’t you hear me knocking » ; et comment ne pas citer Bernard Fowler, choriste et percussionniste, Blondie Chaplin, guitariste et choriste…

Allez les Stones !!!

Ce n’est pas tout à fait ce qu’on a entendu dans le stade Orange Vélodrome, mais si les Stones avaient été l’équipe de foot marseillaise, la ferveur n’aurait pas été plus grande, et on aurait vu des olas dans les tribunes… Imaginer la musique de mes rockers préférés rendue inaudible par le son des trompes des supporters, j’avoue que ça m’amuse assez ! Mais sans incriminer les manifestations bruyantes de certains fans, les spectateurs qui étaient dans les tribunes ont eu, précisément, à se plaindre de la qualité sonore qui n’était pas au top en haut des gradins, dommage…

En tous les cas, 60 000 spectateurs électrisés par la musique portée par un Mick Jagger toujours plus bondissant, un Keith Richards parfois plus hésitant – surtout pour chanter le si émouvant « You got the silver » – mais toujours en phase avec son compère Ron Wood. Oui, le public a pu hurler sa joie depuis le début du concert avec « Street Fighting Man » en intro comme souvent, jusqu’au final avec « Satisfaction ».

Mick a comme toujours prononcé quelques phrases en français, en honneur à la France, à la Provence, au port de Marseille sur lequel ils ont pu boire un pastis et déguster des pieds paquets avant le concert, a t-il déclaré. Comme ils ont vécu quelques années en Provence, ce n’était sûrement pas leur premier pastis sur le Vieux Port 😉

La tournée n’est pas finie, Marseille qui s’en souviendra longtemps était la seule étape française, ce mercredi soir, et si quelqu’un doutait encore que le rock, ça conserve, les cinq septuagénaires ont montré que finalement, on vieillit mieux en musique qu’avec le ballon aux pieds, comme quoi le sport, finalement…

Oh yeahhhh… J’espère que vous aimez les Stones, et si vous aimez le foot et les Stones, j’espère que cet article vous aura plu, en tous les cas, moi, définitivement, je suis fan pour la vie… Et puis, pour le foot, on va voir samedi 😉 Allright !

A bientôt,
Corinne

Été en couleurs

Quand les fashionistas du monde entier se demandent pourquoi les françaises sont toujours en noir, il est temps de relever le défi et d’oser de nouveau la couleur. Et en plus, c’est l’été, la saison qui permet toutes les audaces …

Bonjour, bonjour,

La mode, nous adorons évidemment ! La française est une icône de mode, incontestée et incontestable. Paris, avec ses défilés haute couture prestigieux, la Paris Fashion Week, le festival de Cannes où l’on voit les plus grandes stars du cinéma mondial porter les créations de nos grands couturiers, oui, Paris est bien la capitale de la mode. Du moins, c’est ce que nous pensons fièrement. Et pourtant…

Pourtant, j’ai des amies dans le monde entier, fashionistas ou non, qui me disent que ce qui les a le plus frappées en arrivant en France, c’est de nous voir toutes en noir des pieds à la tête, sac et chaussures compris. Avec parfois une nuance de gris, ceci n’ayant rien à voir avec un best-seller récent…

Qu’elles soient de New York ou de Barcelone, de Londres ou de Rome, elles ont un jour débarqué à Roissy en jaune, rose ou vert pomme et se sont demandé ce qui s’était passé dans les rues de Paris pour que nous ayons toutes l’air d’aller à une cérémonie qui semblait n’avoir rien d’une fête !

Or, c’est l’été, et le moment est plutôt bien choisi pour arborer de belles couleurs vives qui vont si bien avec nos bonnes mines retrouvées. Alors, osons la couleur 😊

Budget shopping

A moins que vous ne disposiez d’un budget shopping illimité avec votre carte Platinum, vous avez déjà sûrement vécu ce genre de scénario : « Ooooh, je prendrais bien ce joli petit top en soie bleue, oui mais les sandales rouges que je viens d’acheter xxx € (montant censuré car inavouable mais à 3 chiffres évidemment !), ça n’ira pas du tout avec ! Pas question d’en acheter d’autres, là, j’ai déjà craqué mon budget chaussures du mois. » So sad…

Ou alors, « il faudrait que je trouve un foulard dans lequel il y a un rappel de bleu et de rouge.  Aïe, du coup, c’est ma veste beige, celle que je mets tout le temps, qui va tuer tout l’ensemble et je ne parle pas du sac à main marron à liseré vert avec lequel je comptais faire tout l’été. »

Quand nous pensons élégance, nous voyons souvent panoplie, avec une stricte obligation d’assortir les couleurs, un réflexe hérité des générations de nos mères qui nous ont transmis des dress-codes plutôt stricts. Alors, plus notre budget shopping est limité, plus nous remplissons nos dressings avec du noir !  Parce que :

« Au bureau, ça passe toujours, et le matin, je n’ai pas 3 heures à passer devant la glace pour savoir ce qui va avec tel ou tel pull. En soirée, le noir, c’est élégant sans être ostentatoire, l’idéal pour éviter les fausses notes, et si je n’ai pas le temps de repasser par la maison avant de sortir, je me remaquille un peu et hop, tout est parfait pour aller dîner. »

Et voilà comment on se refuse le bonheur de la couleur…

La petite robe noire

Le noir, symbole de l’élégance à la française, reste en effet l’incontournable marque de l’éternel féminin, et s’il fut adopté par tant de femmes devenues des icônes de mode dans le monde entier, c’est bien parce qu’il nous met en valeur sous tous les éclairages. La petite robe noire, celle que Guerlain a choisi pour son parfum le plus parisien, reste un must dans les soirées, et ce n’est pas près de changer.

Pourtant, il faut savoir oser la couleur ! En vrai fan d’infos people, avouée ou non, avez-vous suivi le mariage du prince Harry et de Meghan Markle ? Si oui, vous n’aurez pas raté les photos des tenues comparées de la sublime Amal Clooney dans sa magnifique robe jaune avec chapeau assorti, et de la triste robe noire portée avec un chapeau à voilette par Victoria Beckham. L’une allait au bras de son non moins sublime mari – attention, je me lâche 😉 – telle un rayon de soleil dans la chapelle du château de Windsor, alors que notre chère Spice Girl et néanmoins styliste semblait accompagner son sublime (aussi !) mari à un enterrement de première classe.

Je n’en dirai pas plus, les magazines ont déjà plus que commenté le sujet, et nous n’allons pas de sitôt être conviées à un mariage royal ! Mais la prochaine fois que nous serons invitées à une cérémonie ou à une soirée, nous allons encore passer quelque temps dans les boutiques ou devant nos placards à hésiter entre cette robe rouge absolument splendide et celle-ci d’un noir tellement rassurant…

La mode en liberté

Faisons appel – encore une fois – aux années 70 : Yves Saint Laurent mettait en scène des défilés somptueux, signant des collections où la soie violette se mariait avec le velours rouge, le rose avec l’orange, comme dans le plus beau des saris indiens.

A l’époque, c’était extrêmement osé, car alors les codes de la bonne société interdisaient formellement les mélanges de couleurs vives. Il était aussi « strictement interdit » d’associer rouge et orange que de porter du marron ou du bleu marine avec du noir, ce qui aurait été jugé du plus mauvais effet. Il faut dire que l’on parlait mode dans ces années-là presqu’uniquement en termes de bon ou mauvais goût… critères qui ont explosé à cette époque, et on ne reviendrait pas en arrière !

C’est dire ce que nous devons à Yves Saint Laurent, le droit de nous habiller autrement qu’en « dame », et de mélanger toutes les couleurs qui nous plaisent ! Mais aussi, nous lui devons d’avoir dessiné et créé pour nous le célèbre smoking pour femmes, noir, porté avec une « simple » chemise blanche, et qui fit la une des magazines de mode, en 1966, suivi l’année d’après par le tailleur-pantalon qui ne nous a plus quitté depuis…

C’est ce que je trouve particulièrement intéressant dans les créations de ce grand couturier que je cite souvent, car il fut celui qui en quelque sorte « dédramatisa » la mode et libéra nos corps et nos esprits, pour notre plus grand bonheur.

Jeune fille en robe d'été
Sourire enchanté en robe d’été.

L’été en couleurs

C’est officiel, nous sommes en été, nous allons pouvoir sortir robes imprimées, tee-shirts colorés et tuniques bariolées si le cœur nous en dit. Moi qui suis très souvent en famille à Barcelone, je vous assure que j’ai adopté les codes couleurs de cette ville qui célèbre à chaque coin de rue un mode de vie si joyeux.

Que ce soit les façades des immeubles, dont bien sûr les célèbres maisons de l’architecte Gaudí avec leurs mosaïques colorées, les œuvres de Joan Miró ou les vitrines des boutiques de mode, la ville rend hommage à la créativité, la fantaisie et la couleur. La référence mode à Barcelone, dans la rue, c’est Desigual : destructurés, inattendus, asymétriques, les modèles de cette marque – clairement inspirés des tenues hippies avec leurs incrustations de couleurs sur les jeans – sont vraiment représentatifs de l’esprit chaleureux et coloré de la capitale catalane. Il est vrai qu’au soleil, toutes les couleurs sont belles, sauf peut-être précisément le noir, que les fashionistas conseillent de remplacer par le bleu marine en été, ou de réveiller avec un accessoire, sac ou bijou, ultra coloré.

Et vous, êtes-vous plutôt style Audrey Hepburn et sa petite robe noire de « Diamants sur canapé » ou tendance Marylin Monroe et sa fastueuse robe rose de « Les hommes préfèrent les blondes » ? Difficile de choisir, n’est-ce pas ?

Racontez-nous vos choix, nous aurons grand plaisir à parler chiffons ! Et en attendant, c’est l’été, osons la couleur !

A très bientôt, bonne semaine !

Corinne

La veste de Melania Trump

L’affaire de la veste de Melania Trump, une faute de goût évidente qui pose la question de la véritable élégance.

Ce matin, sur mon fil d’actualité Google, ce ne sont pas les sujets qui manquent mais il y en a un qui m’a particulièrement frappée : la veste de Melania Trump. Le temps que je rédige cet article, je pense que le sujet aura fait le tour de la terre sur l’ensemble des réseaux sociaux ! Mais si vous n’avez encore pas eu connaissance de cette info, tapez donc « veste de Melania Trump » sur google et vous verrez la photo de la première dame des Etats Unis montant dans un avion avec une veste kaki – très jolie par ailleurs – sur le dos de laquelle il y a écrit « I don’t care, do u ? » traduisez « Je m’en fiche complètement, et vous ? ».

Là où le sujet ne se limite pas à une question de style, c’est qu’elle portait cette veste pour se rendre à la frontière mexicaine visiter un camp de rétention pour enfants de migrant arrêtés à la frontière, et là, vous n’avez pas pu passer à côté de cette terrible affaire qui a fait fondre en larmes en direct une journaliste star de la chaîne MSNBC

Nous allons donc parler chiffons ce matin, et d’une manière un peu moins légère que d’habitude, sans que cela ne remette en question la vision positive que j’essaie de transmettre à travers des articles de ce blog ! D’ailleurs, les soldes commencent mercredi prochain, et on va peut-être avoir envie de parler de mode, de maillots de bains et d’été, ce sera plus léger…

Ce que j’avais envie de partager avec vous ce matin, c’est une question qui me semble importante, pourquoi portons-nous plutôt tel ou tel vêtement, pourquoi aimons-nous à ce point certains looks, comment choisissons-nous nos vêtements avant de partir le matin…

La veste de Melania Trump : faute de goût ?

Alors, je me suis posée une question en marge de cette information, car la veste de Melania Trump, c’est le comble de la faute de goût, un peu comme brûler un feu rouge est le comble du sans gêne, et qu’à ce point d’absence de conscience, ça peut être mortel.

Dans le cas de la veste, ce ne sera que mortel pour la communication du président des Etats Unis… Cependant, on peut aussi imaginer que son épouse a voulu lui adresser un message clair, à lui, Donald Trump, une sorte de tweet arboré sur son dos, en oubliant que des millions de téléspectateurs et d’internautes ne manquent jamais de surveiller ses faits et gestes, et notamment ses tenues…

En tous les cas, ce n’est pas seulement une faute de goût mais une vraie absence d’empathie qui fait que la première dame des Etats Unis aura oublié ce qu’elle représentait en allant faire cette visite aux enfants mexicains retenus à la frontière et séparés de leurs parents. Et en conclusion, ça reste un comportement d’une parfaite indécence… Mais, bref, passons.

Les tee-shirts à message

Je ne sais pas vous, mais il y un sujet qui me fait rire par-dessus tout en matière de vêtement, c’est le tee-shirt à message. J’adore celui qui affiche « cherche sosie pour me remplacer du lundi au vendredi » ou encore celui-là « cherche heures de sommeil désespérément », ça reflète assez bien une partie de ma vie 😉

Je pourrais vous en faire une liste entière de ces tee-shirts qui permettent d’arborer des messages souvent pleins d’humour, comme celui-ci « je suis la femme idéale, je n’y peux rien » ou « je suis une princesse »  mais parfois un peu trop lourds, normal… Si vous voulez vous amuser une minute, regardez sur google, peut-être que vous en trouverez un avec le même message que sur la veste de Melania Trump, qui en soi et en d’autres circonstances, peut faire sourire.

Comme souvent dans mes articles, je reviens sur la génération des post soixante-huitards, car ce sont eux qui nous ont aidé à abandonner chemises et corsages pour le tee-shirt, devenu la pièce n°2 de nos dressings, juste après le jeans, ou n° 1 ex-aequo.

Les premiers tee-shirts à message, on les créait souvent nous-même. Un crayon feutre noir et un tee-shirt, si possible mauve et à col tunisien, et en quelques minutes, on affichait notre slogan préféré du moment, le plus provocateur possible…

Depuis, les marques ont bien récupéré la tendance en inscrivant leur propre logo ou slogan, ou en nous proposant chaque année dans les collections de prêt-à-porter des milliers de modèles à message !

Pourquoi aimons-nous les vêtements militaires ?

Ce n’est pas forcément votre cas, mais nous sommes nombreuses à aimer les vêtements d’inspiration militaire. Dans les années 80, la combinaison kaki type combinaison de parachutiste a fait la une des magazines de mode, elle revient en (air)force cette année et depuis l’imprimé camouflage n’a pas quitté les collections de prêt à porter.

S’afficher dans la rue avec une veste militaire kaki couverte de signes de la paix et autres dessins ou phrases recopiées sur les murs de la fac était la tenue de base des contestataires des années soixante-dix.   On portait aussi en bandoulière des sacs de grosse toile achetés dans les surplus militaires, de couleur kaki comme les vestes, pour compléter la panoplie.

Le détournement de vêtements militaires ne date donc pas d’hier et la styliste de Melania Trump n’a rien inventé avec la veste kaki et son message « I don’t care, do u ? ». Il y a des années que nous portons des vêtements lookés militaires et revus par des créateurs de mode, ce que je traduis par une sorte de message à peine subliminal finalement très bien traduit par ce tee-shirt à message trouvé sur google shopping : « c’est compliqué d’être à la fois une princesse et une rebelle, mais ça va, je gère ».

Une famille de créateurs, la famille Bensimon, avait bien compris que cette tendance était faite pour durer, et que l’on abandonnerait bientôt les vêtements inconfortables de nos mères pour des vêtements plus adaptés à notre vie quotidienne. Le « casual » était né, ancêtre du « streetwear ».

La fameuse marque Bensimon, c’est donc au départ l’idée géniale du père, Simon, de proposer des vêtements inspirés des tenues des travailleurs (comme le jean 501, voir mon article https://mummywasarollingstone.com/2018/06/14/du-501-au-boyfriend/), idée relayée par les deux fils qui proposèrent des tenues militaires customisées, avec des modèles de vestes que n’aurait pas reniés Melania Trump. Et bien sûr la marque est célèbre aussi pour ses fameux sneakers de toutes les couleurs, a étendu son activité dans la déco, ils ont maintenant des concept store, j’avoue que je suis fan…

Jeune fille avec blouson d'inspiration militaire
Jeune fille avec blouson d’inspiration militaire

La véritable élégance

Si le pire dans l’affaire de la veste Melania Trump c’est un réel manque d’empathie, cela me fait penser aussi une belle définition de l’élégance selon Yves Saint Laurent, un grand couturier et un homme qui nous aidé à nous débarrasser des codes vestimentaires hérités du 19ème siècle.

« L’élégance, c’est savoir s’adapter à toutes les circonstances de sa vie. Sans l’élégance de cœur, il n’y a pas d’élégance. » Nul doute que sur le chapitre de l’élégance du cœur, Melania Trump est un parfait contre-exemple, car ce que dit là Yves Saint-Laurent, c’est bien qu’une absence de sensibilité rend tout effort vestimentaire inutile. Il est aussi déplacé en effet de porter des bijoux de prix et une panoplie Hermès à une vente de charité de la paroisse (un classique pourtant…) que de venir en jeans déchiré à un mariage, sauf si vous essayez d’envoyer un message clair du style « le mariage, quelle vaste blague », mais pas sûr que la mariée apprécie le jour où elle a choisi, elle, de porter la plus belle robe de sa vie…

Alors, voilà, de message subliminal envoyé par notre tenue en message arboré sur une veste kaki, nous faisons un choix chaque matin en ouvrant notre placard, et ce choix n’est jamais vraiment neutre…

Ce que nos tenues disent de nous

Je parlais de robe de mariée, il est certain que le choix de cette robe est absolument emblématique de cette idée que nos tenues « parlent ». Et si vous optez pour la sobriété plutôt que pour une robe de princesse, ce peut être par un goût personnel mais aussi par manque d’assurance. En tous les cas, s’il y a une tenue que nous n’oublierons jamais, c’est bien celle du grand jour, qu’il ait été unique ou répété, car on peut se remarier et arborer une deuxième fois une robe blanche si on veut, non ? En ce qui me concerne, j’ai toujours préféré la sobriété, c’est vraiment un choix personnel de toujours, mais parfois je me dis que finalement, j’aurais peut-être dû sacrifier un peu plus aux codes de la cérémonie, mais ce n’aurait pas été moi, alors, pas de regret.

Voilà pour les tenues de mariage, mais le matin, chaque matin, quelle galère devant l’armoire, pas vous ? Il y a une chose dont je suis certaine, c’est que choisir de porter telle ou telle couleur n’est pas neutre. Bien sûr, il y a celle qui vous vont bien, et le noir va à peu près tout le monde, le jaune, à la mode cet été, est moins facile à porter, comme disait ma fille, qui est très blonde avec le teint clair, si je porte du jaune, tu vas appeler le médecin tout de suite, alors je ne préfère pas essayer 😉

Le jour où vous voulez convaincre un client, ou négocier une augmentation, le rouge est presque de rigueur. Il est symbole de conquête, vous pose directement en force dans le cercle des négociations. Sans aller faire comme la reine Elisabeth, qui porte des couleurs vives pour être toujours bien visible dans les cérémonies officielles, jouer des couleurs est une façon de paraitre sûre de soi. D’ailleurs, la belle Meghan Markle a du apprendre à porter des couleurs pastels à ses côtés pour ne pas concurrencer son illustre belle-mère…

Porter des couleurs pâles  peut être une jolie façon d’afficher sa douceur et une certaine fragilité, on peut avoir envie d’en jouer pour se faire un personnage romantique… Une jolie robe à fleurs dans des tons d’aquarelles, ça donne à n’importe quel pique-nique à la campagne un air de déjeuner sur l’herbe façon Manet qui sera du plus bel effet sur les photos.

Mais revenons à nos placards ! J’ai remarqué que, quand je ne me sens pas en forme, ou pas sûre de moi, je vais spontanément vers le gris ou le noir, le beige ou le brun, histoire de ne pas trop « m’avancer » sur le thème d’une journée dont je ne sais pas trop comment elle va se passer. Et le noir évidemment, c’est si facile…

Rouge, noir ou couleurs, tous ces choix ne sont donc pas sans conséquence sur la perception qu’ont les autres de notre personnalité ou de notre humeur. En marketing, c’est la première des recherches pour installer une identité de marque, la couleur. Il y a sur youtube une petite vidéo amusante que je vous conseille https://www.facebook.com/brutofficiel/videos/2015070395409264/

Voilà, de la veste de Melania Trump aux codes couleurs de nos vêtements, nous avons fait un tour rapide de nos placards. Et vous quelles sont vos vêtements ou vos couleurs fétiches ?

A bientôt pour un prochain article mode et bonne journée !

Corinne

Fête de la musique

C’est l’été et le 21 juin, la fête de la musique, un rendez-vous que nous aimons. Histoire d’une idée et évolution d’un concept, mais toujours la fête !

Bonjour, bonjour !!!

Enfin, il fait beau, INCROYABLE, non ?! Le soleil est arrivé, c’est l’été, et la fête de la musique va nous entraîner ce soir en ville ou sur le bord des rivières, sur les plages ou au cœur des villages où les estrades ont été montées pour notre plus grand bonheur.

Comme chaque année, on pourra découvrir des groupes, de jeunes talents, des formations locales, des musiciens confirmés, et parfois même des « têtes d’affiche ». On aura le choix entre rock et rap, techno et pop, reprises de standards et impros jazz, trios classiques et fanfares… jusque tard dans la nuit.

Cette fête de la musique a vu le jour grâce à l’action du ministre Jack Lang, sur une idée d’un journaliste américain de France Musique, Joël Cohen, qui souhaitait en organiser deux par an pour fêter les deux solstices, celui d’été et celui d’hiver. Si le solstice d’hiver, le 21 décembre, n’a pas été retenu, c’est le 21 juin, date du solstice d’été, qui a été consacré pour célébrer la musique dans tout le pays, et maintenant dans le monde. La fête de la musique a vu le jour pour la première fois le 21 juin 1982. Encadrée par une charte européenne depuis 1997, elle s’est répandue dans plus de 120 pays, c’est un véritable phénomène culturel mondial !

Et pourtant, elle a bien changé, cette fête, beaucoup moins spontanée que dans l’esprit de ses créateurs, elle a pris un tour différent, que l’on peut apprécier ou non, mais en tous les cas, c’est une très belle idée.

Fête de la musique, faites de la musique

A l’origine, le principe était le suivant : permettre à tous, musiciens confirmés ou amateurs, de s’installer partout dans les rues, sans autorisation, afin de partager cet irremplaçable plaisir qu’est le fait de jouer ensemble. Comme un immense hymne à la joie en l’honneur de la musique, sans laquelle la vie ne serait pas la même.  Vous imaginez la vie sans musique ?!

Gratter sa guitare folk, taper sur un djembé, chanter à tue-tête, seul ou en chœur, souffler dans un harmonica ou sortir son saxophone pour jouer pour une fois, librement dans la rue, quel beau programme. Le slogan était donc Faites de la musique, sous-entendu faites TOUS de la musique !

D’accord, il n’y avait pas que des futurs Grammy Awards ou des potentiels Grands Prix de l’Académie Charles Cros dans les rues, mais là n’était pas le sujet, on pouvait aller écouter les musiciens qu’on voulait, qu’ils soient joueurs de banjo d’un soir ou violonistes. Et quelle occasion pour le groupe de rock de votre fils ou fille de pouvoir se tester sur scène, souvent pour leur premier concert.

Fête de la musique, le rôle des villes

La majorité sinon la totalité des communes qui programment une fête de la musique jouent le jeu en mettant à disposition personnel municipal et matériel, or cela représente des heures de travail, installation, signalétique, et maintenant organisation de la sécurité autour des lieux investis pour la fête.

Il y a là comme une sorte d’échange de bons procédés, la communication autour de l’événement donne à chaque municipalité l’occasion de se positionner comme un acteur culturel à peu de frais. On le comprend bien, et on ne peut pas en vouloir à telle équipe municipale d’une petite ville de mettre en avant la fête de la musique pour enrichir l’agenda culturel de son site web, lequel n’a pas grand-chose à mettre en avant sur cette thématique, faute de volonté parfois, mais faute de budget souvent. Je vous en parle en connaissance de cause, car j’ai été élue locale dans une petite commune, il y a pas mal d’années, et il fallait vraiment donner de l’énergie là où on n’avait pas toujours le budget.

Quant aux associations locales, elles jouent un grand rôle dans l’organisation de la fête, car la musique est souvent une pratique associative. Que ce soit la chorale ou le groupe folklorique, les fans de country ou les férus de musique baroque, beaucoup d’amateurs se regroupent en association pour partager leur passion. Elles permettent souvent d’enrichir le programme de la fête et en profitent pour faire connaître leur musique et leur activité.

Est-ce toujours la fête de la musique ?

Evidemment, l’événement ne plait pas à tout le monde, et fait des mécontents. On a parfois du mal à imaginer que nos concitoyens ne supportent pas la fête, une fois par an, mais pour certains, en effet, la fête de la musique est un événement où l’on entend « de la musique de sauvage jusqu’à une heure insupportable », preuve que le rock ou le rap n’ont pas encore conquis le public à 100 % !

J’ai habité une ville côtière, La Baule pour ne pas la nommer, où le fait de programmer un concert de jazz de 18h à 19h dans un bar de plage relevait de la plus grande audace… Si vous voulez écouter de la musique ce soir en Loire Atlantique, allez plutôt du côté de Saint Nazaire !

Pas sûr d’ailleurs que le problème vienne de la musique elle-même mais plus du comportement de certains en fin de nuit, qui ne laisse pas imaginer une consommation effrénée de menthe à l’eau pendant la fête, d’où le reproche que l’on entend souvent, « ce n’est plus la fête de la musique, c’est la fête de la bière » …

Quoiqu’il en soit, année après année, l’événement est devenu de moins en moins spontané et de plus en plus encadré, et maintenant qu’il faut prendre en compte les menaces potentielles qui pèsent sur tout rassemblement populaire, on aura compris que les grandes fêtes de la musique en forme de « happening » sont probablement vouées à disparaître.

Mais comme nous vivons dans un monde où tout est monnayé et monnayable, bien sûr que tout n’est pas perdu pour tout le monde, puisque les communes ont en quelque sorte échangé les autorisations de jouer sur les places publiques (alors qu’au départ précisément, il n’y avait rien à demander) contre des autorisations accordées aux bars et cafés de fermer plus tard que les horaires fixés habituellement par décret municipal.

Ce qui fait que la fête de la musique ressemble maintenant à un mélange de bal populaire et de concerts traditionnels avec scène et podiums, là où on se régalait de voir des artistes comme arrivés par miracle à un coin de rue, comme s’ils s’étaient cachés jusqu’au 21 juin derrière un arbre en attendant de nous faire « coucou » avec une guitare ou un accordéon…

Guitariste - Fête de la Musique
Guitariste devant un restaurant

Les plus belles fêtes de la musique en France

Si vous habitez le pays basque, ne ratez pas la fête de Bayonne où sont programmés 80 concerts ! A Nice, Maître Gims, Calogero et Chris (ex Christine & The Queens) sont à l’affiche, Dominique A sera à Verdun, Catherine Ringer à Strasbourg… A Saint Nazaire, plus de 60 artistes ou groupes, le tout avec une programmation qui fait une large place à la danse, j’adore. Et d’ailleurs, j’adore cette ville qui est pour moi LA ville à découvrir de la côte atlantique avec une activité culturelle intense. Un petit coup de promo pour une ville qui le mérite, j’en profite !

Enfin, Paris bien sûr, impossible d’énumérer les différents endroits où l’on pourra entendre de la musique ce soir, mais il y en aura pour tous les goûts, et en tous les cas, à l’Elysée, on jouera de l’électro… si ça continue, mon fils va pouvoir envoyer une maquette à l’Elysée pour 2019, il joue de la techno expérimentale 😉

Moi, ce que j’aime, c’est me promener dans la ville en essayant de trouver une ambiance qui me plait, à Angers, je vais toujours spontanément vers le château ou les bords de Maine, mais il m’arrive de m’arrêter dans une petite rue en entendant une bonne reprise des Rolling Stones…

Et ensuite, ce sera la saison des festivals, auxquels je souhaite beaucoup de soleil et des spectateurs heureux !

A propos, si vous avez envie de parler du festival de votre ville, n’hésitez pas, je ferai un agenda dans pas très longtemps…

Bonne fête de la musique et bel été !!!

Corinne

 

 

 

 

Retour à la terre

Les néo-ruraux ont remplacé les hippies dans les campagnes, mais l’envie de retour à la terre est toujours là. Changer de vie, mode d’emploi !

Bonjour, bonjour !

Avez-vous parfois des envies de changer de vie, de tout plaquer pour vous installer à la campagne ? Est-ce qu’il vous arrive de vous imaginer un matin arrivant en trombe (et sans rendez-vous !) dans le bureau du DRH pour lui annoncer que vous partez ouvrir un café littéraire dans le Jura ?!

Si oui, cet article est fait pour vous !

Sinon, peut-être le lirez-vous simplement par curiosité, juste parce que votre cousin Jean-Christophe a plaqué son job en or dans une start-up pour monter des chambres d’hôtes dans la Drôme et que vous aimeriez bien comprendre ce qui a pu lui passer par la tête… Il n’est pas le seul, Jean-Christophe, il y en a de plus en plus, dans les boîtes de marketing ou dans les services financiers, qui ont du mal à se concentrer sur les courbes de ventes ou sur l’indice du Nikkei.

Les néo-ruraux, comme on les appelle, sont très différents des hippies que nous avons connus dans les années soixante et soixante-dix. Ils partent souvent avec un job qui leur permet de travailler à distance, comme développeur informatique ou blogueuse 😉 Ou bien, l’un des deux dans le couple réussit enfin à se faire nommer dans le Cantal, ou bien encore, ils habitent une ville moyenne comme Angers et quittent le centre-ville pour s’installer dans la campagne environnante…

Entre le baba cool des années 70 et ces « rurbains » (autre dénomination), quelles différences et quels points communs, est-ce qu’on peut suivre le mouvement sans risque, même si on se croit bien préparé à une nouvelle vie ? Certes, il y a beaucoup de questions auxquelles on a bien pensé mais d’autres restent un peu en arrière-plan, et il ne faut pas négliger de les prendre en compte…

Evidemment, amies lectrices, si j’aborde ce sujet aujourd’hui, ce n’est pas un hasard. Voilà des années que nous en rêvons, et mon mari et moi nous sentons prêts à franchir le pas pour grossir les rangs de ces citadins qui quittent la ville pour la campagne ou la montagne.

Prêts ?  Enfin, presque… parce que ce n’est pas si simple.  Faisons le point et essayons d’y voir clair !

Back to the Larzac ?

Le 25 août 1973, sur le plateau du Larzac, environ 100 000 personnes se rassemblaient au cri de « Gardarem lou Larzac » (en occitan) pour défendre un territoire menacé par un projet de camp militaire. La contestation dura 10 ans, et le projet fut enterré par le président Mitterrand peu de temps après son élection. Pendant toute cette période, le plateau du Larzac fut non seulement le lieu d’une contestation essentiellement pacifiste et antimilitariste, mais le symbole de tout un mouvement de retour à la terre, qui commença à s’essouffler quand une partie de ceux qui avaient émigré à la campagne se rendirent compte que l’élevage et l’agriculture, c’est un métier, et que l’artisanat ne rapporte pas forcément de quoi élever une famille de 3 enfants…

Il faut pourtant imaginer comment, voyant après quelques années d’études le choix qui s’offrait entre travailler dans une compagnie d’assurances ou dans une industrie métallurgique (40 h par semaine à l’époque), et se retrouver à élever des chèvres dans des paysages somptueux comme peuvent l’être les gorges du Tarn ou le mont Lozère, beaucoup d’ex « soixante-huitards » n’hésitaient pas longtemps.

Agriculteurs ou bergers, apiculteurs ou artisans d’art, tous avaient en tête de refaire le monde, certains fondaient des communautés pour accéder à un nouveau mode de vie, fait de partage et d’amour. J’ai une immense tendresse pour ces hippies, ces illuminés, comme disaient les paysans en voyant arriver des tribus de jeunes chevelus, qui s’installaient dans des bergeries en ruine et les retapaient sans trop de moyens mais avec une ardeur qui finissait par les faire accepter des locaux.

J’en ai connu qui sont devenus maires ou conseillers municipaux, certains étant souvent à l’initiative de manifestations locales qui redonnèrent vie à des villages qui partaient à l’abandon depuis l’exode rural de l’après-guerre. Et de nos jours, les néo-ruraux apportent une opportunité de renouvellement pour ces zones désertées comme il y en a tant en France.

Gardarem lou moral !

Toutefois, beaucoup de ces exilés volontaires des années hippies reprirent le chemin de la ville et rentrèrent dans une carrière plus conforme à leur parcours familial et social. Car l’agriculture, encore une fois, ça ne s’invente pas, et il faut avoir l’âme sacrément chevillée au corps pour accepter les hivers rudes de l’Ariège, les longues soirées de janvier sans aucune possibilité de circuler sur les routes enneigées de la Haute-Loire, sans parler du simple fait d’aller au cinéma qui devient une idée à oublier totalement…

Mais, amies lectrices, le temps a passé depuis les années 70, dans les campagnes, on a la 4G, de la fibre optique et même plus besoin d’accrocher une soucoupe en métal sur la façade pour capter la télévision… Et de toute façon, en cas de mauvaise réception, on n’oubliera pas d’emporter de la musique (un gros disque dur plein de tout ce qu’on aime, moi, évidemment, les œuvres complètes des Rolling Stones !), et des stocks de DVD avec ses films préférés, ça peut servir pour les soirées d’hiver.

Alors, me direz-vous, on part où, et on fait quoi ? ah, ça, ce sont les deux questions essentielles, et voyons ce qui peut nous aider à choisir une destination …

Lac de Vassivière - Plateau de Millevaches
Lac de Vassivière – Plateau de Millevaches – un paradis !

Les régions de France où il fait bon vivre

Nous avons beaucoup de chance, la France est un très beau pays, ses paysages sont extrêmement variés ! Par exemple, savez-vous combien il y a de Parcs Naturels en France ? Pas moins de 10 parcs nationaux et 49 régionaux à ce jour, et une dizaine en attente de classement ! Ce classement assure non seulement une préservation de l’habitat, de la faune et de la flore, mais aussi une démarche alliant développement économique et gestion de l’environnement.

  • Les atouts d’un Parc Naturel

Voilà donc un premier paramètre à prendre en compte dans une recherche, choisir une région protégée par ce classement vous garantit – en principe – que la région pour laquelle vous avez eu le coup de foudre ne sera pas massacrée à la tronçonneuse…

Je ne vais pas passer à côté de l’opportunité de faire un peu de promotion pour la magnifique région (voir la photo !) d’origine de ma famille, la Corrèze, plus précisément le plateau de Millevaches, qui se repeuple d’année en année avec l’arrivée de néo-ruraux. Toutefois, le département a récemment imposé des coupes massives d’arbres au bord des routes pour passer la fibre optique, alors, je suis un peu en colère, même si la fibre optique, c’est une bonne idée pour ceux qui veulent travailler à la campagne. Élaguer aurait pu suffire. Donc, cette protection est un atout, mais on n’est pas à l’abri des mauvaises surprises.

  • Le climat

Alors là, c’est la grande question… à laquelle chacun peut apporter une réponse bien différente. Certains ne supportent pas la chaleur, d’autres le vent, certaines sont frileuses (c’est mon cas) et d’autres ne supportent pas la neige ou la vue d’une montagne, si, si, j’en connais, j’ai moi-même du mal à me faire à l’idée de ne pas voir le grand large, car j’ai vécu longtemps en Bretagne et j’adore l’océan …

En tous les cas, premier conseil, commencez par tester si possible plusieurs fois et en plusieurs saisons la région qui vous attire, pour ne pas découvrir que telle jolie vallée est rendue glaciale une partie de l’année à cause du mistral qui y souffle 6 mois par an ou que ce ravissant village découvert l’été dernier est du mauvais côté de la montagne et ne reçoit le soleil guère plus de 2 h par jour en hiver !

  • Les prix de l’immobilier

À moins d’avoir gagné au loto, il faudra bien tenir compte des prix, qui ne sont pas tout à fait les mêmes dans le Vaucluse que dans l’Indre, et nettement plus élevés sur le littoral qu’au centre de la France. Logique, plus c’est touristique, plus c’est cher.

Si votre idée est de monter une exploitation agricole ou un élevage, choisissez en fonction des terres disponibles et de leur compatibilité avec votre projet, car toutes les régions ne sont pas favorables à la culture maraîchère par exemple. Par contre, si vous avez un projet lié à des chambres d’hôtes ou à une activité telle que la restauration, vous allez devoir investir davantage au départ, vous pouvez dans ce cas vous faire aider par les Chambres de Commerce locales et trouver un vrai support logistique, parfois même financier.

Pour les micro-entrepreneurs ou les jeunes entreprises, certains départements ont des structures d’aides et de conseil, ouvrent des pépinières d’entreprises ou des espaces de co-working. En Creuse par exemple, vous pouvez trouver des bureaux et des maisons en location réservées aux porteurs de projets, une initiative conçue pour faciliter votre implantation. J’ai vu une Communauté de Communes dans l’Ain qui donnent des aides à la restauration des anciennes fermes ou maisons de hameaux. C’est que toutes ces régions ont vraiment besoin de se repeupler pour maintenir un niveau de services à la population (écoles, gendarmeries, services de santé…)

Par contre, si vous trouvez la maison de vos rêves – en apparence – sur Le bon coin, demandez un maximum de détails avant de prendre la route, car l’ambiance champêtre si bien mise en valeur dans l’annonce ne sera peut-être pas si idyllique que cela… Quand vous verrez que la ravissante ferme au toit de tuiles donne côté cour sur la nationale, et que côté jardin en effet, la vue est superbe, mais qu’on est en plein nord et que le toit s’écroule, vous aurez fait 1500 kms dans le weekend pour rien, pas drôle…

Donc posez un maximum de questions, demandez l’adresse exacte du bien, davantage de photos, jetez un petit coup d’œil sur Google Earth, tout cela vous permettra de vérifier que l’environnement et l’état du bien correspondent à vos attentes.

  • Nos attaches familiales

Partir c’est une chose, quitter ceux que l’on aime, famille, amis, en est une autre. A moins que précisément vous n’alliez rejoindre votre pays d’origine. Si vous changez de région, prenez bien en compte les distances routières, la proximité d’une gare grande ligne, pour ne pas transformer chaque déplacement en véritable périple, d’autant plus que les kilomètres, ça coûte cher…

Mon mari étant de Barcelone, ma famille entre Paris et Nantes, vous voyez comme l’Aquitaine ou l’Auvergne nous conviendrait bien pour être à mi-chemin de nos deux points d’ancrage familiaux !

S’implanter dans une région nouvelle, si l’on ne connait personne, c’est plus facile quand on a des enfants petits, car on fait très vite connaissance à la porte de l’école primaire. Moins ensuite, dès que les enfants vont en car au collège voisin, on ne croise plus les parents qu’une fois par an à la réunion parents-professeurs. A la retraite, c’est différent et on se fera plus vite des relations en intégrant le milieu associatif, toujours très actif dans les régions isolées. Intégrez la chorale, faites des sorties avec le club de randonnée, et vous serez vite entourés de nouveaux amis.

De toute évidence, s’installer dans une région dont votre famille est originaire vous donne un avantage certain, il est toujours plus facile d’arriver quelque part et de dire, je suis la petite fille de Louis Marvezac ou la nièce de Marie Darrassolles (au hasard !).

 

Quelle activité choisir ?!

Là, on atteint le cœur du problème, car il faut bien gagner sa vie, non ? Mais justement, si on pense partir, c’est qu’on a peut-être en tête de réussir sa vie, et non de réussir dans la vie, citation qui trouve tout son sens quand on est dans ce genre de questionnement. Pourtant, il faut bien penser à ses revenus mensuels, à la campagne comme à la ville, la vie a un coût…

  • Trouver un travail salarié sur place

Certaines professions sont plus recherchées que d’autres, je pense à toutes les professions très techniques, mais aussi les métiers de la santé tels que kinésithérapeutes, on en manque cruellement dans la plupart des régions, et il sera assez facile d’y trouver un emploi.

Evidemment, si votre entreprise, basée à Levallois-Perret, a une antenne à Montpellier, vous savez ce qu’il vous reste à faire, le siège du bureau du DRH 😉 J’ai un cousin fan de surf qui a pu se faire nommer à Biarritz après des années à Marne la Vallée, vous voyez un peu le bonheur !

  • Transférer son activité

L’activité, celle qui nous plait ou celle que nous avons toujours pratiquée – parfois on a la chance d’avoir les deux en même temps – sera-t-elle transférable ? Imaginons : je suis illustratrice, traductrice, rédactrice, j’ai de nombreux clients et aucun n’exige de me voir plus d’une fois par an, ou même, je ne les vois jamais mais j’ai du travail régulier. Dans ce cas, aucun problème, une connexion Internet fiable suffit pour installer son bureau en face du Mont Ventoux.

  • Créer son activité

La plupart de celles et ceux qui envisagent un « retour à la terre » ont un modèle à peu près semblable : aménager des chambres d’hôtes, cultiver un potager pour vivre quasiment en autarcie alimentaire et un revenu assuré par une activité à distance de l’un ou l’autre en télétravail, salarié ou en free-lance. Soyez en certains, on ne vit pas de chambres d’hôtes, ça ne peut être qu’un revenu d’appoint, il faut qu’au moins un des deux ait un revenu régulier pour vivre décemment. La question ne se pose pas si vous partez en retraite et touchez une pension suffisante pour assurer le quotidien et ses imprévus. Mais à propos d’imprévu, pensez à ne pas trop vous éloigner d’une grande ville, 1 heure de route en plein hiver, ça peut être compliqué.

Le vrai retour à la terre

Par ma famille corrézienne, j’ai des racines paysannes tenaces, et l’envie de vivre de ma récolte de châtaignes et de la vente de mes légumes ne m’a jamais quittée. Pas d’élevage, pour moi les animaux doivent vivre une belle vie et mourir de leur belle mort, donc si nous avons un poulailler, ce sera juste pour les œufs et on saura enfin combien de temps peut vivre une poule. Sujet de discussion récurrent avec mon mari qui voit les choses un peu plus, disons à l’ancienne, mais là je ne transigerai pas, il le sait 😉

Alors, je lis tout ce qui peut se lire sur la permaculture, il semble qu’avec une surface de 1 000 m² on peut envisager de vivre en autarcie alimentaire assez rapidement, et même gagner un peu d’argent avec les produits du potager au bout de quelques années. Pendant ce temps, mon mari se passionne pour l’apiculture et dévore des pages sur le sujet. Protéger les abeilles sera bientôt une grande cause mondiale pour l’environnement, et en montagne, on peut envisager de produire du miel, dans ces régions de forêts où l’air est encore pur, loin des zones d’agriculture intensive.

Une dernière question, on parle souvent de l’accueil des habitants dans les différentes régions de France, certaines ont meilleure réputation que d’autres. Il est des départements qui ont vu leurs villages renaître avec les nouveaux arrivants et qui les voient plutôt d’un bon œil, des régions où les traditions de solidarité sont plus fortes au regard de leur histoire ou de leur topographie.

Mais je suis intimement persuadée que c’est l’attitude de chacun d’entre nous qui fait la réussite ou l’échec de notre implantation. Savoir être simples, poser des questions sans être intrusifs, laisser le temps aux gens de vous apprécier sans forcer la relation, venir avec son envie et son sourire et participer à la vie locale sont les atouts qui seront déterminants.

Je suis née à Paris, j’ai habité en Provence, en Bretagne, deux très belles régions, mon mari est de Barcelone et toute sa famille vit dans cette ville merveilleuse. Alors, prochaine étape, on verra bien, et d’ailleurs, on parle souvent aussi du Canada, alors, pourquoi pas !!!

Et vous, dites-moi, il vous arrive souvent de rêver d’une autre vie ? Des expériences heureuses ou moins bien réussies ? On en reparle avec plaisir.

A bientôt, passez une très bonne semaine !

Corinne

 

Joan Baez refusée à l’entrée d’une discothèque !

Quand tu lis ton fil d’actu le matin et que tu vois qu’on refuse Joan Baez à l’entrée d’une discothèque parisienne…

 

Bonjour, bonjour,

Comme chaque matin, je regarde le fil d’actualité sur mon téléphone et je tombe sur le titre d’un article « Joan Baez refoulée à l’entrée d’un club parisien ». Joan Baez, une de nos idoles pendant les années 60 et 70, contestataire, engagée pour les droits des femmes, luttant contre la guerre au Vietnam à l’époque, et contre la peine capitale. Vous vous souvenez sans doute de cette chanson « Here’s to you » co-écrite avec Enio Morricone, et dédiée à deux anarchistes italiens, Sacco et Vanzetti, accusés du meurtre de 2 convoyeurs de fonds. Leur histoire a fait le sujet d’un film en 1971, et ils furent réhabilités en 1977…

Encore maintenant, on retrouve Joan Baez dans de nombreux combats, infatigable quand il s’agit de défendre les droits des minorités.

Alors qu’a-t-elle bien pu faire pour être refoulée à l’entrée d’une discothèque parisienne ?! Je vous avoue, ma première pensée a été, délit de faciès, comprenez, trop âgée pour avoir accès à une piste de danse, discriminée pour avoir dépassée l’âge canonique de 77 ans ? Celui où elle n’aurait même plus le droit de lire Tintin…

Et bien non, c’est juste – parait-il – qu’elle n’avait pas les bonnes chaussures, une paire de ballerines qui ne protégeait pas suffisamment des éclats de verre qu’on trouve toujours par terre dans cette boîte de nuit très connue, le Pachamama, ce qui en dit long sur le lieu lui-même, soit dit en passant…

Pas de ballerines pour aller danser, un comble !

Alors, je me suis dit quand même, il y a une forme de discrimination par l’âge, parce que, je ne sais pas pour vous, mais moi, il y a longtemps que les escarpins à talons pour danser, j’ai renoncé ! Pour tout vous avouer, j’ai une passion pour les chaussures, certes, comme beaucoup d’entre nous, mais je suis arrivée à un moment de ma vie où je porterais bien mes Salomon toute la journée, et pas qu’en randonnée…

Et savez-vous ce qu’elle a dit, Joan Baez ? « Pour une fois que je portais des chaussures… » !!! Cette femme célèbre dans le monde entier s’est bien gardée de se faire connaître à la porte de la discothèque, pas plus que, toujours discrète, elle n’a fait de bruit pour sa tournée d’adieu. C’est pour cela qu’elle est en ce moment à Paris, les places sont vendues depuis longtemps au point qu’une deuxième série de concerts est programmée en février 2019. Ne cherchez pas, c’est déjà complet. Quelle modestie… et quel monde curieux dans lequel le port de ballerines vous interdit d’aller danser, si ça ce n’est pas un paradoxe !

Ne cessez jamais de danser !

J’ai écrit il n’y a pas longtemps un article sur la danse, je vous ai longuement parlé du bonheur que nous éprouvons à danser, et je vous invite à le relire si vous voulez en suivant ce lien https://mummywasarollingstone.com/2018/06/07/alors-on-danse/

Ce billet du matin sera court, ça changera un peu, je suis souvent assez longue dans mes articles 😉

Mais je voulais vous dire, allez, toutes en ballerines ou en escarpins, en chaussures de tango ou en santiags (clin d’œil à Isa de Cannes, blogueuse elle aussi, si elle lit cet article), mais dansez maintenant, en plus c’est l’été, ne vous privez pas de ce plaisir.

Oui, prenez exemple sur Joan Baez, elle avait envie de s’amuser, d’écouter de la musique et de danser, à 77 ans, et je dis un grand bravo à cette femme admirable. Dommage, je n’habite pas Paris, mais j’aurais tellement aimé aller l’entendre. Tant pis, je vais écouter ses chansons ce weekend, je les ai toutes bien sûr…

Dernière minute, le concert est en ligne sur Arte jusqu’au 12 novembre !!! https://www.arte.tv/fr/videos/083355-000-A/joan-baez-a-l-olympia/

Enfin, en hommage pour conclure cet article, la voici en public avec sa chanson « Forever young » 

Forever young, c’est ce que nous serons toujours dans nos cœurs.

Bon weekend à toutes 😊

Corinne

 

 

Du 501 au boyfriend

du mythique 501 au skinny, du stone wash au bleached, les jeans ont bien changé de look, de coupe, de nom et de couleur, et parfois, aller dans un magasin acheter un jean peut nous mettre les nerfs à rude épreuve ! Alors, on teste les nouveaux modèles ou on reste fidèle à celui qu’on portait dans les seventies ?

Bonjour, bonjour à toutes,

Ce matin, le soleil revient, j’espère que chez vous aussi ! Un petit mieux côté température, mais hélas pas au point de sortir nos jolies robes à bretelles. Alors, après quelques hésitations, j’enfile mon jean préféré, celui dans lequel je me sens si bien !

Le jean, le vêtement de toute la vie… Il est emblématique de notre époque, intemporel, il reste la base de nos tenues aussi bien que celle de toutes les actrices, top models et autres fashionistas (pardon, le mot existe en français, on dit modeuses !)

Certaines d’entre nous portent fièrement leur jean de toujours sans jamais changer de modèle, souvent le mythique 501. D’autres ont adopté le jean slim, voire un peu déchiré (mais pas trop, hein, quand même…) et il y en a qui ne portent plus de jeans du tout (si, si, j’en connais), mais c’est dommage car il en existe de toutes les couleurs et de toutes les coupes, et c’est précisément là que réside la difficulté, comment s’y retrouver ?!

Alors ne nous en privons pas, essayons de trouver dans les tendances de la mode ceux qui nous mettent le plus en valeur suivant notre silhouette !

Un 501 sinon rien !

Le jean légendaire, le mythique, c’est celui que portait Marylin Monroe dans le film Les Désaxés. On était en 1961, et ce fut une révélation, la femme n’était pas obligée de porter une robe pour être féminine, quelle victoire ! Vous avez noté, j’espère, encore un point pour les années soixante, les plus jeunes ne nous diront jamais assez merci 😉

Ce vêtement, conçu en 1873 par Levi Strauss et Jacob Davis, fut d’abord un vêtement de travail, dont les rivets et l’étiquette en cuir avec les deux chevaux devinrent la marque de fabrique. Levis & Co sortira le fameux 501 emblématique de la marque en 1890, ce sera alors le modèle haut de gamme de la maison. Peut-être ne saviez-vous pas que votre cher 501 est sorti des bureaux de style de Levi’s l’année de naissance de vos grands-mères ou arrières grand-mères ?! C’est l’histoire d’un incroyable succès non démenti depuis près de 120 ans… Depuis lors, que de modèles sont sortis sur le marché, faisant de ce must de la mode devenu si féminin un incontournable de notre « garde-robe » !

A propos, chères lectrices, pardonnez le titre un peu ambigu de cet article, n’allez pas croire qu’un 501 est en soi un instrument de conquête. C’est que le boyfriend est le modèle qui se rapproche le plus de notre jean légendaire ! Mais, soyons sérieuses, le jean, c’est en soi un vêtement séduisant, qui valorise nos formes et qui nous permet de varier à l’infini nos tenues en étant toujours à la mode. Bien sûr, on en voit passer quelques adaptations moins heureuses que d’autres, mais dans l’ensemble, dès que nous l’enfilons, nous nous sentons prêtes à affronter le monde, et tout va bien.

Ou plutôt tout allait bien, jusqu’à ce que déferlent dans les rayons de nos magasins et sur les sites web, des marques nouvelles, des appellations non contrôlées, et là, nous voici toutes désorientées, errant dans les allées des Galeries Lafayette ou faisant défiler des pages sur Internet à la recherche du modèle qui pourra nous aller, bref nous voilà faisant notre shopping en mode désespéré

A l’aide, quelqu’un peut me traduire l’étiquette ?

Je suppose que pour la plupart, vous vous vous êtes habituée aux tailles américaines, du 24 au 40 et plus, le W pour la taille (waist) et le L pour la longueur des jambes (lenght). Déjà en soi une performance…

Mais avez-vous essayé de vous y retrouver dans les nombreux et nouveaux modèles ? Moi, j’ai eu du mal, j’avoue, à part pour celui qui a fait un vrai retour en force il y a quelques années, le jean patte d’éléphant dit « patte d’eph » qui fit notre succès au lycée … et un peu moins dans les réunions de famille de l’époque !

Mais entre le boot cut, le flare, le boyfriend et le skinny, le low waist et le regular, on serait tentées d’aller directement au rayon robe voir si ça va mieux se passer, parce que franchement c’est un vrai casse-tête !

Dans vos tentatives pour comprendre de quoi vous parle la vendeuse des Galeries Lafayette ou du Levis’s store, vous avez peut-être consulté quelques pages web consacrées au sujet. J’en ai trouvé, mais la lecture fastidieuse des caractéristiques de chaque modèle m’a laissée absolument pantoise !!!

Alors, voyons voir… comment s’y retrouver ?! Une de mes amies m’a dit, moi, pas compliqué, je vais chez H&M aux heures creuses et j’essaie 10 modèles de jeans, une fois que j’en ai trouvé un qui me va, j’en achète 2 ou 3 exemplaires et c’est parti pour 1 an… Bon, pas très fun, comme shopping, mais ça se tient. Quand même, faisons un effort !

Donc, je vous explique, d’abord les coupes : le boyfriend c’est facile, ça ressemble à notre cher 501, à boutons, un peu large, pas de problème, les inconditionnelles l’auront retrouvé sans peine. Le straight, lui, il est tout droit, ne colle pas, et peut se trouver en version taille haute (high waist) ou basse (low waist). Le slim est près des jambes, mais pas collant, comme le skinny ou le super skinny dont le nom exprime clairement qu’il va vous coller à la peau et que pour l’enlever un soir où vous aurez bien transpiré dans le métro (ou sur un dance floor ?), ça ne va pas être facile 😉 Cela dit, on a pire encore, le jegging, contraction de jean et legging et là, je vous laisse imaginer…

Le jean féminin, coupe classique
Le jean regular, la bonne base de nos tenues.

Allez, on se lance  !

Perso, je vous conseille de faire un petit tour sur le web pour scruter tendances et conseils. Parce que par exemple, le bleach, (délavé à la javel), il parait que ça ne passe pas très bien ces temps-ci. D’ailleurs, j’en ai remis un récemment et là j’ai eu droit au commentaire de ma petite sœur, oh, écoute, la dernière fois que tu as porté ce genre de jean, on était en boîte à Saint Jean de Monts l’année du bac… Pardon, vous me dites ? Si, ça passe ? Ah oui, mais à condition d’être déchiré, c’est-à-dire destroy

A l’aide ! Encore 3 lignes et vous m’abandonnez, sans compter que je craque aussi ! Donc, mes conseils, les voici : d’abord, ça parait évident, mais on évite le modèle taille basse sauf si on a vraiment gardé sa silhouette de jeune fille. Et si on craque pour un modèle skinny et taille basse, on choisit la sobriété ! Pas de mélange incrustation métal argenté + faux trous + broderies + inscription genre Fiesta Ibiza sur la fesse droite, vous voyez à peu près de quoi je veux parler ?

Le boyfriend, (j’adore répéter ce mot, ça me rappelle mes séjours linguistiques en Angleterre !), c’est l’héritier direct de notre 501, se porte bien large, taille basse, si possible roulé aux chevilles, avec un tee-shirt serré pour contraster, alors que le bootleg ou cut, avec une coupe évasée aux chevilles, doit être parfaitement à votre taille et se porte volontiers avec un haut blousant.

Le plus facile, c’est simple, vous n’aurez aucun mal à le mémoriser, c’est le regular. Il habille toutes les silhouettes en évitant de marquer telle ou telle zone plus qu’une autre. D’accord, ce n’est pas le plus original, mais quand on choisit un bon classique, on n’est jamais déçue. On adopte le même modèle et on l’enrichit avec un joli tee-shirt ou une tunique brodée, ou encore un grand pull à maille un peu lâche pour faire décontractée-sexy, ça marche très bien, on aurait tort de se compliquer la vie.

Et rien n’interdit de le twister disent les modeuses, comme quoi les sixties sont partout 😉 (twister, ça veut dire littéralement « tordre », c’est-à-dire créer un effet inattendu). On pourra toujours porter son jean un jour avec un carré Hermès (vrai ou faux) et le lendemain avec un perfecto, ou les deux ensemble, ce n’est pas interdit, et il n’aura plus du tout la même allure…

En tous les cas, nous ne sommes pas prêtes de quitter ce vêtement centenaire, apparu aux Etats Unis alors que nos trisaïeules arboraient manches à gigot et jupes à godets !

Alors, à vous de me dire, pourriez-vous vivre sans votre jean préféré ? Le portez-vous avec toujours autant de plaisir, que vous évoque t-il ?

A bientôt pour un autre article mode, et bon shopping !
Corinne