Choisir son cours de yoga

Le yoga, oui mais quel yoga ? Pour s’y retrouver entre les enseignements traditionnels et les offres les plus farfelues, un petit retour sur une pratique qui séduit les occidentaux depuis les années soixante.

Bonjour, bonjour,

Il y a des moments où je me dis que décidemment, nous étions des pionnières, nous qui avons découvert le yoga avec les Beatles, lesquels étaient devenus adeptes à la fin des années 60 d’un célèbre gourou, le Maharashi Mahesh. Ils pratiquaient alors la « méditation transcendantale » dans un ashram devenu célèbre depuis, à Rishikesh, et leur chemin croisa celui de nombreux artistes indiens, dont le célèbre Ravi Shankar, ce qui ne fut pas sans effet sur la musique pop de l’époque.

Influencée par de nombreux écrivains, la génération hippy a exploré les religions orientales, comme le bouddhisme zen, et s’est adonnée au yoga, à la méditation et aux arts venus d’Asie tels que mandalas, calligraphie… Toutes ces pratiques seront souvent déconsidérées par la profusion de faux gourous qui firent du mouvement appelé New Age un vaste terrain de chasse pour vrais charlatans.

Avec la fin des seventies, l’arrivée des punks d’un côté et celle des yuppies de l’autre (pour rappel, ceux-ci n’avaient d’autre ambition que de réussir dans une société de consommation que les hippies avaient tant contestée…), le mode de vie des hippies et le mouvement flower power semblaient destinés à sombrer dans le Pacifique, au large de la côte californienne qui l’avait vu naître…

Or, voici qu’à Big Sur, en Californie, un centre de yoga créé à la fin des années 60, l’Institut Ensalen, accueille les rescapés de la Silicon Valley en mal de spiritualité… qui l’eut cru ?! Et partout dans le monde, les exemples se multiplient de cet attrait pour la philosophie orientale, dont la pratique du yoga et de la méditation est la manifestation la plus évidente.

Et nous, que pouvons-nous attendre de ces disciplines, méditation, yoga, mais aussi tai-chi, qi-gong, calligraphie, toutes venues d’Orient pour nous amener à de nouvelles pratiques à la fois physiques et mentales ? Nous tenterons d’en décrire dans cet article et d’autres qui suivront, les différents courants, les bienfaits incontestables, mais aussi de déjouer quelques pièges, car dans ce domaine, il y a de nombreuses offres mais certaines visent davantage nos porte-monnaie que notre bien-être… Comme c’est un peu la « rentrée » pour tout le monde, nous avons envie de prendre ou reprendre de bonnes habitudes, alors autant bien choisir.

Le yoga, ou plutôt les yogas…

En 1970, George Harrison chantait « My sweet Lord », chanson extraite de son album solo All things must pass, qui allait devenir un véritable hymne pour les adeptes du mouvement Hare Krishna et du bakhti yoga. Cette école prône le pur amour, la musique et la danse qui sont des prières collectives et conduisent à la vérité divine et la joie intérieure. Dans les seventies, il n’était pas rare de croiser des groupes vêtus de toges colorées chantant Hare Krishna dans les rues de Paris. Il n’y en a plus beaucoup en France, mais j’en ai croisé récemment à Londres où le mouvement s’est enraciné plus que chez nous, à la suite de son célèbre disciple.

Je ne vous détaillerai pas les différentes écoles de yoga nées de la tradition indienne, elles sont extrêmement complexes et nécessitent une véritable approche philosophique pour être exposées avec efficacité. En revanche, je me suis attachée à vous parler de celles qui vous sont proposées le plus souvent en France, afin de distinguer les enseignements traditionnels de ce que j’appellerais les « produits dérivés » nés d’un marketing extrêmement inventif…

Un centre de yoga : panneau d'entrée
Le yoga : la porte du bien-être…

En France, actuellement, nous serions 3 millions à pratiquer le yoga, à 90 % des femmes. Les écoles les plus représentées sont :

  • Le hatha yoga

    C’est l’école la plus anciennement implantée en Occident. On y travaille la respiration, la souplesse et la relaxation. Les « asanas » (postures) ont pour objectif de favoriser la concentration, d’éliminer le stress, d’améliorer le sommeil et les enchaînements sont assez rapides. Un des bénéfices, et non des moindres, est de permettre au bout de quelques mois une souplesse réelle et de faire progressivement disparaître les douleurs de dos et d’articulations.

  • Le yoga ayurvédique

    L’ayurveda est une science millénaire, ayur signifiant la vie et veda, la connaissance, qui met au centre de sa philosophie une intelligence de la nature, nommée « prana ». C’est la plus ancienne médecine de type holistique, ce qui signifie une prise en compte de la globalité de la personne. L’ayurveda est reconnu par l’O.M.S. (Organisation mondiale de la santé), et le yoga qui se réclame de cette philosophie propose une personnalisation poussée des exercices et des recommandations liées à la diététique en particulier.

  • L’ashtanga yoga ou raja yoga

    Si vous essayez cette école, vous pourrez être surprise par le côté très dynamique de cette pratique. Alors que la plupart des enchaînements au yoga sont fait lentement et en profondeur, l’ashtanga yoga est basé sur des séquences de six mouvements répétés de manière plus rapide et en travaillant la respiration « à voix haute ». Il se présente souvent comme la fusion de toutes les écoles en une discipline plus aboutie menant à un mode de vie à la fois plus sain et plus honnête avec nous-mêmes.

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  • Le yoga nidra

    C’est une méthode qui date des années soixante, on l’appelle aussi le « yoga du sommeil ». S’il est assez proche de la sophrologie, il reste une école de yoga, qui utilise des exercices de relaxation dans lesquels la récitation de mantras (en sanscrit, son, sentence) joue un rôle important, ainsi des phrases courtes dites « sankalpa » destinées à mettre en avant une pensée positive qui serait une sorte de but idéal à atteindre pour chaque élève qui choisit son « sankalpa » en début de séance.

  • Le yoga iyengar

    Cette version récente porte le nom de son fondateur, qui passa une grande partie de son enfance malade et fut sauvé par la découverte du yoga. Sa discipline présente la particularité de travailler avec des accessoires (sangles, couvertures, cordes…) qui aident l’élève même débutant à maintenir une posture correcte. Dans cette discipline, l’équilibre du corps est essentiel, le travail rigoureux, et les exercices mettent l’accent sur le contrôle de la respiration (pranayamas).

  • Le sivananda yoga

    Fondé par Swami Vishnudevananda, lui-même élève de Swami Sivananda, cette forme de yoga a un lieu culte, Rishikesh, au Nord de l’Inde, où vont encore se former de nombreux adeptes et a fortiori beaucoup d’enseignants du monde entier. Il existe de par le monde de nombreux centres où se former au sivananda yoga et c’est une des écoles les plus couramment représentées en France. Bien que récent, c’est un yoga traditionnel, basé sur la régularité de la pratique, et intégrant la méditation pour une recherche de bien-être physique et mental. Il enseigne une pensée positive, une harmonie avec le monde et prône le plus souvent le végétarisme.

  • Le yoga kundalini

    Beaucoup plus orienté vers la méditation et la prise de conscience de nos flux énergétiques, le yoga kundalini s’est répandu dans les années hippies et propose une pratique différente, quoique basée aussi sur la respiration et les postures. A travers le contrôle de notre énergie vitale, il permet de réactiver les points connus sous le nom de « chakras », qui sont au nombre de sept, et dont l’ouverture permet de retrouver une harmonie entre le physique et le mental. Il serait particulièrement bénéfique pour la gestion des émotions et un renforcement du système immunitaire malmené par nos vies modernes.

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Yoga et méditation

Les bienfaits médicaux du yoga

On le sait, le stress entraîne l’apparition de pathologies, et les médecins s’accordent enfin à reconnaître le rôle néfaste de cette angoisse permanente que génèrent le surmenage au travail et le rythme de vie contemporain. Certaines entreprises font maintenant appel à des professeurs de yoga qui viennent donner des cours dans des salles aménagées pour les salariés qui le souhaitent. Un bon point pour elles…

Plus encore, en 2014, s’est créé en Inde un Ministère du Yoga, et la journée mondiale du yoga, le 21 juin, comme la Fête de la Musique, a été votée la même année par les Nations Unies. Le Ministère du Yoga est également en charge de la médecine traditionnelle indienne, l’ayurveda, mais aussi de l’homéopathie et de la naturopathie, une démarche cohérente dans une vision holistique, autrement dit dans une approche globale de l’être humain, physique, mentale, psychologique et spirituelle.

Ce que le yoga nous apporte indiscutablement, quelle que soit l’école choisie, c’est une meilleure respiration, et qui dit respiration améliorée dit meilleure oxygénation des organes, des muscles et aussi du cerveau, d’où les effets bénéfiques sur la concentration et la gestion des émotions. Certains cardiologues le conseillent pour cette raison, car respirer plus efficacement fait baisser le rythme cardiaque et augmente l’efficacité des échanges sanguins.

On avance même l’idée que la maladie d’Alzheimer pourrait être contrecarrée par la pratique du yoga, et je ne suis pas loin de penser que si réellement le stress est un facteur déclenchant de la maladie, ce pourrait être une voie à explorer dans la lutte contre ce fléau.

Photo by Matthew Kane on Unsplash
Posture de yoga acrobatique

Les nouvelles tendances du yoga

Je n’ai sans doute pas fait le tour de toutes les propositions qui vont se présenter à vous, si, à la rentrée ou dans l’année, vous décidez de vous inscrire dans un cours de yoga. Mais s’il y a un sujet sur lequel le marketing ne doit pas vous influencer, c’est bien celui-ci, car on voit un peu de tout et du n’importe quoi dans les offres qui se présentent à vous sur le web ou via Facebook.

Parce qu’après l’aquagym et l’aquabike, deux excellents sports par ailleurs, voici que nous arrive l’aquayoga ! Passe encore si les séances sont vraiment efficaces pour le but recherché. De plus, on peut aimer rester dans l’eau pour méditer – on le fait bien dans son bain – sauf qu’il vous faudra être sûr.e.s que la température de l’eau est suffisante pour ne pas grelotter pendant la séance de relaxation, ce qui la rendrait beaucoup moins efficace !

Si vous êtes frileuse comme moi, vous pouvez tester le bikram yoga, qui se pratique dans une ambiance de hammam, chaleur humide et température de 40°. Je ne suis pas certaine que ce soit agréable, mais la chaleur permet d’optimiser les échanges sanguins, donc, pourquoi pas… à condition de ne pas avoir de problèmes cardiaques.

On voit aussi des offres d’acroyoga, de yoga dynamique ou tonique, de yoga danga (yoga et danse) ou que sais-je encore, qui ont autant à voir avec une séance de yoga qu’un cours de boxe avec le macramé, mais qui peuvent avoir des effets intéressants, donc ne pas tout jeter, cela dépend tellement du professeur…

Préférez demander conseil à des amies avant de vous lancer, et creusez un peu les informations qui vous seront données sur le site web du professeur ou de l’association. Le yoga n’étant pas reconnu officiellement en France, aucune des fédérations existantes n’a de valeur autre que celle qu’elle veut bien vous vendre, et si certaines sont indéniablement sérieuses, ceux qui s’en réclament ne le sont pas toujours. Les enseignants les plus compétents mettent en avant des années de pratique renforcée par des stages suivis régulièrement dans différents lieux, ashrams ou centres de formation en France ou à l’étranger. Enfin, certains professeurs proposent un enseignement prenant appui sur différentes écoles, et intègrent des exercices venus d’autres disciplines comme le Pilates.

Ah, un autre point pour mieux choisir votre cours ! Si vous ne vous sentez pas prête à psalmodier des mantras, par exemple, évitez l’ashtanga ou le yoga nidra. Cela dit, le fameux « ooooooom », ça aide vraiment à éliminer les tensions du monde extérieur avant de commencer les exercices 😊

L’usage dans les offres de cours de sports ou les salles de fitness veut que le professeur ou l’association vous laisse une séance gratuite pour découvrir si le cours vous convient ou non. C’est plus difficile pour les cours de yoga, où les séances sont organisées pour un petit groupe de personnes, ce qui garantit un vrai suivi individuel. La plupart du temps, l’enseignant vous proposera de prendre une ou deux séances à l’unité, parfois à un tarif d’essai, et cela vous permet de tester les cours pour être sûre de votre choix avant de vous engager sur un forfait ou un abonnement.

Je vous conseille vivement de commencer par des séances à l’unité car il m’est arrivé de tomber sur une enseignante charmante aux deux premiers cours mais il s’agissait d’une remplaçante, la titulaire étant beaucoup moins agréable. Elle ne faisait aucun effort pour se rappeler votre prénom – passe encore – mais plus ennuyeux, elle ne se souvenait jamais du type de mouvement que vous deviez éviter en raison d’un problème particulier, pour moi les cervicales, pour une autre le genou etc…. C’est ce qui m’a donné précisément envie d’écrire cet article !

Les enseignants de yoga sont en général des personnes extrêmement attentives, douées d’empathie et montrant un véritable désir de vous apporter le bien-être que vous êtes venue chercher dans leur école. Si la personne ne vous semble pas ressembler à ce portrait, ou si vous ne vous sentez pas à l’aise pendant les cours, changez, vous trouverez certainement un enseignement qui vous correspondra mieux.

Et vous, quelle est votre expérience du yoga, êtes-vous adepte, que vous a-t-il apporté ? Ou au contraire estimez-vous que cela ne vous correspond pas ? Racontez-nous, nous en parlerons ensemble.

A bientôt !
Corinne

Pionnières et aventurières

Elles ont tourné le dos à un destin tout tracé pour suivre leur chemin, à contre-courant de leur époque…

Bonjour, bonjour,

Quand on regarde en arrière vers les années soixante-dix, on a le souvenir vibrant de cet appel du large que la beat génération a fait souffler sur une société bourgeoise qui s’endormait tranquillement le soir sur un canapé devant son écran de télévision.

Adolescente au cours de mes chères seventies, j’ai pris parfois des chemins aventureux, au guidon de ma moto ou le pouce levé au bord de la route, sac au dos, mais comme je n’étais peut-être pas si audacieuse que j’aurais voulu l’être, mes pérégrinations ne m’ont pas menée plus loin que la lisière du Sahara, dans cette belle ville d’El Oued dont je garde des images ô combien magiques, alors que mon projet était de prendre la piste mythique de Tamanrasset pour rejoindre Gao au Mali…

Alors, vous imaginez mon admiration pour celles qui ont emprunté « Les chemins de Katmandou » bien avant que le cinéaste André Cayatte n’immortalise Jane Birkin sur la route du Népal dans un film sur le mouvement hippy. Petite remarque en passant, je crois que ce réalisateur a réussi pour le panier d’osier ce dont n’osent même pas rêver les marketers actuels, le lancement d’un « it bag » pour les cinquante années qui ont suivi la sortie du film !

Ces exploratrices qui me fascinent furent des pionnières, en un temps qui laissait bien peu de place aux rêves d’aventures, surtout quand on naissait avec un handicap aussi terrible que celui d’être une femme… Il a fallu attendre longtemps, trop longtemps, pour qu’Alexandra David-Néel, Ella Maillart et Anita Conti soient reconnues au même titre que Jean Malaurie, Alain Gerbault ou Théodore Monod.

Toutes les trois sont parties avec des motivations très diverses, mais un point en commun, l’envie de conjuguer leur soif de liberté et leur désir de connaissances. Découvrir – et faire découvrir – un monde encore inexploré, le Tibet et sa civilisation pour l’une, l’Asie pour l’autre, les océans pour la troisième, tel a été le moteur de leur vie hors normes.

Pionnières et aventurières, elles sont le symbole de la liberté, la liberté de dire non à un destin tout tracé par leur famille, celle d’aller à contre-courant des idées de leur époque, et de se consacrer à leur soif d’aventures et de connaissances. J’ai choisi de vous parler aujourd’hui de 3 femmes dont la vie m’a fait tant rêver…

Alexandra David-Néel

Alexandra David-Neel, portrait en mendiante
Alexandra David-Neel déguisée en mendiante

Elle est morte en 1969, trop tôt pour avoir connu l’engouement du mouvement hippy pour l’Inde, le Népal et le Tibet, mais à l’âge de 101 ans, après avoir traversé des contrées plus que dangereuses dans des conditions à peine imaginables. Accompagnée de son futur fils adoptif, Aphur Yongden, jeune lama originaire du Sikkim, avec un équipement minimal, une nourriture rationnée, déguisée en mendiante pour ne pas attirer les pillards qui faisaient la loi sur les routes du Tibet, elle réussit à pénétrer dans Lhassa, cité interdite aux étrangers.

La lecture de son livre « Voyage d’une parisienne à Lhassa » permet de découvrir un Tibet loin des visions fantasmées des adeptes du flower power ! Parcourir en 1916 puis en 1924 ce pays en proie aux brigands, qui sèment la terreur chez des habitants par ailleurs pétris de superstitions, n’a rien d’une promenade de santé et on ne trouve pas dans le livre de quoi alimenter les clichés les plus courants sur le bouddhisme tibétain.

En effet, le Tibet, jusqu’à ce que le bouddhisme ne prenne la place de religion officielle, a eu pour principale culte le Bön, une croyance en des dieux, démons, magiciens et sorcières de toutes sortes qui les accompagnaient dans leur vie quotidienne, dans leurs aventures légales ou illégales. C’est dans son livre « Magie d’amour et magie noire » que l’on plonge le mieux dans cette religion ancestrale : écrit sous forme de roman, il est cependant le récit d’histoires authentiques racontées à Alexandra David-Néel par des lamas tibétains et si vous décidez de le lire, attendez-vous à frémir de peur … Actuellement, le gouvernement tibétain en exil tente de préserver la mémoire de cette religion, afin de sauver une identité culturelle déjà tellement menacée par l’occupation chinoise.

Alexandra David-Néel est un personnage absolument fascinant : fugueuse dès son plus jeune âge, anarchiste, cantatrice, écrivaine, féministe, bouddhiste initiée par des yogis tibétains, elle fait partie de mon Panthéon personnel, un culte qui n’a pas besoin de cérémonies mais que j’entretiens soigneusement !

Route d'Afghanistan
Route d’Afghanistan empruntée par Ella Maillart

Ella Maillart

Née en Suisse en 1903, Ella Maillart a en commun avec Alexandra David-Néel une jeunesse marquée par un désir absolu de liberté et une attirance pour l’Asie qu’elle parcourt au début des années 30, après un premier voyage à Moscou où elle se rend en reportage, avec l’aide financière de la veuve de Jack London, et où elle est accueillie chez la comtesse Tolstoï. Que de bonnes étoiles autour du premier voyage d’Ella…

Ella Maillart très jeune avait aussi une prédilection pour le sport, elle s’illustre dans diverses disciplines, le hockey sur gazon, le ski alpin et la voile, deux épreuves dans lesquelles elle participera aux Jeux Olympiques sous les couleurs de la Suisse. La marine suisse n’est pas un sujet de plaisanterie, on l’a vu il y a quelques années lors de la célèbre régate de l’America’s Cup !

Après avoir parcouru la Méditerranée avec trois amies, dont un périple sur un vieux thonier ragréé par elles, à 19 ans, elle est matelot sur des yachts anglais, puis exerce divers métiers qui la laissent totalement insatisfaite tant elle rêve de voyages et de navigation. Seul le reportage lui ouvre la possibilité de voyager comme elle l’entend, et elle commence à écrire, pour financer ses expéditions, et devient photoreporter. Son Leica et sa machine à écrire ne la quitteront plus.

En 1932, sac au dos, elle part pour le Turkestan, explore le Kirghizstan, le Kazakhstan, des contrées peuplées de nomades qui la fascinent, mais aux mains de seigneurs de guerre qui rendent les routes dangereuses et les étapes plutôt inhospitalières. Du haut d’une montagne, à 5 000 mètres d’altitude, elle aperçoit la Chine interdite où elle se promet de revenir. Une rencontre fut déterminante pour elle, celle du journaliste Peter Fleming, dont on dit qu’il fut aussi un espion britannique, avec qui elle réussira à entrer en Chine pour découvrir des territoires totalement inconnus des occidentaux.

En 1939, elle part de Genève en direction de Kaboul au volant de leur Ford avec sa compagne Annemarie Schwarzenbach, qu’elle tentera de libérer de l’emprise de la drogue, sans succès. Ella Maillart raconte ce voyage en Afghanistan dans le livre « La Voie cruelle »

Moines tibétains
Moines tibétains

Elle passe ensuite de nombreuses années en Inde où la mène une quête spirituelle orientée vers le bouddhisme, autre point commun avec Alexandra David-Néel, écrivant un jour à une amie « n’oublie jamais que nous ne serions rien sans l’Asie » et revient en Suisse pour s’installer en haut d’une montagne. Sa vie ne sera plus que des aller-retours entre la Suisse et l’Asie, et elle mettra toute son énergie à faire connaître les pays qu’elle a tant aimés et photographiés. Ella Maillart a fait don de plus de 20 000 clichés au Musée de l’Elysée de Lausanne. Elle meurt en 1997, à 94 ans, elle aussi après avoir eu une vie qui faisait frémir ses contemporains helvètes à l’époque, plus réputés pour leur sens de la finance que pour leur goût de l’aventure !

Anita Conti

Un peu différente est l’histoire d’Anita Conti, née en 1899. Son continent à elle, c’est l’océan, les océans, qu’elle ne se lasse pas de parcourir et dont elle permettra de dresser pour la première fois une cartographie détaillée, non du point de vue de la navigation, mais du point de vue des ressources halieutiques, c’est-à-dire de la gestion des espèces aquatiques, ce qui était absolument une première.

Avec Ella Maillart, elle partage une passion pour la photographie et la navigation. Pour elle, ce sera le monde de la pêche vers lequel se tourneront toutes ses aspirations, monde qu’elle a côtoyé dès sa plus tendre enfance en Bretagne. Première océanographe française, Anita Conti embarque très tôt sur des navires de pêche, adolescente pour le plaisir, puis plus tard pour étudier les ressources marines.

Bateau de pêche proche d'un iceberg
Bateau de pêche au Groenland

Anita Conti participe à une campagne de pêche à la morue dans l’Arctique, et dès 1939, elle pressent ce que la surpêche représente comme menace pour la ressource. La guerre arrivant, elle prend part à des opérations de déminage et embarque ensuite sur les bateaux de pêche français contraints de se rendre au large de l’Afrique pour continuer à assurer leur activité et l’alimentation des populations, car il était interdit – et plus que dangereux – de pêcher en Atlantique nord.

Elle décide alors d’étudier les techniques locales de pêche, et se passionne pour l’Afrique où elle sera d’abord chargée de mission pour le gouvernement algérien, puis consciente de l’état de malnutrition de populations pourtant proche de zones de pêches, elle s’attaque au vaste problème de la ressource et de la conservation du poisson pour alimenter durablement les habitants. Après la guerre, le gouvernement français cessant de financer ses expéditions, elle fondera alors sur ses propres deniers, des pêcheries, fumeries de poisson et se consacrera à l’étude de la valeur nutritive de chaque espèce pour identifier celles qui permettent de pallier les carences en protéines des peuples de Guinée, Mauritanie, Côte d’Ivoire…

Pêcheurs ghanéens
Pêche côtière au Ghana

Ecologiste avant l’heure, engagée, mettant toute son énergie à travailler sur la gestion de la ressource non pour le profit mais pour lutter contre la malnutrition, Anita Conti meurt en 1997 à Douarnenez, ce qui lui laissera le temps de constater tristement les ravages causés par la pêche industrielle, qu’elle dénonce dans ses nombreux ouvrages, dont « Racleurs d’océan ». Elle n’avait pas loin de 100 ans, elle aussi, et elle laisse un trésor de 45 000 photos d’une valeur scientifique inestimable. En Bretagne, Anita Conti fait l’objet d’une admiration qui lui vaut d’avoir son nom sur de nombreux établissements scolaires, médiathèques… et bien sûr quelques bateaux !

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu, je ne pouvais pas ne pas parler un jour de ces trois femmes qui sont pour moi des héroïnes. Et vous avez vu à quel âge sont mortes ces femmes dont tout laissait à prévoir qu’elles trouveraient la mort prématurément sur une route déserte du désert de Gobi ou dans une tempête… L’écrivain Paulo Coehlo a sans doute bien raison de dire « Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, je vous propose d’essayer la routine… Elle est mortelle »

Si j’ai renoncé à certains rêves, le plus souvent par manque d’audace ou parce que la vie s’était un peu compliquée, j’ai une fille, qui elle, est une vraie aventurière, elle n’a peur de rien, sauf des araignées, et encore, cela ne l’empêche pas de partir en expédition dans des endroits où pullulent des spécimens de taille à vos donner les pires cauchemars… Bref, inutile de vous raconter ici qui est mon héroïne préférée, vous l’aurez deviné sans peine 😊

Comme je n’ai pas dit mon dernier mot sur un ou deux voyages qui me tiennent à cœur, j’espère pouvoir un jour en faire le récit sur ce blog !

A bientôt, pour de nouvelles aventures 😉

 

Les cheveux blancs

Garder ses cheveux blancs : si c’était retrouver la liberté d’être soi-même ?

Bonjour, bonjour !

Même s’il m’arrive souvent d’aborder des thèmes qui ne concernent pas que les femmes de plus de 50 ans, il y a quand même des sujets qui nous sont absolument spécifiques, à nous, les femmes, toujours pleines de doute quand il s’agit de notre capital beauté

Soit dit en passant, je suis ravie de constater que mes articles plaisent à mon mari, mon meilleur ami, mon fils et à quelques blogueurs ! Je crois que je vais réorienter ma présentation, ça me fait vraiment plaisir de partager avec eux aussi. Mais en réalité, le sujet « au secours j’ai des cheveux blancs », « comment camoufler mes cheveux blancs » et autres « pourquoi mes cheveux blancs ne tombent pas et les autres oui », on le retrouve plus dans la presse féminine !

Pour les hommes, on est dans la séduction, les tempes argentées, le poivre et sel etc… et pas seulement dans les romans de gare. Et si perte de cheveux, on se rase le crâne façon Bruce Willis, Harry Roselmack, Jason Statham et notre cher Zizou ! D’accord, mais nous ?!

On cherche par tous les moyens à camoufler les cheveux blancs, on se ruine en séances de coiffeur, parce que les racines, ça repousse vite, et on essaie de reculer l’échéance à tout prix, pour plus tard, bien plus tard, quand on sera – vraiment – vieilles… Est-ce bien raisonnable, pour reprendre le titre d’un film avec Gérard Lanvin, qui continue à nous séduire avec cheveux blancs et rides !

Comment j’ai accepté mes cheveux blancs

Il y a quelque temps, mon mari me conseille d’arrêter les teintures, car m’imaginer le crâne régulièrement imbibé de produits chimiques l’inquiète vraiment, et il me dit n’avoir aucun problème avec les chevelures poivre et sel ou blanches. Il trouve même cela plutôt « classe » …

Un peu troublée, j’en parle à mes meilleures conseillères beauté, en l’occurrence ma mère et ma fille, et là, tollé général, hurlement de l’une et supplication de l’autre « Tu ne vas pas faire ça !!! »

Et bien si, je l’ai fait, avec un peu d’aide de Delphine, mon adorable coiffeuse, et non sans avoir fait auparavant un tour sur tous les blogs et sites de magazines, coiffeurs, photos sur Pinterest etc… histoire de me conforter dans l’idée, que oui, on peut être belle avec des cheveux blancs.

Belle comme ma chère Joan Baez, comme Jaimie Lee CurtisSharon Stone ou Françoise Hardy, moi ça me va  😉

Les premiers cheveux blancs

J’ai retourné la question dans tous les sens pendant un bon moment, vous imaginez ! Pendant des années, je n’ai pas touché à ma couleur de base, blond foncé, sauf pour faire quelques balayages légers.

Souvent, je faisais des hennés neutres ou avec une nuance légère, soit à la maison, soit dans les salons Camille Albane. Ils ont un soin génial au henné qui s’appelle Bain Oriental, ça revitalise vraiment les cheveux mais ça ne couvre pas les cheveux blancs.

Avec l’arrivée des cheveux blancs, je ne sais plus très bien à quel âge ça a commencé, un peu avant 50 ans, j’ai pas mal joué avec la couleur, j’aimais bien changer, jamais très loin de ma teinte d’origine, mais avec des nuances parfois plus rousses, parfois plus foncées. Je profitais de cette obligation de cacher mes premiers cheveux blancs pour tester toutes les nuances qui me plaisaient. Et l’idée de passer aux cheveux blancs ne m’avait même pas effleurée…

En plus, j’avais l’impression que les blondes avaient de moins beaux cheveux blancs que les brunes, qui ont toujours l’air d’avoir des cheveux d’une belle couleur argentée. Pour les blondes, le terme à la mode serait blande (vu dans un article de Elle sous la plume incisive et brillante de la journaliste Sophie Fontanel qui a lancé la tendance dans le milieu de la mode en France) !

Finalement, ce qui m’a décidée, c’est l’état de mes cheveux au bout de quelques années de colorations. Je ne sais pas si c’est la même chose pour vous, mais moi, tous les ans, je perds mes cheveux l’été. J’ai la chance d’avoir des cheveux fins, mais abondants donc, en général, je ne m’affole pas. Mais cette année, dès le mois de juin, une catastrophe, chute de cheveux épouvantable et ce malgré les compléments alimentaires que je prends tous les ans au printemps. Je me retrouve avec des cheveux ternes, secs, cassants, bref, de la paille.

Joie coupe courte avec cheveux blancs
Coupe courte idéale pour les cheveux blancs.

Garder ses cheveux blancs, oui , mais comment ?

J’ai donc abordé le sujet avec Delphine, ma coiffeuse, qui m’explique : soit on coupe très court, et on passe rapidement aux cheveux blancs, soit on y va par étapes. Les cheveux très courts, je trouve ça hyper élégant, ça donne vraiment du style, mais je vous assure qu’à moi, ça ne va pas du tout. Je n’ai pas changé de coupe depuis mes 18 ans, ils sont juste un peu plus courts ou un peu plus longs selon les époques, un peu plus au carré ou un peu plus dégradés, mais globalement, c’est la même allure, et je n’arrive pas à changer de look.

Donc, on y va progressivement, lui dis-je, comme ça, si je change d’avis, on pourra toujours revenir en arrière… Et c’est parti pour les cheveux blancs par étapes !

Passer aux cheveux blancs par étapes

Delphine m’explique le principe pour passer doucement aux cheveux blancs : on commence par faire des mèches plus claires, en plusieurs séances. Car si on décolore toute la chevelure, déjà, ça ne sera pas très bon pour vos longueurs, me dit-elle, et ensuite, on risque d’arriver à un blanc qui ne sera pas du tout votre couleur, et ça ne sera pas beau du tout. Tant qu’on ne les a pas vus, on ignore complètement la nuance que vont prendre vos cheveux une fois que les dernières traces de coloration seront parties.

Bien sûr, on coupera régulièrement, pour harmoniser plus vite les racines et les longueurs, mais tout doucement aussi, pas de traumatisme. Je vous le dis, si vous avez une coiffeuse comme Delphine, surtout gardez la et faites-lui de la publicité ! C’est ce que je fais évidemment, et si vous habitez Angers, je vous donnerai l’adresse, je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi à l’écoute…

Coiffure blonde avec mèches claires
Après la 1ère séance de mèches

J’ai fait deux séances de mèches à la planchette, la deuxième suivie au bout de 15 jours d’une patine pour éviter le jaunissement, et déjà, ça commence bien, cheveux de nouveau brillants, pas du tout la catastrophe annoncée, d’ailleurs aucune remarque de mes deux conseillères beauté citées au début de l’article 😉 Moi, je trouve que ça fait un peu husky, blanc, beige, gris, mais c’est plutôt joli !

Puis départ en vacances, et là, autre souci, avec le soleil et la mer, oupfff, une horreur. Bref, il faut faire quelque chose ! Je viens de vous recommander Delphine et son salon de coiffure, mais là, vous n’allez pas me croire, mon meilleur coach cheveux blancs, c’est mon mari. Je vous explique la suite…

Cheveux blancs et no poo ?!

Vous avez sûrement entendu parler de cette tendance qui consiste à ne plus utiliser de shampoing et à simplement rincer ses cheveux à l’eau sous la douche, éventuellement avec un peu de vinaigre de cidre en finition. La première fois que j’ai entendu parler de cette idée qui me paraissait complètement saugrenue, c’est venu de mon plus jeune fils qui m’a dit un jour, ah mais moi, il y a longtemps que j’ai arrêté le shampoing, et mes cheveux sont bien plus beaux et bien plus doux. En réalité, je n’avais pas remarqué de changement dans ses cheveux, qui sont comme les miens, blonds, fins et assez abondants.

Et mon mari me dit, arrête de mettre des crèmes, de l’huile, des masques, et laisse les se reposer, profites-en, on est en vacances, fais un essai, je suis sûr que ça va leur faire du bien. Pour tout vous dire, il a travaillé quelque temps dans le domaine de la médecine esthétique, et ça ne lui a pas donné qu’une vision positive des produits que nous utilisons…

Allez, me dis-je, c’est l’année du changement, cheveux blancs et « no poo », rien ne m’arrête, on y va ! Et bien croyez-moi, seulement 3 semaines après, le résultat est plus que probant, j’ai de nouveau des cheveux sains, brillants, et la chute, conséquence d’un arrêt des agressions répétées sur mon pauvre cuir chevelu, diminue visiblement.

Chevelure bouclée et cendrée
Magnifique chevelure cendrée.

Conseil pour les cheveux blancs, et les autres…

Si vous avez comme moi les cheveux à tendance grasse à la racine, vous allez avoir du mal à ne pas attraper votre bouteille de shampoing tous les deux jours, comme vous le faites sans doute. D’où l’idée d’attendre une période de vacances, quand on sort de l’eau de mer, il faut juste bien rincer avec un jet d’eau assez puissant pour activer la circulation sanguine, et le tour est joué.

Ayez la patience d’attendre environ 10 jours, vous pouvez passer vos cheveux à l’eau sous la douche tous les jours, le mieux, tous les deux jours. Evitez le sèche-cheveux, fuyez les brushings, prenez plaisir à voir vos cheveux sécher au soleil et se mettre en place tout doucement, naturellement.

Bien entendu, si vos longueurs sont sèches, avec le soleil et la mer, ça ne s’arrange pas. La tendance est de se jeter sur une huile (jojoba, karité, argan…), j’avoue que je ne suis pas convaincue. Autant sur le visage, je trouve ça très efficace, l’huile de jojoba sur le visage super (merci à Isa de Cannes qui me l’a fait découvrir !), autant sur les cheveux, je trouve que ça alourdit inutilement. En tous les cas, en mode « no poo », ça n’apporte rien.

Au bout de 3 semaines, si vous craquez, faites un shampoing bio, moi, je refais un shampoing par semaine, j’en mets très peu, ça ne mousse pas beaucoup et c’est très bien comme ça.

A la fin, vous verrez, je vous le garantis, c’est une nouvelle vie qui commence, je passe la main dans mes cheveux et ils sont tout doux, un bonheur…

Shampoing pour cheveux blancs, ou pas…

Comment coiffe t-on ses cheveux, blancs ou non, dans la vie de tous les jours ? Un brushing quand on a le temps ou une séance de séchage en vitesse la tête à l’envers parce qu’on est en retard. Que recherche t-on à tout prix ? Des cheveux soyeux, lisses ou bouclés mais surtout brillants. Et pour cela qu’achète t-on ? Des produits en grande surface à peine moins nocifs qu’un détergent pour les carrelages, au mieux des produits en pharmacie ou para pharmacie aux étiquettes plus complexes à déchiffrer qu’un problème de chimie niveau Terminale S. Et c’est bien là le problème…

Pourquoi sont-ils nocifs ? Pace qu’ils contiennent des tas d’ingrédients dont certains, le silicone et les sulfates, ont pour effet de laisser malgré les rinçages un dépôt permanent qui finit par étouffer nos cheveux et provoquer des dégâts sur notre cuir chevelu. Alors au début, on est très contentes de voir nos longueurs briller, faciles à coiffer, mais ensuite… une catastrophe, vraiment.

J’avais adopté il y des années un duo shampoing+ après-shampoing (fabricant Unilever pour ne pas le nommer) que je rapportais d’Espagne en quantité suffisante pour en avoir toute l’année. Et j’avais tout le temps des démangeaisons, le cuir chevelu rouge, voire même des croûtes, des boutons.

J’ai arrêté ces produits et suis passé à des produits plus doux, en testant un peu tout, des marques de pharmacie surtout, et puis je suis passée au bio. Je ne vais pas vous mentir, ça été une catastrophe aussi, du moins au début. Pourquoi ? Parce qu’il faut du temps pour que les dépôts type silicone etc… soient évacués par les rinçages à l’eau, lesquels agissent comme une cure pour vos cheveux, car ils réapprennent à utiliser le sébum que la nature a prévu pour les protéger.

Ici encore, c’est une affaire de patience, et il faut tenir quand votre entourage vous dit « ah mais ça ne va pas, qu’est-ce qui te prend, tu es folle… » et autres commentaires ! J’ai la chance d’être bien entourée, je tiens le coup !

Shampoing bio et vegan BioSecure
Mon bon achat du mois

Bio ne signifie pas forcément de qualité supérieure, il faut donc tester, je ne conseille ni les shampoings Cattier ni ceux de la marque Lavera, j’ai essayé et vraiment ce n’est pas terrible. Le dernier que j’ai acheté, bio et vegan, BioSecure nourrissant pour cheveux secs et abîmés, des laboratoires Biopha, est vraiment top ! Labellisé One Voice, 0% sulfate, 0% silicone etc… et à base d’huile d’argan, je le trouve parfait. Il n’est donc pas spécifique cheveux blancs, je ne l’utilise qu’une fois par semaine maintenant, en alternance avec des rinçages à l’eau, mais pour le moment mes cheveux ont retrouvé leur vitalité, je suis ravie, et mon mari aussi 😉

Et vous, qu’en pensez-vous ? Assumez-vous vos cheveux blancs ? Et avez-vous testé le « no poo » aussi ?

A bientôt passez un beau mois d’août !!!
Corinne