Voyager autrement

Avec l’été et les vacances, vous avez peut-être envie de vous échapper des grandes routes, des lieux surpeuplés, et de découvrir des endroits un peu à l’écart, il y en a tant qui « méritent le détour » comme disent les bons vieux guides de voyage.

Ces escapades sur les itinéraires « verts » sont autant de démarches pour une autre forme de tourisme, mot devenu tellement péjoratif que l’on ose à peine l’utiliser, tant il fait référence à des phénomènes de consommation de masse et à des comportements générateurs de pollutions de toutes sortes.

Voyager autrement, cela peut se faire par goût, simplement parce que l’idée de faire des heures de routes encombrées pour arriver sur les plages bondées ressemble pour vous au pire des cauchemars. Cela peut être aussi par conviction : de nombreuses personnes refusent maintenant le transport aérien et ses dramatiques émissions de gaz à effet de serre. D’autres pensent qu’envahir un pays soudainement mis à la mode par les agences de voyage ne peut avoir que des effets néfastes sur l’équilibre d’une société et de son environnement.

Lorsqu’on découvre cette nouvelle façon de voyager qu’on appelle souvent le « slow tourism », on revient rarement en arrière, tant il est agréable de respirer à l’écart de la foule, tout en faisant souvent des rencontres exceptionnelles sur le chemin des vacances.

Pointe du Van - Finistère
Pointe du Van, promenade en Finistère, en juillet, air iodé et calme assuré, le bonheur.

Le slow tourism

Cette nouvelle façon de voyager a pour principale idée que la route est le voyage. Qu’il ne s’agit pas en vacances de partir d’un point A pour arriver à un point B le plus rapidement possible, mais de profiter des journées et du temps enfin libéré pour faire du voyage en « hors-piste ». Ceci n’exclut pas de se rendre dans une destination choisie à l’avance, mais propose simplement que la route soit jalonnée d’étapes inattendues, de découvertes faites au hasard de l’inspiration, d’un panneau qui indique un village au joli nom poétique, un site exceptionnel, un musée rare…

On peut aussi faire le choix de partir pour le plaisir de ressentir une forme de liberté inédite, à vélo ou à pied, découvrir la joie de randonner avec un sac de couchage et un bagage sur les épaules aussi léger que l’esprit, et prendre la route en toute sérénité. C’est évident, on ne fera pas le tour du monde à ce rythme-là si l’on ne dispose que de deux ou trois semaines de vacances, mais on peut faire le tour d’une partie du Massif Central ou de la pointe de Bretagne (même en août, il y a des villages et des plages encore peu fréquentées…), et profiter du plaisir de se poser dans des endroits de rêve, au calme, avec l’accueil chaleureux d’habitants qui ne se sentiront pas envahis par votre présence respectueuse de la beauté de leur région.

Evidemment, l’été n’est pas la meilleure saison pour partir sans réserver, le tourisme dit « vert » est de plus en plus développé grâce à la promotion que font les régions et territoires pour attirer les visiteurs. Il faudra sans doute réserver à l’avance en cette saison, sauf si vous pratiquez le bivouac. Alors, si l’envie de partir vous prend un peu au dernier moment, il vous reste à activer votre moteur de recherche et vos applis pour trouver le meilleur hébergement possible sur la route de vos vacances. Mon petit conseil, essayez de réserver directement chez les hébergeurs, vous paierez le même prix et leur éviterez les commissions parfois scandaleuses de principaux sites de réservation en ligne !

Nous, nous sommes des inconditionnels de la chambre d’hôtes, pour l’accueil, le confort; certaines vous donnent l’impression d’arriver dans votre chambre, comme si c’était celle de la maison de famille de toujours. Et rien que chercher sur le web, c’est un plaisir, les photos sont en général tellement belles que le voyage commence déjà… En plus, les propriétaires de chambres d’hôtes sont souvent engagés dans une démarche respectueuse de l’environnement, vous offrant cuisine bio et produits du terroir, quoi de mieux ?

Les chambres d’hôtes, des havres de paix

Notre premier séjour en chambre d’hôtes a été lors d’une escapade dont nous rêvions depuis longtemps, amoureux que nous sommes de la Bretagne, un weekend à la pointe du Raz. Nous avons trouvé une chambre d’hôtes qui était l’unique d’une belle vieille maison sur le port de Kérity, à Penmarch, un de nos endroits préférés en Bretagne. L’accueil de la maîtresse de maison, son attachement à sa région, sans parler des crêpes du petit déjeuner, en a fait pour nous un premier port d’attache dans nos balades en France.

Plus au nord de la Bretagne mais toujours dans le Finistère, nous avons découvert la Côte des légendes, et y avons arpenté des plages sauvages, magnifiques… Nous y avons rencontré un cuisinier amoureux de « slow food », comme quoi tout est lié. A sa table le soir, nous avons partagé un « kig ha farz », le délicieux pot au feu breton qui doit mijoter des heures sur le feu. J’avoue que, même devenue végétarienne depuis, j’aurai du mal à résister à ce plat préparé avec un tel soin si on y retourne.

Une autre fois, nous avons inauguré une chambre d’hôtes, toujours en Bretagne, au coeur de la baie d’Audierne, nous étions les premiers clients accueillis par des propriétaires inquiets de ne pas avoir tout bien réussi pour leur confort et leur plaisir, et croyez-moi, c’était tout simplement féerique. La chambre, avec son salon et son entrée indépendante, a été aménagée dans une petite tour, avec une décoration superbe et une terrasse au sommet pour prendre le soleil et regarder la mer, le tout dans un grand jardin avec vue sur la campagne, un rêve.

Lac de Vassivière - Plateau de Millevaches
Lac de Vassivière – Plateau de Millevaches – un paradis !

De belles rencontres

Chaque fois que nous avons aimé notre séjour dans une chambre d’hôtes, nous avons eu envie d’y revenir et cela a été parfois le cas, au point que nous restons en relation avec les propriétaires, un petit mot sur Facebook, un commentaire sur Instagram, et on n’oublie jamais de partager pour les recommander à nos familles et relations !

Plus encore, nous avons rencontré une de nos meilleures amies sur le plateau de Millevaches, terre de randonnées s’il en est. Le premier contact fut tellement chaleureux que nous sommes revenus, puis venus encore une fois et que peut-être grâce à elle, nous avons enfin trouvé la maison de nos rêves, celle dont je vous parlais récemment dans cet article. Je dis peut-être, je touche du bois car je suis très superstitieuse mais je vous promets un long article (et même plusieurs) si tout se passe bien !

Quand nous y sommes arrivés, nous avons été sous le charme de cette belle maison de pays, tout en pierres, aménagée et décorée avec tellement de soin que toute l’âme de la demeure se révèle par des petites touches raffinées, mettant en scène un passé plein de douceur et une tradition d’accueil préservée.

C’était un ancien hôtel avec sa salle à manger, sa salle de café, et ses chambres qui sont devenues lumineuses, son jardin poétique en plein cœur du village. Sa propriétaire nous a raconté l’histoire du lieu, puis nous avons échangé sur nos racines limousines, sur la vie de cette belle région, sur la Catalogne (le pays de mon mari) et ce fut le début d’une belle amitié.

L’art de voyager

Comme nous avons adopté cet art de voyager, nous avons du mal à changer nos habitudes. Il n’y a pas longtemps, nous avons dû faire un voyage ultra-rapide mais nécessitant une halte vu la distance à parcourir. Comme tout le trajet était sur l’autoroute, nous aurions pu choisir un hôtel de chaîne pas loin d’une sortie, mais nous avons préféré faire une dizaine de kilomètres dans la campagne pour passer la nuit dans une jolie maison nichée dans les vignes, avec un jardin fleuri, des chambres décorées avec goût et un accueil souriant malgré l’heure tardive (nous avions prévenu bien sûr). Je vous donnerai toutes mes adresses en fin d’article, ne ratez pas celle-ci si vous passez près de Bordeaux.

Pour un séjour plus long, louer un gîte à la campagne est une bonne solution aussi, (ou un appartement si l’on décide de visiter une ville). Et là, je trouve que l’important n’est pas de voir le plus de choses possibles, mais de prendre le temps de découvrir l’endroit où l’on est, de sentir la vie qui y est forcément différente de ce que l’on connaît, parler avec des gens dans la rue, prendre un café plusieurs fois de suite au même endroit, il suffit de peu pour créer un lien, et se faire de merveilleux souvenirs.

Il nous est arrivés de passer quelque temps dans un endroit et d’entendre ensuite « ah mais vous étiez à côté de B….o ou de T……..a, vous avez vu le château de… ? » Et bien non, pour la plus grande surprise de nos interlocuteurs, nous avouons que nous avons préféré passer quelques jours au calme, nous promener dans la montagne, que de faire le tour des sites touristiques de la région. Cela nous a permis de rencontrer des habitants du village et de parler avec des personnes que nous n’aurions jamais connues si nous nous étions seulement arrêtés une soirée.

Voyager plutôt que visiter, rencontrer plutôt que croiser, ce sont vraiment les bénéfices du tourisme lent, allez, cette fois je traduis le terme anglais, après tout, il est facile à transposer, profitons-en !

Sur ce, je vous souhaite un bel été, je vous donne nos adresses de bon cœur car un blog, c’est fait pour partager aussi les bons plans (garantis sans publicité et en toute amitié pour ces personnes qui nous ont si bien accueillis).

A bientôt !
Corinne

Plateau de Millevaches

  • Le Verrou à Nedde 87120 (proche lac de Vassivière) http://leverrou.com/
    Ma préférée bien sûr 😊 Et si vous voulez plein d’idées de randonnées, de belles balades dans la région, je vous promets un article entier !
Le jardin du Verrou à Nedde
Un jardin poétique

Bretagne

Bordelais

Ardèche

Photos personnelles sauf celle de couverture qui est de Chris Leggat pour Unsplash.

Plaidoyer pour les arbres

Bonjour, bonjour, mes ami.e.s,

En ces chaudes journées d’été largement commentées dans les médias, c’est le moment de se rappeler que l’un des meilleurs moyens de se protéger de la chaleur, c’est de se réfugier dans le jardin, dans un parc, en forêt, pour aller chercher de la fraîcheur sous les arbres (sauf en cas d’orage bien sûr !)

Cela semble évidemment plus facile lorsque l’on vit à la campagne et pourtant, le remembrement qui a consisté à regrouper des hectares de terre pour constituer des propriétés agricoles d’un seul tenant, a été une catastrophe dans certaines régions où l’on peut voir des zones entières ravagées par la sécheresse ou les inondations. 750 000 kms de haies vives arrachées entre 1960 et 1980… un désastre écologique.

Femme assise dans un parc
En ville, les parcs sont des oasis de fraîcheur

En ville, encore faut-il avoir la chance de posséder un jardin, ou d’habiter à proximité d’un parc, ce qui n’est pas toujours le cas, nos villes n’ayant souvent d’espaces verts que dans certains « beaux » quartiers… Alors que la végétalisation, y compris des immeubles et des toitures, offre une solution absolument extraordinaire pour garder oxygène et fraîcheur, le béton continue à nous étouffer.

Alors voici mon plaidoyer pour les arbres. Dans nos villes, nos campagnes et dans le monde, ils sont la vie de cette planète, et par conséquent la nôtre.

Des arbres dans la ville

On le sait, les arbres absorbent une quantité d’eau et de gaz carbonique qu’ils rejettent ensuite sous forme d’oxygène. Leur capacité d’absorption du gaz carbonique est telle que si l’on couvrait toutes nos villes de végétaux et d’arbres, nos problèmes de pollution atmosphérique ne serait plus qu’une petite partie de nos soucis environnementaux. Cela nous laisserait pas mal d’autres problèmes à traiter, et il nous faudra de toute façon en finir avec les émanations de gaz polluants, mais c’est une solution facile à mettre en œuvre dans un premier temps.

Immeuble entièrement végétalisé
Un rêve d’architecture verte

Les politiques urbaines actuelles sont extrêmement en retard de ce point de vue, alors que l’on sait que la plantation d’arbres en ville a pour effet de faire baisser la pollution, la température, et même le stress. Certaines villes expérimentent la plantation d’arbres dans des quartiers dits « à problèmes » et voient baisser le nombre des agressions et des faits de délinquance. Or combien voit-on d’arbres abattus dans nos villes pour toujours plus de béton, de ronds-points, de centres commerciaux…

La ville d’Angers dont je vous parle toujours puisque j’y habite, est connue pour ses espaces verts en plein centre-ville (jardin du Mail, jardin des Plantes, parc Bellefontaine) ou dans les quartiers de bord de Maine, et la région compte nombre d’entreprises spécialisées dans l’horticulture et la production de végétaux.

Or, cela fait quelques années qu’on y voit des arbres centenaires abattus pour réaménager des « espaces urbains » dans lesquels on replante ensuite, des sortes de manches à balais dont l’ombrage n’a rien à voir avec nos platanes centenaires. En plus, enchâssés dans le béton sur les trottoirs tout neufs, ils ont peu de chance de survie…

Alors, dès que je peux, je m’enfuis en forêt, bref, je fais de la sylvothérapie.

Promeneur en forêt

Qu’est-ce que la sylvothérapie ?

Le mot s’est répandu ces dernières années dans la presse et sur le web : la sylvothérapie, image d’une promesse de sérénité, d’un moment de totale déconnexion en pleine nature.

Le mot sylvothérapie n’est pas très joli, mais il a le mérite de mettre en évidence le pouvoir extraordinaire qu’ont les arbres de nous apaiser, de prendre soin de nous qui ne le leur rendons pas toujours… Les images de ceux qui prônent la sylvothérapie nous proposent d’enlacer les troncs d’arbres pour mieux sentir la vie qui palpite en eux, mais il n’est nul besoin de se frotter à la mousse des chênes pour se sentir revivre, il suffit juste de respirer un air chargé en ions négatifs, qui, contrairement à ce que leur nom pourrait faire croire, sont les ions qui vont se charger de nous redonner équilibre, énergie et santé, les ions positifs étant générés par nos ordinateurs, appareils ménagers, moquettes…

En forêt, les ions négatifs sont à peu près en mêmes quantités qu’au bord de la mer, entre 3 et 4 000 ions négatifs par cm3 d’air. En montagne on grimpe, c’est le cas de le dire, à 8 000 unités par cm3, le sommet étant atteint au pied d’une cascade, avec 50 000 ions négatifs par cm3 d’air. Vous l’aurez compris, pour se revigorer le corps et l’esprit, il faut chercher une cascade en forêt le plus haut possible dans la montagne. Je l’ai fait il n’y a pas longtemps en randonnée dans le pays basque et je peux vous assurer que redescendre ensuite « sur terre » a été un peu difficile ! Mais les bienfaits sont évidents même après plusieurs jours.

Des journées entières dans les arbres

J’ai eu beaucoup de chance, j’avais des grands-parents qui habitaient tout près d’une très belle forêt, et la sylvothérapie, mon grand-père l’avait inventée bien avant que le mot n’apparaisse ! Lui qui vivait du travail du bois – il était ébéniste – avait pour les arbres un amour et un respect absolu. Grâce à lui, j’ai appris en forêt à reconnaître les essences d’arbres, frênes, hêtres, ormes, bouleaux, mélèzes, noisetiers, merisiers… et bien sûr toute la faune qui vit (ou plutôt vivait…) sous les feuilles et sur les branches.

Combien d’enfants rêvent de construire une cabane dans les arbres ! Beaucoup l’ont fait, et certains adultes aussi, d’ailleurs, de nombreux gîtes et chambres d’hôtes proposent des nuits perchées dans les arbres au sein de la forêt, un véritable havre de paix en pleine nature.

Une cure de sylvothérapie

J’ai des enfants adeptes du bivouac, un mode de camping très réglementé mais autorisé contrairement à ce que l’on pourrait croire. Il faut juste planter sa tente à la tombée de la nuit et partir au lever du jour, sans rien laisser derrière soi bien entendu. Ils le font toujours en forêt, dans un coin de montagne et près d’une cascade, c’est bien vu ! Et sans allumer de feu, faut-il le préciser ?

Les arbres se parlent entre eux

Les arbres communiquent, on le sait maintenant de manière scientifique, même si on s’en doutait un peu… et pas uniquement pour être fan du Seigneur des Anneaux, (je le suis !), roman dans lequel le vieux Sylvebarbe est un personnage clé, absolument fascinant.

Les arbres sont capables de s’entraider, de s’alerter des dangers susceptibles de les menacer (maladies, champignons, sécheresse…). Le succès du livre de Peter Wohlleben – un ingénieur forestier repenti après de longues années de travail de déforestation – « La vie secrète des arbres », a été une révélation pour nombre d’entre nous. Pourtant, les biologistes le savaient depuis des années, les arbres ont une vie sociale, ils sont capables de nourrir les souches d’arbres tombés à terre ou coupés par une production de sucre qu’ils leur envoient à travers leurs racines. Quant aux sous-bois ce sont les seuls espaces où la terre est encore préservée de l’activité mortifère des cultures industrielles et révèle des richesses de faune et flore insoupçonnables aux yeux du promeneur.

Cultiver en harmonie avec la terre

Les pionniers de la permaculture, le japonais Masanobu Fukuoka, puis les australiens Bill Mollison et David Holmgren, n’ont d’ailleurs fait rien d’autre qu’observer dans un premier temps comment la vie renaît en forêt, à partir des souches et des résidus de branches et de feuilles qui pourrissent lentement pour former cette couche d’humus sur laquelle tout peut pousser, plantes, champignons, et même de nouveaux arbres. Et sur des terres abandonnées, sur lesquelles la main de l’homme n’est pas intervenue depuis des années, on voit les premières plantes repousser, les plantes dites « pionnières », et les arbres revenir peu à peu, les plus solides et adaptés au climat en premier, comme s’ils préparaient le terrain pour les plus faibles qui n’arriveront qu’ensuite.

En permaculture, on apprend à travailler en commençant par s’asseoir et observer ce que fait la nature. Puis on s’en inspire en utilisant les connexions entre les végétaux, on plante des buttes destinées aux cultures maraîchères à proximité des haies d’arbres, on y adjoint des végétaux « amis » et surtout, on laisse les plantes s’organiser spontanément sur un sol qu’on aura enrichi sans le retourner, juste en l’aérant. Parce que la terre est comme notre peau, si on met le derme à nu, on la fragilise gravement, et bien pour les sols, c’est pareil. Alors on crée des buttes qu’on enrichit avec du bois mort récupéré en forêt, qui deviendra le ferment des cultures à venir.

Les arbres sont essentiels à la vie

Je suppose que vous avez une petite idée sur la question, et que vous savez pourquoi on parle de l’Amazonie par exemple, comme étant le poumon de la terre.

Depuis plus de trente ans, l’avidité des géants de l’agro-alimentaire, l’extractivisme (activité liée aux minerais, or, nickel, lithium…) et l’élevage intensif qui demande des espaces pour les bêtes mais aussi pour leur alimentation, a fait que la déforestation sur cette planète a pris des proportions inquiétantes.

Car même si un rapport récent montre une augmentation globale des zones boisées dans le monde, il est un fait indéniable : des pays, des régions entières font l’objet d’une effroyable mise à sac, pour des raisons liées à toutes les formes de rentabilité immédiate que certaines entreprises, légales ou illégales, font passer avant la préservation de la planète et de ses extraordinaires écosystèmes.

Forêt tropicale
Toute la beauté d’un monde en danger

Récemment, des chercheurs américains ont prouvé que replanter des arbres sur toute la planète (on disposerait à l’heure actuelle sur terre d’un espace de la taille des Etats-Unis pour replanter 1 200 milliards d’arbres) pourrait contribuer à la sauver des émanations de gaz carbonique et de la hausse des températures. C’est un projet « pharaonique », mais ne faudrait-il pas commencer par sauver les forêts qui existent, boycotter les marques qui participent à cette destruction massive, et ne pas oublier que les forêts d’Amazonie, d’Afrique ou d’Indonésie abritent des peuples qui sont les meilleurs gardiens de la forêt, et donc de la planète ?

J’en profite pour vous parler de mon engagement pour les peuples autochtones d’Amazonie, une association que j’ai créée avec plusieurs personnes engagées dans la défense de ces extraordinaires peuples que sont les indiens Tikuna, Murui, Yanomami… et tant d’autres qui luttent pour leur survie, celle de la forêt et donc de notre planète. Si cette cause vous intéresse et que vous voulez en savoir plus, je vous donne le lien ici

Passez un bel été, sous les arbres, en montagne ou dans l’eau, mais toujours dans l’amour de la nature !

Je vous embrasse,
Corinne

 

Cuisiner vegan et facile

Bonjour, bonjour,

Deux ans bientôt de cuisine végétarienne, puis vegan ! J’avais hâte de partager avec vous mes secrets pour réussir les petits plats vegan dont raffolent ma famille et mes ami.e.s. J’ai eu l’idée de cet article car j’avais réuni, à sa demande, quelques unes des recettes préférées d’un de mes enfants dans un petit document, et aussi parce que c’est un vrai plaisir de partager mes idées de menus composés de bons légumes achetés aux producteurs sur les marchés.

Il y en a de plus en plus qui travaillent en permaculture sans avoir le label bio, et c’est très bien car vous êtes sûr.e.s d’acheter local et sans traitement chimique. Avec quelques ingrédients achetés dans les boutiques bio du quartier, il suffit d’un peu d’imagination pour remplacer tous les produits que l’on utilisait depuis tant d’années par des produits d’origine végétale, et ça marche !

Étalage de fruits et légumes
Le rêve du cuisinier vegan, un étal sur le marché.

Le 1er secret de la bonne cuisine vegan

Le premier secret est très simple : jetez les livres de cuisine ! Parce que tous les légumes et les fruits sont faits pour s’entendre, surtout quand il s’agit de vous faire du bien. L’idée n’est pas de moi, il est d’un gastronome, humoriste et critique angevin (et oui…) qui avait pris pour surnom « Curnonsky« , parce qu’en latin « cur non » signifie « pourquoi pas » et que « sky », et bien ma foi, ça faisait chic comme terminaison. Pourquoi pas signifie qu’il est permis de tout essayer en cuisine, du moment que les produits sont bons, il n’y a pas de mélange impossible.

Et puis avouons-le, les livres de recettes font peur ! Certains livres de cuisine font envie avec de magnifiques photos (je vais vous épargner les miennes, la photographie de plat cuisiné, c’est hyper technique !) mais là, l’idée est de se faire confiance et d’apprendre à devenir autonome en cuisine !

Commencez par aller au marché, trouvez les légumes de saison qui vous font envie, ceux qui ont été cultivés avec soin et amour de la terre et de ses produits. Sur le marché d’Angers, j’achète mes légumes et mes fruits à des jeunes producteurs en permaculture, et je vous le jure, leurs salades ont un parfum délicieux, la batavia n’a pas le même parfum que la laitue, et les tomates, bien sûr, il faut les attendre un peu et la saison est courte, mais quel bonheur quand elles sont là.

Herbes, ail et oignons

Le 2ème secret de la bonne cuisine vegan

Le 2ème secret, je le dois aussi à quelqu’un d’autre, décidément, je n’ai rien inventé ! Mon plus jeune fils est ma deuxième source d’inspiration, moins célèbre que Curnonsky, quoique… Il a pris dès son enfance l’habitude de « revisiter » mes plats en y ajoutant toutes les épices qu’il trouvait sur l’étagère de la cuisine, de l’origan et du curcuma en particulier, et aussi des fruits secs, dattes ou abricots, des noix concassées, des baies de cranberrys…

La bonne idée, c’est d’avoir toujours à la maison tous ces ingrédients de base extraordinaires que sont les épices de toutes sortes, curry, curcuma, muscade, cannelle, clou de girofle, piment doux, paprika, gingembre, coriandre… Si vous ne voulez pas trop stocker, vous pouvez acheter en petites quantités en vrac, par exemple chez Day by day à Angers

J’ai toujours des fruits secs, des graines de sésame, de l’ail et de l’oignon, des citrons et de l’huile d’olive, plus de la tomate en boîte (pelée ou concassée) pour remplacer la tomate hors saison. Et aussi des herbes (fraîches ou en version déshydratée) : persil, basilic, coriandre, menthe, thym, estragon, ciboulette… J’en congèle pas mal l’été, ciselées et mises dans des petits pots de récup, ça se garde très bien…

Côté épicerie, j’ai des stocks permanents de pois chiches, de lentilles, de haricots rouges ou blancs (secs ou en conserve pour une préparation plus rapide) et bien sûr du riz basmati, des pâtes italiennes ou thaïlandaises qui font la base du plat que je cuisine ensuite.

Les épices et les herbes sont un condensé de santé, et si vous en parsemez vos plats, vous ne pourrez que bénéficier de leurs bienfaits, en plus du plaisir gustatif qu’ils apportent dans toute préparation. Cet été, pensez à en mettre dans toutes vos salades, avec des graines de sésame, c’est délicieux.

Mes recettes vegan faciles

Couscous vegan

Ingrédients pour 4 personnes

1 bol de boulgour, 1 gros oignon, 1 gros poivron rouge ou jaune, 2 carottes, 2 courgettes, 1 patate douce, 2 tomates mûres ou une grosse boîte de tomates pelées, une boîte de pois chiches, 2/3 gousses d’ail. Épices : origan, gingembre, piment doux, cumin, cannelle, coriandre. 1 bouquet de coriandre fraîche. Huile d’olive, sel, poivre.

Préparation

Faire revenir dans l’huile d’olive l’oignon et le poivron coupés en lamelles, puis ajouter les carottes coupées en morceaux dans la longueur, les courgettes et la patate douce en gros cubes, saler, poivrer, ajouter l’origan et laisser revenir sur feu doux environ 10 mn.

Ajouter alors les pois chiches et les tomates, si on utilise des tomates fraîches, ajouter de l’eau de manière à couvrir les légumes, pas plus, sinon, le jus de la boîte de tomates pelées suffit. Resaler légèrement. Porter à ébullition 5 mn puis baisser.

Finir l’assaisonnement avec l’ail haché fin ou râpé, les épices (de manière équilibrée, environ une cuiller à café de chaque), on peut ajouter 1 petit piment fort si on veut mais penser à l’enlever en fin de cuisson ou prévenir les invités 😉 Laisser sur feu très doux pendant ½ heure en surveillant régulièrement, ajouter de l’eau si nécessaire.

Au bout de cette ½ heure, ajouter la coriandre fraîche coupée finement, et laisser mijoter encore ½ heure.

Préparer le boulgour à part en versant dans une casserole 2 mesures ½ d’eau salée pour une mesure de boulgour. Porter à ébullition et verser le boulgour en pluie, laisser revenir à ébullition puis éteindre le feu, couvrir et remuer régulièrement.

Nasi byriani

Ingrédients pour 4 personnes

Riz basmati (2 verres), 4 petites échalotes (oignons à défaut), 2 poivrons rouges ou verts, 2 tomates bien mûres ou 1 boîte de tomate pelée, coriandre fraîche, gingembre frais, ail, amandes et noix de cajou, curcuma, 1 petit brick de crème de riz parfumée au curry (dans les magasins bio).

Préparation

Faire revenir à l’huile dans une poêle ou une cocotte les échalotes coupées finement, ajouter du gingembre frais râpé, un peu d’ail râpé, laisser revenir 5 mn à feu doux, puis ajouter 4 verres d’eau, saler, poivrer, porter à ébullition. Quand l’eau bout, ajouter le riz, puis un peu d’amandes et de noix de cajou écrasées grossièrement, les tomates en petits cubes, les poivrons émincés, de la coriandre fraîche, 1 cuiller de curcuma, et ajouter la crème de riz au curry. Laisser sur feu très doux environ 30 mn, le riz doit absorber tout le liquide, remuer régulièrement.

Riz afghan aux haricots rouges

Ingrédients pour 4 personnes

Riz basmati (2 verres), une boîte de haricots rouges, une boîte de tomates concassées, ail, gingembre, piment doux, cumin, coriandre fraîche.

Préparation

Faire chauffer doucement les haricots rouges avec les tomates concassées, saler, poivrer, ajoutez de l’ail râpé, du gingembre râpé ou en poudre, de la coriandre fraîche, du piment doux en poudre, et du cumin. Servir avec le riz basmati.

Nouilles thaï aux légumes

Ingrédients pour 4 personnes

1 sachet de nouilles thaï (1 portion par personne), oignons, champignons, carottes, poivrons, courgettes, brocolis, champignons (un peu ce qu’on veut ou ce qu’on a !). Gingembre, ail, sauce soja.

Préparation

Faire revenir dans l’huile des oignons, des champignons et des poivrons émincés, des dés de carottes, de courgettes, des petits morceaux de brocolis (etc…), saler, poivrer, ajouter un peu d’ail râpé ou émincé finement, un peu de gingembre en poudre, laisser mijoter 15 mn, ajouter un peu de sauce soja en fin de cuisson. Faire cuire à l’eau bouillante les nouilles de riz thaï ou chinoises (voir le paquet, en général 3 mn maximum), les égoutter et les mélanger dans la poêle ou la cocotte, faire revenir rapidement et servir bien chaud.

Poêlée de champignons
Une poêlée de champignons, c’est un régal en soi !

Champignons farcis au four

Ingrédients pour 4 personnes (entrée)

2 gros champignons à farcir bruns ou blancs par personne, 2 petites gousses d’ail, 1 oignon moyen, ¼ de poivron rouge, gingembre frais râpé ou en poudre, coriandre en poudre ou fraîche, piment doux, curcuma, origan, 2 cuillers à soupe de fromage vegan ou de tofu soyeux, sel, poivre, huile d’olive.

Préparation

Couper le pied des champignons jusqu’au centre de manière à former un creux. Hacher très fins les pieds avec l’oignon, le poivron, l’ail, ajouter curcuma, origan, gingembre, piment doux, sel et poivre, puis malaxer le tout à la fourchette avec le fromage vegan ou le tofu soyeux, bien mélanger. Remplir le creux des champignons, arroser d’un peu d’huile d’olive et passer 15 mn sous le grill du four à 220°C. Servir avec une salade verte aux pignons de pin.

Velouté de courgettes super facile

Ingrédients pour 4 personnes (entrée)

1 kg de courgettes, un petit pack de crème au riz (boutiques bio), sel et poivre.

Préparation

Mixez les courgettes cuites dans l’eau bouillante salée et surtout très bien égouttées avec une dose de crème de riz, poivrez, ajoutez de l’ail râpé si vous aimez, et des herbes de Provence.

Voilà, j’ai terminé par le plus facile, et tous ces plats sont équilibrés, goûteux et bons pour la santé ! Il faudra que je pense à revenir avec les desserts 😉

Si vous voulez vous pouvez relire mon article vegétarien, végétalien et vegan, il y a d’autres recettes ! En tous las cas, si vous hésitez, je pense qu’un changement ne peut se faire qu’avec la conscience du bien que l’on fait à la planète et aux animaux, mais aussi du bien que l’on se fait à soi-même, et donc, il faut avant tout une bonne dose de plaisir et c’est ce que je vous propose !

A bientôt, passez un bel été !
Corinne

La méditation

La méditation : beaucoup ont adopté cette pratique, pour leur plus grand bien. Comment pratiquer, dans quel but, quels bénéfices en tirer, éléments de réponse avec une écrivaine et un tennisman, entre autres !

Bonjour, bonjour,

La première fois que j’ai entendu parler de méditation, on était dans la fin des années soixante et je lisais un article dans Melody Maker, le magazine anglais qu’on s’arrachait dans 2 ou 3 points de vente à Paris, où l’on vivait dans un manque permanent d’informations sur nos groupes de musique. Qui à l’ère d’Internet et des réseaux sociaux peut encore imaginer une telle pénurie ?!

On y apprenait que les Beatles avaient rencontré un yogi renommé en Inde, le Maharashi Mahesh, et peu de temps après, les Beatles et quelques uns des Rolling Stones s’envolaient pour un ashram dans un avion sans doute privé, cela permet de mieux planer, comme chacun le sait…

Photo des Rolling Stones avec le Maharashi Mahesh
Période un peu illuminée chez mes rockers préférés…

Seul rock star à résister à l’époque, Keith Richards, qui se vanta un jour « d’être le seul à ne pas avoir baisé les pieds du Maharashi ». J’avoue qu’à l’époque, j’avais l’esprit plus rock que mystique, et j’avais applaudi des deux mains mon guitariste préféré.

En réalité, je n’ai pas tellement changé, et vous allez sûrement trouver mon introduction assez irrévérencieuse… Mais je n’y peux rien, 10 ans d’études dans un établissement privé catholique, ça vous laisse soit totalement béat.e, soit plus que sceptique dès qu’on vous propose d’adhérer à une religion, même nimbée des atours de l’orient…  Je respecte les religions, cela dit, lorsqu’on n’essaie pas de me les imposer, mais moins de révérence et plus de science, telle serait ma devise !

Et si j’ai traversé une partie des seventies avec une écharpe de Bénarès autour du cou, ce n’est pas pour autant que j’ai renoncé à mon esprit critique, entretenu dans ces mêmes années par des études de philo à l’université de Nanterre. En quelque sorte le parcours idéal pour contrebalancer l’esprit qui régnait dans l’institution religieuse que je venais de quitter le bac en poche.

Les années passant, je vois autour de moi plein de gens se mettre à la méditation, et les pages sponsorisées que Facebook glisse habilement (enfin presque !) sur mon fil d’actualité m’amènent à m’intéresser de plus près au sujet, d’autant que je n’en suis jamais très éloignée avec les arts martiaux, le yoga et le qi gong, disciplines que j’apprécie beaucoup et sur lesquelles j’ai rédigé quelques articles précédemment.

Au-delà de la crédulité des adeptes, qui n’épargne aucune religion, je me suis demandée ce qui pouvait les attirer à ce point pour qu’autant de personnes adoptent la pratique de la méditation. La plupart d’entre nous, nous avons mené notre petit bonhomme de chemin avec l’aide des moyens du bord, parfois quelques séances de psy, parfois, c’est moins glorieux, mais on n’est pas là pour se mentir, avec l’aide d’un bon verre ou deux de Bordeaux, mais sans avoir besoin de recourir à ce qui semble être devenu le must du développement personnel. Alors, j’ai voulu en savoir plus.

Méditons, mes ami.e.s, méditons… et surtout sans médire 😉

Méditation et religion

Pour commencer, il faut se rappeler que la pratique de la méditation – comme celle du jeûne, du silence et de la prière – était bien au départ une pratique religieuse, prônée par toutes les religions du monde, qu’elles soient originaires d’Asie ou d’Occident.

Bouddhisme, hindouisme, islam, christianisme ont en commun de recommander la méditation comme exercice spirituel. Cela peut être un simple rituel de dévotion, une préparation à la prière, une recherche de sérénité, une forme de repli sur soi pour mieux concentrer ensuite ses pensées sur l’essentiel. L’art de la méditation peut aussi se transformer un véritable entrainement mental, fait d’exercices de développement des facultés sensorielles.

Alexandra David-Neel, sur le chemin de Lhassa
Alexandra David-Neel sur le chemin de Lhassa

Je vous ai parlé récemment d’Alexandra David-Neel, cette extraordinaire artiste, écrivaine, aventurière, anarchiste, féministe, et convertie au bouddhisme. Elle vécut son initiation en suivant toutes les étapes réservées aux plus grands yogis tibétains. Elle décrit dans son livre « Mystiques et magiciens du Tibet » la pratique du toumo, qui permet de contrôler la température de son corps. Les moines se livraient à des sortes de concours consistant à sécher le plus grand nombre de draps plongés dans l’eau glacée puis enroulés autour d’eux.

Malgré l’immense admiration que j’ai pour cette femme qui aurait eu 150 ans le 24 octobre de cette année – et ce sera mon humble hommage que de publier cet article aujourd’hui – je n’arrive pas à imaginer que je pourrais pratiquer une religion qui m’intéresse au plus haut point mais à laquelle je suis incapable d’adhérer.

Alexandra était fille de franc-maçon, franc-maçonne elle-même et anarchiste. Quelle conversion… Je reste captive à la lecture de ses récits si bien écrits, à la fois documentés et toujours empreints d’une inextinguible soif de connaissance. En tous les cas, j’aurais bien aimé apprendre ne serait-ce qu’un début de maîtrise de ma température corporelle, moi qui suis une grande frileuse !

Méditation et performance

Tout cela ne laisse pas de nous poser des questions, et les plus sceptiques d’entre nous, même s’ils ne sont pas vraiment convaincus, savent que malgré tout, des maîtres de la méditation ont marqué l’histoire de cette pratique par leur capacité à contrôler totalement leurs sensations, leur respiration, au point de s’arrêter de respirer pendant de longues minutes. C’est ce qui explique que les plongeurs en apnée soient le plus souvent des adeptes du yoga, et que les pratiquants de haut niveau aient un entraînement intégrant la méditation.

Dans la pratique du yoga, ou du moins de certaines formes de yoga (si vous voulez, voir mon article ici), la méditation est basée sur un travail du souffle, destiné à se libérer des émotions génératrices de stress. Il existe une quantité d’exercices de respiration visant à une relaxation totale qui permettra ensuite à l’esprit de se reconnecter au monde et de se concentrer sur l’essentiel.

Novak Djokovic
Novak Djokovic, concentré sur le point

Etant une fan de tennis, je suis de près tout ce qui concerne mes champion.ne.s et je sais que Novak Djokovic est un adepte de la méditation de pleine conscience. Au tennis, il faut oublier immédiatement le point perdu pour se concentrer sur le point suivant, comme dans tous les sports d’ailleurs. Sauf que dans le cas du tennis, les points s’enchaînent les uns après les autres sans répit, et c’est en général ce qui fait la différence dans un match entre deux athlètes de même niveau, la capacité de concentration, autrement dit le contrôle des émotions.

La méditation est également très présente dans les plus traditionnelles des écoles d’arts martiaux, qui alternent séances d’entraînements physiques extrêmement soutenues avec des temps réservés aux arts martiaux internes, tai-chi et qi gong, qu’on appelle aussi pratiques méditatives.

Méditation : ouvrir ses chakras

Ouvrir ses chakras, l’expression est pratiquement passée dans le langage courant, à plus ou moins bon escient parfois, et souvent avec une ironie non déguisée.

C’est l’exercice le plus connu dans la pratique de la méditation, qui consiste à ressentir les 7 points d’énergie vitale présents dans notre corps, qui vont du périnée à l’emplacement de la fontanelle (qui se referme après la naissance mais est toujours là), au-dessus de notre crâne. Si vous avez déjà pratiqué le yoga, vous savez sans doute que cet apprentissage est un travail de longue haleine, qui doit être entrepris avec un professeur réellement entraîné, car une mauvaise pratique peut avoir des conséquences tout à fait néfastes sur un esprit mal préparé à cet enseignement.

En effet, les chakras sont des sortes de régulateurs internes, de petits générateurs d’énergie que nous avons bien ou mal utilisés face aux épreuves physiques ou émotionnelles. Et ce d’autant plus que nous n’en avions jamais entendu parler, ni dans notre éducation traditionnelle, ni dans notre médecine occidentale peu encline à chercher dans les savoirs anciens des solutions à nos maux, physiques ou mentaux.

Pour les remettre en route, pour rouvrir ces fameux chakras, donc, il faut faire comme avec tout moteur qui n’a pas été utilisé depuis longtemps, le mettre en route doucement, l’écouter reprendre son rythme, et passer les vitesses tout doucement. Une comparaison peut-être un peu irrespectueuse mais qui a le mérite d’utiliser un langage clair pour de pauvres occidentaux matérialistes. Et puis comme je suis une motarde (ah bon je ne vous l’avais pas encore dit ?!) j’ai tendance à me servir de mots extraits de ma grammaire mécanique, plus basique 😉

Ceci vous expliquera sans doute que mon expérience du yoga en est restée à un stade réellement un peu « primaire », ce que je regrette parfois, mais j’ai une réticence évidente à entrer dans une pratique qui laisse peu de place à l’improvisation, tout en admettant les bienfaits évidents de la discipline.

Et c’est un peu cela mon idée, prendre le meilleur de tout ce que nous pouvons rencontrer d’idées ou de pratiques sur notre chemin, sans se laisser enfermer dans un mode de pensée plaqué de l’extérieur sur notre personnalité. Autrement dit, lire, s’informer, avoir une démarche critique et retenir ce qui est bon pour notre santé physique et mentale, et pour la bonne santé du monde qui nous environne, car tout est lié, et de cela au moins, je suis certaine.

Femme assise face au soleil
Méditation face au soleil : fermer les yeux et se recentrer sur l’essentiel, retrouver sa sérénité…

Méditation et santé

Puisque nous en venons à parler de notre santé, il est temps de se poser la question : est-ce que méditer a des effets positifs sur la santé ?

Là, je n’ai lu que des études qui prouvent que la réponse est clairement oui. A partir du moment où l’on fait un vrai travail de relaxation, comme au cours d’une simple séance de stretching ou de yoga, nous permettons à notre organisme de bénéficier d’un temps de repos, c’est le fameux lâcher prise.

Évacuer le stress est en soi une démarche qui ne peut être que bénéfique, quand on sait que le corps prend sa part de toutes les émotions négatives, pour la plupart d’entre nous, au niveau de la colonne vertébrale ou de l’appareil digestif. En évacuant, même provisoirement nos émotions négatives, nous dormons mieux, digérons mieux,  nous faisons plus facilement face aux petits tracas du quotidien.

La méditation va plus loin que la simple relaxation, en nous permettant de nous recentrer sur nous-mêmes, en nous aidant à lutter contre les agressions extérieures, qu’elles soient liées à notre environnement, notre travail ou nos problèmes relationnels.  Loin d’être une démarche de repli sur soi, elle va permettre de prendre conscience de la façon dont nous absorbons les événements, nous aider à les affronter ensuite en évitant les attitudes de fuite (déni, stratégies d’évitement…) ou les réactions d’agressivité qui ont les plus courantes en cas de conflit, et retrouver une forme de sérénité.

Je ne suis pas une adepte de la littérature de développement personnel, car je crois qu’on a beaucoup de pseudo-thérapeutes qui ont surfé sur une vague très porteuse. La méditation de pleine conscience, sujet qui revient dans nombre de publications, est en réalité une adaptation à l’occidentale de la 3ème voie de la sagesse que le bouddhisme décrit comme celle qui suit la phase d’apprentissage, puis celle de la compréhension intellectuelle. Cette 3ème voie de la sagesse permet de comprendre la réalité ultime, la sagesse suprême, mais ne vous y trompez pas, ce sont des années de pratique qui vous ouvriront cette voie si vous décidez d’adopter la religion bouddhiste.

La seule chose dont je peux témoigner, pour en avoir vu les effets sur des proches, c’est que la méditation peut être une alternative d’une grande efficacité en cas de syndrome dépressif, car elle remplace très efficacement les thérapies médicamenteuses.

Par ailleurs, elle reste un des meilleurs moyens de retrouver nos facultés de concentration souvent mise à mal par nos rythmes de vie, les perturbations du quotidien et le défilement permanent des informations sur nos écrans. Enfin, acquérir la maîtrise de la respiration, c’est augmenter ses capacités physiques en apportant davantage d’oxygène dans le sang, qui irrigue mieux les organes et aussi le cerveau, et retrouver le bonheur de sentir son corps fonctionner de mieux en mieux, profiter de plus longues randonnées, escalader, nager, ou bien sûr tenir plus longtemps sur un court de tennis 😊

Méditation et sommeil

L’un des effets les plus bénéfiques et les plus faciles à pratiquer au quotidien, c’est une forme très simple de méditation qui consiste à favoriser l’endormissement quand on a du mal à trouver le sommeil.

Commencez la méditation par visualiser un lieu agréable, un ruisseau de montagne, une petite crique au bord de l’océan, une forêt dans laquelle vous aimez vous promener. Si cela peut vous aider, imaginez que vous y êtes accompagné.e par une personne qui symbolise pour vous une sorte d’ange gardien bienveillant, que cette personne soit réelle ou imaginaire, peu importe.  Laissez venir les pensées et surtout n’essayez pas de chasser les pensées négatives. L’énergie que vous dépenserez à tenter de les évacuer ne vous laissera pas assez de force pour mettre en oeuvre les pensées positives, apprenez à les accepter car elles font partie de votre vie. Petit à petit, en associant cette démarche à une respiration contrôlée, vous vous sentirez probablement glisser doucement vers le sommeil.

Autre méthode très simple pour s’endormir même les jours un peu chargés de soucis : un exercice de respiration, qui consiste à poser ses mains sur son ventre, inspirer en gonflant d’abord le ventre, puis remonter les mains jusqu’à la poitrine en gonflant progressivement les poumons, bloquer la respiration quelques secondes (4 environ, pas plus) puis laisser l’air repartir par le nez en refaisant le chemin inverse. L’expiration doit être plus longue que l’inspiration. Au bout de quelques inspirations-expirations, vous devez vous sentir déjà beaucoup plus détendu.e. Vous pouvez aussi le faire dans la journée : en cas de gros coup de stress, avant une réunion de travail un peu tendue, pour préparer un rendez-vous important etc… Vous ne vous endormirez pas au bureau (ça m’est arrivé mais pour d’autres raisons !), mais vous serez plus à même de réagir calmement en situation de conflit.

Je profite de l’occasion pour dire un grand merci à l’un de mes fils, adepte de la méditation de longue date, qui m’a indiqué ces petites techniques très faciles à mettre en pratique, même si l’on n’a pas la chance d’avoir devant soi tous les jours un paysage aussi beau que la photo que j’ai choisie pour illustrer cette publication !

Voilà mes quelques réflexions sur la pratique de la méditation, j’espère que vous aurez trouvé cet article intéressant, en tous les cas, si vous essayez, vous me direz si ça marche pour vous ?

A bientôt,
Corinne

 

Le qi gong

Le qi gong, un art martial interne, né au Vème siècle en Chine dans le célèbre monastère de Shaolin, est un concentré de ce que peut nous apporter la médecine chinoise…

Bonjour bonjour,

Après mon article sur le yoga, j’avais envie de vous parler de mon expérience des arts martiaux chinois, qui a commencé (il y a pas mal d’années !) avec la pratique du wushu, à une époque où l’on disait plutôt kung fu et où les films de Bruce Lee faisaient salle comble dans les cinémas du Quartier Latin.

On était au début des seventies, et si toute une frange de la jeunesse, très influencée par le mouvement hippy, était attirée par la méditation et le yoga, l’autre découvrait les arts martiaux tels que le kung fu, le viet vo dao, le kendo, le taekwondo…

De mon côté, je ne voyais aucune incompatibilité entre mon côté ouvertement « peace and love », et la pratique d’un art martial enraciné dans la philosophie orientale, car il s’agissait autant d’une initiation intellectuelle et d’une découverte culturelle que d’un art du combat, c’est ce qui le rendait passionnant.

Je voyais aussi dans cette pratique une façon de prendre confiance en moi, et puis, j’avais cette idée que de savoir se défendre dans la rue, pour une fille, c’est toujours une bonne chose, même si, dans un monde idéal, on ne devrait pas avoir à penser à cet aspect de la question…

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Un film culte

Wushu ou qi gong ?!

J’aime toujours autant le wushu, avec ses enchaînements basés sur l’imitation des mouvements d’animaux comme le serpent, le tigre ou la mante religieuse, ses techniques impressionnantes dans certains styles acrobatiques et les armes utilisées dans de véritables chorégraphies.

J’ai eu l’occasion de voir les moines de Shaolin sur scène, c’était absolument magnifique. Au premier abord, ce spectacle ressemble plus à un show à l’américaine, une sorte de Shaolin Globe Trotters, très éloigné de l’esprit de la discipline. Pourtant, leur démarche vise à faire connaître leur art dans le monde entier et ce sont les moines qui ont atteint le plus haut niveau de pratique qui sont autorisés à participer aux tournées mondiales… Si vous vous intéressez aux arts martiaux et particulièrement au wushu, ne ratez pas cette extraordinaire démonstration, croyez-moi, vous en aurez le souffle coupé !

Aujourd’hui, soyons honnêtes, je fais partie de la silver generation, et même si je me repasse en boucle des films comme « Hero » ou « Tigre et Dragon », il faut se rendre à l’évidence, je n’ai plus le niveau ni l’âge pour me remettre au wushu. Pourtant, j’en avais bien envie, car moi qui suis un peu nerveuse, je serais plus du genre à pratiquer la boxe que la méditation pour relâcher les tensions d’une journée de travail !

C’est d’ailleurs un peu injuste de dire cela en parlant du wushu, dont seulement une partie est réellement orientée vers le combat, le sanda, alors que le sens profond du mot signifie plutôt l’art d’arrêter la guerre, aussi curieux que cela puisse paraître…

Le qi gong, un art martial interne

Donc, pendant une période professionnelle particulièrement difficile, j’ai voulu essayer une activité qui pourrait m’apporter un effet réellement relaxant. Le but : évacuer le stress de la journée grâce à une discipline qui est un concentré de philosophie et de médecine chinoise, le qi gong, un art particulièrement adapté aux seniors.

Le qi gong est né précisément dans ce monastère célèbre de Shaolin, en Chine, au Vème siècle, dans la lignée des gymnastiques taoïstes de longévité. Le sens de ce mot est évidemment difficile à rendre dans toutes ses nuances, mais il est généralement traduit par « maîtrise du souffle » ou « travail de l’énergie ».

Dans les arts martiaux, on distingue les arts martiaux internes et les arts martiaux externes, bien que cette distinction soit un peu trop simpliste pour les puristes, qui savent que les deux sont en relation permanente dans un apprentissage de haut niveau.

En effet, un art martial interne a pour principe d’apporter au pratiquant des bénéfices qui lui seront utiles dans l’exercice de son art, mais il a aussi pour objectif d’exercer une action préventive sur l’organisme de toute personne qui s’y adonne, par un contrôle de la respiration et une connaissance des organes vitaux et de leurs connexions.

Je m’explique : en médecine chinoise, on travaille sur les liens entre les fonctions vitales, les émotions, les cinq sens, les éléments et les saisons, tout cela passant par les méridiens. Par exemple, le foie, ainsi que son organe associé, la vésicule biliaire, est lié aux yeux qu’on appelle « les fenêtres du foie » et dans la pratique du qi gong, on travaillera cet organe, associé au bois et à la couleur verte, au printemps.

Un peu compliqué pour un cours où on vient chercher de la détente ?! Si vous n’avez pas envie de creuser la dimension « médecine interne » du qi gong, il suffit de penser que la respiration est ce qui amène l’oxygène dans notre sang, lequel irrigue d’autant mieux nos organes vitaux qu’il est débarrassé de ses toxines par un travail de respiration en profondeur destiné à libérer les bonnes énergies…

Et, rassurez-vous, on n’est pas obligé de tout retenir, il n’y a pas d’examen à la fin de l’année, pas de ceinture à passer comme au judo, le tout est d’être assidu au cours, et comme pour le yoga de pouvoir faire confiance à son professeur !

Posture de qi gong
Le regard et la main : deux points importants dans les postures de qi gong.

Le qi gong, lenteur et répétition

Les mouvements de qi gong sont extrêmement lents, et parfois, on peut rester dans la même position pendant de longues minutes, mais cette « posture » ne sera prise qu’après avoir parfaitement positionné toutes les zones du corps qui la rendent bénéfique pour l’organisme.

Si vous allez un jour en Chine, vous verrez les Chinois pratiquer dans les parcs, certains vous sembleront parfaitement immobiles, concentrés sur la respiration et la perception des flux énergétiques qui circulent dans le corps.

La plus célèbre des postures, dite « posture de l’arbre » met en œuvre 12 zones du corps entre la tête et les pieds, y compris la position de la langue dans le palais. Le qi gong travaille sur la posture, la respiration et l’intention, et pour atteindre l’objectif de l’exercice, la répétition quotidienne des mouvements est essentielle. L’exceptionnelle longévité des chinois qui pratiquent cette discipline chaque jour n’est plus à démontrer.

Bien entendu, il existe de nombreuses variantes dans l’enseignement du qi gong : certaines pratiques sont plus centrées sur la prévention, l’amélioration de la santé, d’autres sur la pratique spirituelle, ou sur la performance qui permet de développer son niveau dans l’apprentissage des arts martiaux externes.

A moins d’être dans cette deuxième optique, auquel cas c’est plus au sein des écoles de wushu que vous trouverez l’enseignement adapté, la plupart des cours que vous trouverez en France seront orientés vers un apprentissage des postures essentielles, destinées à améliorer le fonctionnement des organes vitaux et à renforcer notre système immunitaire.

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La Chine, perpétuelle source d’inspiration…

Choisir son cours de qi gong

Vous allez me dire, j’habite une ville de 5 000 habitants, je n’ai pas trop le choix, je n’ai trouvé qu’un seul cours. Dans ce cas, faites un ou deux cours d’essai, mais si cela ne vous convient pas, tentez une autre pratique. En effet, je ne vante pas le qi gong plus qu’une autre discipline, au contraire, je ne conseille que trop d’essayer plusieurs méthodes de relaxation avant de choisir celle qui vous convient. Qi gong, tai chi, yoga, Pilates, stretching, pour moi, il n’y a pas une méthode meilleure qu’une autre. Il y a celle qui vous convient le mieux, et surtout le professeur le plus sérieux. Et c’est là que le problème se pose.

Pour enseigner le qi gong, vous n’avez pas besoin d’un diplôme d’Etat, ni même d’être affilié à une fédération d’arts martiaux…

Tout récemment, j’ai vu s’afficher sur mon profil Facebook des publicités pour « devenir prof de qi gong, formation en 48 heures » ! J’imagine que quelqu’un qui a une pratique de longue date, n’a peut-être besoin que de savoir adapter ses connaissances réellement acquises pour passer à l’enseignement d’une discipline, mais en 48h, ça me semble bien peu sérieux. Et en surfant sur le web j’ai trouvé peu de formations qui ne soient pas de simples stages d’un weekend ou d’une semaine…

Les attestations de formation encadrées dans la salle de cours peuvent donc être tout à fait légitimes comme parfaitement trompeuses, et l’on voit des enseignants revenir de Chine avec un joli diplôme soigneusement calligraphié qui n’a de valeur que… décorative !

Donc, dans cette discipline comme dans le yoga, il faut d’abord s’informer auprès de ses ami.e.s, ne pas hésiter à poser des questions pendant le cours d’essai sur le nombre d’années de pratique du professeur, ses séjours en Chine récents ou non…

Petite précision à ce propos, je reviens au wushu, si vous habitez en Pays de la Loire, nous avons ici une des meilleures écoles de wushu de France, qui organise chaque année des stages en Chine. Le fondateur de l’école « Akwa Wushu » donne même des cours de pédagogie du sport à l’Université de Shangaï et ses élèves remportent des médailles dans toutes les compétitions, je vous donne le lien ici

En tous les cas, quel que soit votre choix, sachez que le qi gong est un art à la portée de tou.te.s, qu’il ne nécessite aucune autre capacité que celle de savoir respirer, chose que nous faisons souvent fort mal, et précisément, c’est ce que vous enseignera le qi gong, à mieux contrôler votre souffle pour le plus grand des bénéfices 😊

A bientôt,
Corinne

Choisir son cours de yoga

Le yoga, oui mais quel yoga ? Pour s’y retrouver entre les enseignements traditionnels et les offres les plus farfelues, un petit retour sur une pratique qui séduit les occidentaux depuis les années soixante.

Bonjour, bonjour,

Il y a des moments où je me dis que décidemment, nous étions des pionnières, nous qui avons découvert le yoga avec les Beatles, lesquels étaient devenus adeptes à la fin des années 60 d’un célèbre gourou, le Maharashi Mahesh. Ils pratiquaient alors la « méditation transcendantale » dans un ashram devenu célèbre depuis, à Rishikesh, et leur chemin croisa celui de nombreux artistes indiens, dont le célèbre Ravi Shankar, ce qui ne fut pas sans effet sur la musique pop de l’époque.

Influencée par de nombreux écrivains, la génération hippy a exploré les religions orientales, comme le bouddhisme zen, et s’est adonnée au yoga, à la méditation et aux arts venus d’Asie tels que mandalas, calligraphie… Toutes ces pratiques seront souvent déconsidérées par la profusion de faux gourous qui firent du mouvement appelé New Age un vaste terrain de chasse pour vrais charlatans.

Avec la fin des seventies, l’arrivée des punks d’un côté et celle des yuppies de l’autre (pour rappel, ceux-ci n’avaient d’autre ambition que de réussir dans une société de consommation que les hippies avaient tant contestée…), le mode de vie des hippies et le mouvement flower power semblaient destinés à sombrer dans le Pacifique, au large de la côte californienne qui l’avait vu naître…

Or, voici qu’à Big Sur, en Californie, un centre de yoga créé à la fin des années 60, l’Institut Ensalen, accueille les rescapés de la Silicon Valley en mal de spiritualité… qui l’eut cru ?! Et partout dans le monde, les exemples se multiplient de cet attrait pour la philosophie orientale, dont la pratique du yoga et de la méditation est la manifestation la plus évidente.

Et nous, que pouvons-nous attendre de ces disciplines, méditation, yoga, mais aussi tai-chi, qi-gong, calligraphie, toutes venues d’Orient pour nous amener à de nouvelles pratiques à la fois physiques et mentales ? Nous tenterons d’en décrire dans cet article et d’autres qui suivront, les différents courants, les bienfaits incontestables, mais aussi de déjouer quelques pièges, car dans ce domaine, il y a de nombreuses offres mais certaines visent davantage nos porte-monnaie que notre bien-être… Comme c’est un peu la « rentrée » pour tout le monde, nous avons envie de prendre ou reprendre de bonnes habitudes, alors autant bien choisir.

Le yoga, ou plutôt les yogas…

En 1970, George Harrison chantait « My sweet Lord », chanson extraite de son album solo All things must pass, qui allait devenir un véritable hymne pour les adeptes du mouvement Hare Krishna et du bakhti yoga. Cette école prône le pur amour, la musique et la danse qui sont des prières collectives et conduisent à la vérité divine et la joie intérieure. Dans les seventies, il n’était pas rare de croiser des groupes vêtus de toges colorées chantant Hare Krishna dans les rues de Paris. Il n’y en a plus beaucoup en France, mais j’en ai croisé récemment à Londres où le mouvement s’est enraciné plus que chez nous, à la suite de son célèbre disciple.

Je ne vous détaillerai pas les différentes écoles de yoga nées de la tradition indienne, elles sont extrêmement complexes et nécessitent une véritable approche philosophique pour être exposées avec efficacité. En revanche, je me suis attachée à vous parler de celles qui vous sont proposées le plus souvent en France, afin de distinguer les enseignements traditionnels de ce que j’appellerais les « produits dérivés » nés d’un marketing extrêmement inventif…

Un centre de yoga : panneau d'entrée
Le yoga : la porte du bien-être…

En France, actuellement, nous serions 3 millions à pratiquer le yoga, à 90 % des femmes. Les écoles les plus représentées sont :

  • Le hatha yoga

    C’est l’école la plus anciennement implantée en Occident. On y travaille la respiration, la souplesse et la relaxation. Les « asanas » (postures) ont pour objectif de favoriser la concentration, d’éliminer le stress, d’améliorer le sommeil et les enchaînements sont assez rapides. Un des bénéfices, et non des moindres, est de permettre au bout de quelques mois une souplesse réelle et de faire progressivement disparaître les douleurs de dos et d’articulations.

  • Le yoga ayurvédique

    L’ayurveda est une science millénaire, ayur signifiant la vie et veda, la connaissance, qui met au centre de sa philosophie une intelligence de la nature, nommée « prana ». C’est la plus ancienne médecine de type holistique, ce qui signifie une prise en compte de la globalité de la personne. L’ayurveda est reconnu par l’O.M.S. (Organisation mondiale de la santé), et le yoga qui se réclame de cette philosophie propose une personnalisation poussée des exercices et des recommandations liées à la diététique en particulier.

  • L’ashtanga yoga ou raja yoga

    Si vous essayez cette école, vous pourrez être surprise par le côté très dynamique de cette pratique. Alors que la plupart des enchaînements au yoga sont fait lentement et en profondeur, l’ashtanga yoga est basé sur des séquences de six mouvements répétés de manière plus rapide et en travaillant la respiration « à voix haute ». Il se présente souvent comme la fusion de toutes les écoles en une discipline plus aboutie menant à un mode de vie à la fois plus sain et plus honnête avec nous-mêmes.

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  • Le yoga nidra

    C’est une méthode qui date des années soixante, on l’appelle aussi le « yoga du sommeil ». S’il est assez proche de la sophrologie, il reste une école de yoga, qui utilise des exercices de relaxation dans lesquels la récitation de mantras (en sanscrit, son, sentence) joue un rôle important, ainsi des phrases courtes dites « sankalpa » destinées à mettre en avant une pensée positive qui serait une sorte de but idéal à atteindre pour chaque élève qui choisit son « sankalpa » en début de séance.

  • Le yoga iyengar

    Cette version récente porte le nom de son fondateur, qui passa une grande partie de son enfance malade et fut sauvé par la découverte du yoga. Sa discipline présente la particularité de travailler avec des accessoires (sangles, couvertures, cordes…) qui aident l’élève même débutant à maintenir une posture correcte. Dans cette discipline, l’équilibre du corps est essentiel, le travail rigoureux, et les exercices mettent l’accent sur le contrôle de la respiration (pranayamas).

  • Le sivananda yoga

    Fondé par Swami Vishnudevananda, lui-même élève de Swami Sivananda, cette forme de yoga a un lieu culte, Rishikesh, au Nord de l’Inde, où vont encore se former de nombreux adeptes et a fortiori beaucoup d’enseignants du monde entier. Il existe de par le monde de nombreux centres où se former au sivananda yoga et c’est une des écoles les plus couramment représentées en France. Bien que récent, c’est un yoga traditionnel, basé sur la régularité de la pratique, et intégrant la méditation pour une recherche de bien-être physique et mental. Il enseigne une pensée positive, une harmonie avec le monde et prône le plus souvent le végétarisme.

  • Le yoga kundalini

    Beaucoup plus orienté vers la méditation et la prise de conscience de nos flux énergétiques, le yoga kundalini s’est répandu dans les années hippies et propose une pratique différente, quoique basée aussi sur la respiration et les postures. A travers le contrôle de notre énergie vitale, il permet de réactiver les points connus sous le nom de « chakras », qui sont au nombre de sept, et dont l’ouverture permet de retrouver une harmonie entre le physique et le mental. Il serait particulièrement bénéfique pour la gestion des émotions et un renforcement du système immunitaire malmené par nos vies modernes.

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Yoga et méditation

Les bienfaits médicaux du yoga

On le sait, le stress entraîne l’apparition de pathologies, et les médecins s’accordent enfin à reconnaître le rôle néfaste de cette angoisse permanente que génèrent le surmenage au travail et le rythme de vie contemporain. Certaines entreprises font maintenant appel à des professeurs de yoga qui viennent donner des cours dans des salles aménagées pour les salariés qui le souhaitent. Un bon point pour elles…

Plus encore, en 2014, s’est créé en Inde un Ministère du Yoga, et la journée mondiale du yoga, le 21 juin, comme la Fête de la Musique, a été votée la même année par les Nations Unies. Le Ministère du Yoga est également en charge de la médecine traditionnelle indienne, l’ayurveda, mais aussi de l’homéopathie et de la naturopathie, une démarche cohérente dans une vision holistique, autrement dit dans une approche globale de l’être humain, physique, mentale, psychologique et spirituelle.

Ce que le yoga nous apporte indiscutablement, quelle que soit l’école choisie, c’est une meilleure respiration, et qui dit respiration améliorée dit meilleure oxygénation des organes, des muscles et aussi du cerveau, d’où les effets bénéfiques sur la concentration et la gestion des émotions. Certains cardiologues le conseillent pour cette raison, car respirer plus efficacement fait baisser le rythme cardiaque et augmente l’efficacité des échanges sanguins.

On avance même l’idée que la maladie d’Alzheimer pourrait être contrecarrée par la pratique du yoga, et je ne suis pas loin de penser que si réellement le stress est un facteur déclenchant de la maladie, ce pourrait être une voie à explorer dans la lutte contre ce fléau.

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Posture de yoga acrobatique

Les nouvelles tendances du yoga

Je n’ai sans doute pas fait le tour de toutes les propositions qui vont se présenter à vous, si, à la rentrée ou dans l’année, vous décidez de vous inscrire dans un cours de yoga. Mais s’il y a un sujet sur lequel le marketing ne doit pas vous influencer, c’est bien celui-ci, car on voit un peu de tout et du n’importe quoi dans les offres qui se présentent à vous sur le web ou via Facebook.

Parce qu’après l’aquagym et l’aquabike, deux excellents sports par ailleurs, voici que nous arrive l’aquayoga ! Passe encore si les séances sont vraiment efficaces pour le but recherché. De plus, on peut aimer rester dans l’eau pour méditer – on le fait bien dans son bain – sauf qu’il vous faudra être sûr.e.s que la température de l’eau est suffisante pour ne pas grelotter pendant la séance de relaxation, ce qui la rendrait beaucoup moins efficace !

Si vous êtes frileuse comme moi, vous pouvez tester le bikram yoga, qui se pratique dans une ambiance de hammam, chaleur humide et température de 40°. Je ne suis pas certaine que ce soit agréable, mais la chaleur permet d’optimiser les échanges sanguins, donc, pourquoi pas… à condition de ne pas avoir de problèmes cardiaques.

On voit aussi des offres d’acroyoga, de yoga dynamique ou tonique, de yoga danga (yoga et danse) ou que sais-je encore, qui ont autant à voir avec une séance de yoga qu’un cours de boxe avec le macramé, mais qui peuvent avoir des effets intéressants, donc ne pas tout jeter, cela dépend tellement du professeur…

Préférez demander conseil à des amies avant de vous lancer, et creusez un peu les informations qui vous seront données sur le site web du professeur ou de l’association. Le yoga n’étant pas reconnu officiellement en France, aucune des fédérations existantes n’a de valeur autre que celle qu’elle veut bien vous vendre, et si certaines sont indéniablement sérieuses, ceux qui s’en réclament ne le sont pas toujours. Les enseignants les plus compétents mettent en avant des années de pratique renforcée par des stages suivis régulièrement dans différents lieux, ashrams ou centres de formation en France ou à l’étranger. Enfin, certains professeurs proposent un enseignement prenant appui sur différentes écoles, et intègrent des exercices venus d’autres disciplines comme le Pilates.

Ah, un autre point pour mieux choisir votre cours ! Si vous ne vous sentez pas prête à psalmodier des mantras, par exemple, évitez l’ashtanga ou le yoga nidra. Cela dit, le fameux « ooooooom », ça aide vraiment à éliminer les tensions du monde extérieur avant de commencer les exercices 😊

L’usage dans les offres de cours de sports ou les salles de fitness veut que le professeur ou l’association vous laisse une séance gratuite pour découvrir si le cours vous convient ou non. C’est plus difficile pour les cours de yoga, où les séances sont organisées pour un petit groupe de personnes, ce qui garantit un vrai suivi individuel. La plupart du temps, l’enseignant vous proposera de prendre une ou deux séances à l’unité, parfois à un tarif d’essai, et cela vous permet de tester les cours pour être sûre de votre choix avant de vous engager sur un forfait ou un abonnement.

Je vous conseille vivement de commencer par des séances à l’unité car il m’est arrivé de tomber sur une enseignante charmante aux deux premiers cours mais il s’agissait d’une remplaçante, la titulaire étant beaucoup moins agréable. Elle ne faisait aucun effort pour se rappeler votre prénom – passe encore – mais plus ennuyeux, elle ne se souvenait jamais du type de mouvement que vous deviez éviter en raison d’un problème particulier, pour moi les cervicales, pour une autre le genou etc…. C’est ce qui m’a donné précisément envie d’écrire cet article !

Les enseignants de yoga sont en général des personnes extrêmement attentives, douées d’empathie et montrant un véritable désir de vous apporter le bien-être que vous êtes venue chercher dans leur école. Si la personne ne vous semble pas ressembler à ce portrait, ou si vous ne vous sentez pas à l’aise pendant les cours, changez, vous trouverez certainement un enseignement qui vous correspondra mieux.

Et vous, quelle est votre expérience du yoga, êtes-vous adepte, que vous a-t-il apporté ? Ou au contraire estimez-vous que cela ne vous correspond pas ? Racontez-nous, nous en parlerons ensemble.

A bientôt !
Corinne

Garder la ligne

Garder la ligne, et surtout garder la forme ! En étant heureuse de ses formes, c’est encore mieux.

Bonjour, bonjour,

C’est l’été, il fait chaud, chaud mais alors chaud, 34° aujourd’hui sur la plupart des régions… une météo qui ne nous fait pas fondre, mais quand même, on n’en est pas loin !

A propos de fondre… Si vous êtes déjà en maillot sur la plage, ou si vous êtes prêtes à partir, vous avez sûrement vécu cette épreuve que nous nous infligeons à nous-mêmes régulièrement, et qui avant l’été passe de simple test à torture psychologique : l’examen de sa silhouette sous tous les angles dans le miroir de la salle de bains. Cette fois, on parle de la pire des épreuves : l’essayage du maillot de bain.

Aïe, mais qu’est-ce qu’elle nous fait, là, on avait dit, blog dédié aux femmes de plus de 50 ans, heureuses de l’être, un ton optimiste, pas de sujets qui fâchent !!! Allons, allons, tout va bien se passer, vous allez voir … 😊

L’éternel sujet, la ligne !

Garder la ligne, éternel sujet que dans la famille on appelle LE sujet … C’est devenu une plaisanterie familiale, une vraie private joke, quand l’une d’entre nous aborde le thème de ses kilos en trop dont elle ne peut pas se débarrasser, du nouveau régime à la mode ou de sa dernière consultation chez une diététicienne récemment installée dans le quartier, tout le monde crie « LE SUJET » !

Je ne connais personne – autour de moi en tous cas – qui s’affranchisse de cette terrible épreuve, ce que j’appelle le challenge du maillot de bain. Que ce soit dans la cabine d’essayage d’une boutique, où l’on aura pris 10 fois la précaution de vérifier que le rideau est bien tiré, ou seule dans la salle de bains devant le miroir avec le maillot commandé sur un eshop, c’est le moment où l’on examine notre silhouette sous toutes les coutures, avec moins de complaisance qu’un jury de Miss Monde, cette horrible tradition dont j’espère que le 21ème siècle finira par nous débarrasser tellement on a honte que ça puisse encore exister après tant d’années de combats féministes.

Et oui, à plus de cinquante ans, nous avons parfois gardé notre silhouette de jeune fille, mais pour certaines, nous nous sommes un peu, comment dire, heu, arrondies ? Nous ne le vivons pas très bien, en général. Pourtant : arrêtons de penser qu’il faut avoir une silhouette de liane pour plaire, et rappelons-nous que le mot formes est le plus souvent suivi de généreuses. Et ça, généreuses, c’est tout nous ! La preuve en est, nous avons donné beaucoup, mais alors beaucoup d’argent à des marques de vêtements dans notre vie !!! Et comme vous le savez, parfois, moins il y a de tissu, plus c’est cher, ce ne sont pas les fans de lingerie qui diront le contraire.

Boutique de maillots de bain
Le choix du maillot de bain !

Premier conseil : fuyez les régimes

Le mot régime est à la santé ce que le glyphosate est aux légumes, au début une promesse de réussite spectaculaire, et pour finir, une catastrophe sanitaire. L’un de mes cousins est chirurgien, spécialiste de l’obésité, et sur LE sujet, il n’a qu’un commentaire à faire, mangez sainement ! Par contre, l’obésité est une vraie maladie qu’il faut prendre en charge médicalement, pour ses effets sur le métabolisme. Mais aujourd’hui, on parle de nos kilos en trop, ce n’est pas pareil… Vous le savez, le redoutable effet yo-yo est maintenant prouvé, tout corps privé de nourriture se met à stocker comme un placard de grand-mère dès que l’on se remet à l’alimenter normalement, au cas où une nouvelle période de famine lui serait à nouveau infligée.

L’important est d’être conscient de ce que l’on mange, de ce qui fait du bien à notre organisme. C’est tout simple : imaginez quelqu’un qui souffre de brûlures d’estomac et qui se nourrit de cornichons et ne boit que de la vinaigrette, vous vous direz, il est cinglé, celui-là ! Et bien, pour tout ce que vous avalez, le principe est le même, il y a des aliments qui font du bien, qui apportent à notre organisme des éléments nutritifs indispensables, vitamines, sels minéraux, oligo-éléments… et d’autres qui le soumettent à dure épreuve en épuisant nos organes digestifs.

Curieusement, ça se passe aussi dans notre tête, lisez si vous voulez des articles de ce blog « Gourmande and mindful », dont je connais bien la créatrice, et bien vous verrez que la pleine conscience de ce que l’on mange apporte une sérénité qui manque terriblement à nos modes de consommation. D’ailleurs, il vous est sûrement arrivé d’avoir une terrible envie de manger un aliment tel que des sardines en boîte, ou du beurre, du citron, du chocolat (là, facile !). C’est que notre corps réclame quelque chose qui lui manque, du magnésium, de la vitamine E… Et ceci explique en partie les fringales ou les envies de grignoter entre les repas, ainsi que les envies dites « de femme enceinte », elles sont révélatrices d’une carence ou d’un organisme qui manifeste ses besoins.

On est d’accord, une brusque envie de mojito à 19 h le soir ne rentre pas dans la démonstration, quoique… la fraîcheur de la menthe, du citron vert et de la glace pilée, par cette chaleur, on comprend. Pour le rhum, c’est juste délicieux 😉

Autre point important  : nous mangeons trop vite, trop stressées, affolées par le moindre écart et finissons par oublier des principes de base très simples, dont le plaisir de manger, tout simplement. Et aussi : prenez le temps de le faire, car n’oublions pas qu’environ 30 % de la digestion se fait grâce à la salive, donc, surtout, on arrête d’avaler à toute allure, on prend le temps de mastiquer ses aliments, donc de les déguster. Et notre petit ventre aura plus de chance de rester plat après les repas…

Tranche de pastèque bien fraîche
La pastèque, le fruit de l’été

L’été, saison des fruits et légumes

En plein été, c’est le moment de l’année où l’on peut soigner sa ligne et se faire plaisir en même temps avec des tomates gorgées de soleil (surtout cette année), des haricots verts bien tendres. Hmmm, les melons délicieux, les pastèques, un symbole du sud…

D’une manière générale, les aliments qui nous font du bien, ce n’est pas difficile, ce sont tous les aliments naturels, non transformés, tous ceux que vous préparez chez vous. En plus, acheter quelques carottes, bio de préférence, c’est économique, et les râper pour le dîner, ça prend 2 mn lavage du mixer compris… Avec un peu d’huile d’olive et du persil, un filet de citron, coût par personne 0,35 € environ.

Vous avez peut-être lu mon article sur les végétariens, végétaliens, végan … et bien c’est depuis que nous sommes un certain nombre dans la famille à avoir modifié nos habitudes alimentaires que les repas sont redevenus un vrai plaisir, celui des légumes frais que l’on cuisine au retour du marché, du fromage et des fruits achetés chez le producteur avec lequel on aura pris le temps de discuter… Nous sommes de vrais gourmands, devenus conscients de la qualité des produits que nous mangeons, et heureux de partager ce plaisir au quotidien.

Forme et formes…

L’important, ce n’est pas de garder la ligne, mais de garder la forme ! Être un peu rond mais tonique, ça n’a pas d’importance, de même qu’être maigre, si on se sent bien, aucun problème. Du moment que l’on ne souffre pas de fatigue liée à un mauvais état de santé, notre corps est ce qu’il est. Bien sûr, avec les années qui passent, il est moins souple, moins vif, plus enveloppé ou plus sec, qu’importe, c’est le nôtre et rien ne sert de passer son temps à chercher à se rapprocher d’une image idéale de soi.

Une amie me disait l’autre jour « ma mère, elle est en pleine crise d’anorexie, on ne sait plus quoi faire, elle court après sa jeunesse ». Quel dommage de poser à ses enfants les problèmes qu’on n’aurait pas voulu avoir avec eux quand ils étaient petits…

Sommes-nous à ce point obsédées par notre image, ou plutôt conditionnées par celle que nous renvoient les magazines, le cinéma, que nous ne puissions plus supporter le moindre pli, le moindre kilo en trop ? Vous vous rappelez les stars de cinéma des années 50, 60… Claudia Cardinale, une femme splendide, n’est-ce pas. Et bien, l’an dernier, elle était en vedette sur l’affiche du 70ème festival de Cannes, sur laquelle elle avait été photoshopée pour affiner ses hanches et ses jambes, incroyable, non ? Les stars des années 60, Marylin en particulier, étaient rondes au regard de la mode actuelle, et je ne crois pas que leur pouvoir de séduction en ait souffert.

Mon meilleur conseil pour le moral

Si j’avais un dernier conseil à donner à toutes celles qui passent des heures devant leur miroir, ce serait celui-ci : tournez le dos au miroir ! Et sans se tordre le cou pour regarder en arrière, hein, sinon, ça ne marche pas. Et maintenant, regardez celui ou celle qui vous aime.

Parce qu’il ou elle vous aime comme vous êtes, parce que ce sont tous les petits détails qui font votre personnalité qui vous rendent attachante, ces cheveux qui résistent à toute tentative de lissage, cette mimique qui n’appartient qu’à vous quand vous hésitez (entre un macaron et un cookie ?!), ces délicates petites rides autour de vos yeux qu’on appelle les rides du bonheur… Votre petit ventre ou vos cuisses un peu rondes font partie de vous, et  votre silhouette exprime aussi une certaine joie de vivre, parce que vous ne chipotez pas à table et que pour vous, préparer ou déguster un bon plat est un réel plaisir.

Vous trouvez que j’exagère ? Demandez à n’importe qui autour de vous ce qu’il trouve séduisant en vous, il ou elle vous répondra sans doute, votre gaîté, votre bonne humeur, et votre sourire surtout ! Et si l’on vous répond, « ton corps de déesse » ou « ta chute de reins », méfiez-vous, car ce genre de réplique sent plus le roman de gare que l’amour sincère et véritable… et ce que je viens de dire, je le pensais déjà à 20 ans.

Alors, pour le maillot de bain, oubliez les complexes, vivez, profitez du soleil, et si vous voulez rire un peu, allez faire un tour sur le compte Instagram de Celeste Barber, cette australienne qui passe son temps à tourner en dérision les photos de top models et les diktats de la mode, complètement inadaptés aux femmes « normales » que nous sommes.

Rire, la meilleure recette de l’été, à bientôt !!!
Corinne