Excentricité

Bonjour, bonjour,

En matière de mode, voilà bien longtemps que l’on n’entend plus personne prononcer ce qualificatif autrefois très utilisé par la « bonne société », et que j’ai tellement entendu pendant toutes mes années hippies : « excentrique ».

Il faut dire que les mots ont manqué à notre entourage social ou familial pour décrire nos tenues sorties à la fois de Carnaby Street, des souks de Marrakech pour les plus voyageurs ou de Barbès pour les autres, et des greniers de nos grands-mères. Je le jure, je n’ai aucune photo, sinon, je l’aurais partagée pour vous donner une idée de ce que pouvait être nos tenues dans les seventies !

Associant chemises de dentelle et pantalons à patte d’éléphants, manteau afghan en peau de mouton, divers accessoires tels que capelines noires et colliers indiens, nous avions de quoi heurter les sensibilités vestimentaires de la bonne bourgeoisie, et c’était en partie le but.

En partie seulement, car le plaisir de choquer un peu nos contemporains n’était qu’un aspect de la démarche, qui consistait plutôt à inventer une esthétique non conforme aux diktats de la mode, à trouver dans nos habits une source de plaisir esthétique fait de rêves de voyage et de nostalgie d’un monde perdu.

L’élégance n’en était pas exclue, puisque de cette tendance des seventies naquit le courant glam rock, et le goût immodéré de certains groupes pour des tenues de scène s’inspirant à la fois des plus beaux atours du Moyen-Age ou de la période romantique, le tout assaisonné de paillettes, de strass et de boas…

Mais après toutes ces années, à l’époque des magasins de chaînes et des looks standardisés sur Instagram, y a-t-il encore un espace pour l’excentricité vestimentaire ? La mode vintage est une des réponses à cette question…

Mode et excentricité

La mode, c’est un mot dans lequel on peut plonger pour en extraire toutes sortes de concepts, comme un immense dressing room duquel on sortirait alternativement vêtements effilochés et habits de soirée, tenues de sport et lingerie sophistiquée, panoplies de travail et robes de bal, à l’image d’une industrie qui fait travailler aussi bien les plus expertes des artistes brodeuses dans les ateliers de la maison Dior, et aussi – hélas – les ouvriers des pays pauvres dans des ateliers insalubres, pour le prêt à porter.

Défilé de mode
Défilé de mode coloré !

La haute couture, elle, fait profession de l’excentricité, les défilés de mode sont autant de spectacles où les limites sont sans cesse repoussées : limites du bon goût (mais que veut dire ce mot ?), limites de la suggestivité et de l’érotisme, limites de l’exploitation du corps par une industrie qui condamne sans aucun scrupule autant de jeunes filles à la torture de l’anorexie.

Mais vous lirez rarement dans les articles que les journalistes consacrent à ceux que l’on appelle les « grands couturiers » le mot « excentrique ». Pourquoi ? Parce que, présentés dans des mises en scène intensément théâtralisées, ces habits supposés « importables  » par le commun des mortels, ne sont de toute façon conçus que pour choquer ceux et celles qui n’ont et n’auront jamais les moyens de les acheter. Pas d’excentricité, juste un autre standard, celui de la haute société… Question de caste : il ferait beau voir que Monsieur ou Madame Toutlemonde aime les créations de Karl Lagerfeld !

Monsieur et Madame Toutlemonde s’habillent dans les boutiques des villes et des centres commerciaux. Autrement dit, rien d’original ne sort de ces magasins sans âme, et le premier qui a lancé le jean déchiré n’a pas fait preuve d’une grande créativité, seulement d’un vrai flair commercial. On ne peut qualifier d’excentrique quelqu’un qui sort en arborant un vêtement qu’on retrouve sur toute la planète à des millions d’exemplaires et sur des millions d’individus !

Excentricité et mode vintage

C’est ici que nous avons un peu de chance de faire preuve d’originalité dans notre shopping : dans les boutiques vintage, pas un habit qui ressemble à son voisin de cintre, aucun risque de ressortir habillés comme Monsieur ou Madame Toutlemonde. Là, on peut se livrer à tous les assemblages possibles, mixer un blouson à fleurs avec un pantalon à pinces, recouvrir le tout d’un manteau en faux léopard et sortir avec peut-être, enfin, un look réellement « excentrique ».

J’ai déjà écrit un article sur la mode vintage, je ne voudrais pas me répéter, mais quand même, c’est un drôle de pied de nez à l’une des industries les plus polluantes du monde. Un jean = 5000 litres d’eau + un ouvrier vivant 60h par semaine dans des produits toxiques qui iront polluer les eaux + un transport depuis l’autre bout du monde, vous voyez tout de suite le bilan carbone et éthique du vêtement !

Alors, acheter d’occasion, c’est un beau geste pour la planète, et on peut s’offrir de très belles choses dans les magasins comme Kiloshop ou les dépôts Emmaüs etc… le tout avec un budget serré.

Jeune fille cheveux teints et manteau classique
Mode classique et look excentrique !

Mes fils en particulier sont des adeptes depuis longtemps, ils y trouvent des articles d’une qualité comme on en faisait dans les années 50 et 60, pantalons de pure laine à la coupe impeccable, manteaux et blousons de toutes formes et styles, des chemises de coton aux imprimés improbables…

Je vois souvent dans ces boutiques des jeunes garçons un peu dandies, des jeunes filles au look rétro très recherché, il y a un aspect très ludique de toute évidence dans leur attrait pour cet univers de mode. Car là, même s’il y a effet de groupe, forcément, on voit bien qu’il s’agit d’échapper aux standards actuels et d’affirmer une authentique excentricité.

Excentricité et nostalgie

Si la catégorie vintage est plus celle des jeunes gens et jeunes filles, il y a aussi des nostalgiques, qui, pour s’être arrêtés à une époque vénérée ou à un rêve de jeunesse, continuent à arborer des tenues passablement « démodées », avec les coiffures assorties le plus souvent, car le cheveu est un accessoire de mode facile à adapter… Vêtues de robes à volants avec des boucles blondes à la Marylin, arborant des escarpins de toutes hauteurs avec des brushings à la Farah Fawcett des années 80, certaines femmes n’ont pas renoncé à ressembler à leurs idoles. Certes, j’exagère un peu, et cela concerne des générations plus anciennes mais quand même, combien d’entre nous ont-elles encore dans leur placard au moins une robe qu’elles ne jetteraient pour rien au monde parce que Jennifer Aniston avait la même dans un épisode de Friends ?

Homme avec chapeau de cowboy
Arrêt sur image années 70

Idem pour les hommes, et d’ailleurs, si j’en crois un petit sondage récent auprès de mes amies, on a toutes trouvé que nos hommes s’étaient un jour arrêtés à un stade précis de l’évolution de la race humaine en matière vestimentaire 😉

Allez, je vous fais une petite confidence, dans mon placard, il y a une tunique qui ne déparerait pas dans un épisode du Seigneur des Anneaux, et je la garde comme Frodon son anneau. Je lui ai même donné un nom c’est « My precious » …

Nostalgique, excentrique ?

Je partage aussi avec vous cette photo d’une dame assise en face de moi dans l’autobus, je l’ai prise discrètement et bien sûr, je ne montre pas son visage, mais j’ai été absolument surprise par sa tenue qui contrastait tellement avec les sages panoplies bleu marine et beiges des bourgeoises angevines que je n’ai pas pu m’empêcher de la prendre en photo. Et croyez-moi, j’ai essayé de deviner quelle était sa vie, (un de mes passe-temps préférés dans les transports en commun) et je me suis sentie touchée par tant de recherche dans cette mise tout à fait anachronique. Je crois qu’il s’agissait d’une réelle excentrique, au bon sens du terme, quelqu’un qui s’affirme dans ses goûts, qui se moque du qu’en dira t-on et se sent belle dans des habits qui ne reflètent que sa propre personnalité.

Cela m’a touchée, je ne saurais trop expliquer pourquoi, peut-être parce que je m’imagine ce genre de personnes comme des rêveuses, des voyageuses de toujours, des esprits libres.

Soyons libres, libres de nous habiller comme nous voulons, voilà ma tendance mode hiver 2018-2019 ! Que ce soit une belle saison pour vous,

Amitiés,

Corinne

La mode vintage

Rétro, vintage, la mode nous offre des flashbacks pleins de fantaisie, et de jolies façons de nous habiller avec style et à peu de frais !

Bonjour, bonjour !

Le vintage, c’est la nouvelle version du rétro, une tendance que nous avons bien connue et pratiquée avec délice ! On trouve partout des boutiques qui n’ont rien à envier à celles de Carnaby Street dans les années 60, vous savez, cette rue londonienne mythique du quartier de Soho, où l’on pouvait acheter des robes de grand-mère ou des costumes militaires, des saris indiens et des chemisiers de dentelle de l’époque victorienne… C’est dans cette rue que s’habillèrent les Beatles, les Rolling Stones, Jimi Hendrix et tant d’autres, au temps du Swinging London.

Je ne sais pas si vous avez déjà visité Londres, moi j’ai une passion pour cette ville, pour son ambiance absolument libérée de tout diktat vestimentaire qui n’appartient qu’à elle. En se promenant dans les rues, on y voit autant de hipsters que de punks, des ladies tout droit sorties d’un roman du siècle dernier croisent des néo-hippies dans les salons de thé qui eux-mêmes peuvent être des bijoux de style victorien ou des lieux totalement déjantés.

Si Carnaby Street s’est un peu « aseptisée », Portobello Road a bien peu changé, et les amoureux de Londres – sans parler des fans de Hugh Grant et de Julia Roberts – ne rateraient pour rien au monde un passage par cette célèbre rue du quartier de Notting Hill, et son marché qui accueille, outre les innombrables magasins d’antiquité, des boutiques de vêtements vintage et de créateurs inspirés.

Je reste à Londres un moment encore pour vous parler aussi du marché aux puces de Camden Street avec ses boutiques rétro, métal, punk, qui sont un pur régal. Ne ratez pas la boutique futuriste Cyberdog, à visiter avec des boules Quiès vu le niveau sonore de la musique techno, mais elle vaut vraiment le détour avec ses panoplies pour rave parties. Et puis vous pourrez y voir la statue d’Amy Winehouse, cette immense chanteuse qui a disparu à l’âge de 27 ans, comme ces stars du rock que nous avons tant aimées, Janis Joplin, Jim Morrison, Brian Jones…

Une boutique de robes vintage
Shopping vintage

Le charme des robes vintage !

En France, nous avons depuis pas mal d’années des boutiques de troc, une vraie mine pour les périodes de vaches maigres, et je ne sais pas pour vous, mais moi, c’est souvent 😉 Depuis l’ouverture des premiers Kiloshop, elles sont de plus en plus nombreuses à s’afficher comme « boutique vintage ». Vintage, rétro, peu importe, mais c’est tellement amusant de retrouver le plaisir de fouiller dans les fripes et de repartir avec une jolie robe fleurie pour une poignée d’euros… A condition de savoir les porter, on peut vraiment s’amuser avec nos trouvailles !

Les robes sont les pièces les plus faciles à trouver dans ces boutiques, ainsi que sur les marchés où on trouve souvent des fripes très amusantes… Le choix va du plus sage tissu à pois au plus délirant des imprimés, en passant par les modèles romantiques à fleurettes et dentelles, il y a de quoi se régaler.

Pour les porter en version 21ème siècle, rien de plus facile, il suffit comme toujours d’accessoiriser : avec un blouson en jean, court et ouvert, aucun risque de raté. Avec des boots pour casser le côté précieux et donner un petit air western, ou des Doc Martens… A propos, il existe une ligne de chaussures végan chez Doc Martens comme quoi toutes les marques savent évoluer et cette marque anglaise a accompagné nombre de nos tenues depuis des années.

Look vintage
Un look un peu « too much » ?!

Ce qu’il faut éviter, c’est la panoplie chemisier dentelle, jupe fleurie et talons hauts ! Pour une jupe un peu ample, on choisira un tee-shirt tout simple, près du corps, c’est plus joli, et le tout est de ne pas jouer la surcharge, comme toujours, less is more !Dès qu’on adopte le look vintage, on peut se créer un vrai style à peu de frais, c’est toujours ça de gagné 😉

Autre chose, plus on est jeune, plus le rétro se rapproche, un de mes fils a une passion pour les chemises hawaïennes qu’il customise à plaisir. J’ai aussi une petite cousine qui porte souvent un blouson imprimé cashmere, à épaulettes et boutons dorés, je crois que ma mère en avait un ou deux modèles comme ça dans les années 80, et franchement, ça fait une tenue vraiment inspirée avec un jean destroy, elle aurait tort de se ruiner pour s’habiller.

Les créations vintage

Vous n’avez peut-être pas du tout envie de vous habiller en « seconde main », dans ce cas, rassurez-vous, il y a des marques qui créent des modèles qu’on croirait tout droit sortis des collections des années 60, ou 70, et donc maintenant 80…

En plus, on a le choix entre le look néo-bab, qui peut se décliner en version ethnique chic et le style Courrèges, lui 100 % chic mais qui fut dans les années soixante très avant-gardiste ; on assiste en effet à un retour en force de la mini-jupe et des robes à dessins géométriques avec des tissus lourds, qui ont une vraie tenue. On peut aussi s’offrir (on les trouve sans problème en ligne) des vraies robes style rockabilly de la marque HR London ou opter pour la combinaison, une pièce iconique des années 80, remise au goût du jour par Naf-Naf.

Enfin, dans la grande distribution, voilà des années qu’on trouve des imprimés que n’aurait pas reniés ma tante Solange, 91 ans. Le polyester bleu marine avec des fleurettes vertes et roses, c’est aussi une forme de mode vintage !

Nos bonnes adresses

Ma dernière adresse, c’est une boutique angevine qui s’appelle La Suite by New Vintage Angers. Si vous habitez la ville ou les environs, on y fait de jolies trouvailles.

Et si vous avez de bonnes adresses, vous aussi, vous pouvez les mettre en commentaire, bien sûr !

Passez un bel été, à bientôt,
Corinne

Été en couleurs

Quand les fashionistas du monde entier se demandent pourquoi les françaises sont toujours en noir, il est temps de relever le défi et d’oser de nouveau la couleur. Et en plus, c’est l’été, la saison qui permet toutes les audaces …

Bonjour, bonjour,

La mode, nous adorons évidemment ! La française est une icône de mode, incontestée et incontestable. Paris, avec ses défilés haute couture prestigieux, la Paris Fashion Week, le festival de Cannes où l’on voit les plus grandes stars du cinéma mondial porter les créations de nos grands couturiers, oui, Paris est bien la capitale de la mode. Du moins, c’est ce que nous pensons fièrement. Et pourtant…

Pourtant, j’ai des amies dans le monde entier, fashionistas ou non, qui me disent que ce qui les a le plus frappées en arrivant en France, c’est de nous voir toutes en noir des pieds à la tête, sac et chaussures compris. Avec parfois une nuance de gris, ceci n’ayant rien à voir avec un best-seller récent…

Qu’elles soient de New York ou de Barcelone, de Londres ou de Rome, elles ont un jour débarqué à Roissy en jaune, rose ou vert pomme et se sont demandé ce qui s’était passé dans les rues de Paris pour que nous ayons toutes l’air d’aller à une cérémonie qui semblait n’avoir rien d’une fête !

Or, c’est l’été, et le moment est plutôt bien choisi pour arborer de belles couleurs vives qui vont si bien avec nos bonnes mines retrouvées. Alors, osons la couleur 😊

Budget shopping

A moins que vous ne disposiez d’un budget shopping illimité avec votre carte Platinum, vous avez déjà sûrement vécu ce genre de scénario : « Ooooh, je prendrais bien ce joli petit top en soie bleue, oui mais les sandales rouges que je viens d’acheter xxx € (montant censuré car inavouable mais à 3 chiffres évidemment !), ça n’ira pas du tout avec ! Pas question d’en acheter d’autres, là, j’ai déjà craqué mon budget chaussures du mois. » So sad…

Ou alors, « il faudrait que je trouve un foulard dans lequel il y a un rappel de bleu et de rouge.  Aïe, du coup, c’est ma veste beige, celle que je mets tout le temps, qui va tuer tout l’ensemble et je ne parle pas du sac à main marron à liseré vert avec lequel je comptais faire tout l’été. »

Quand nous pensons élégance, nous voyons souvent panoplie, avec une stricte obligation d’assortir les couleurs, un réflexe hérité des générations de nos mères qui nous ont transmis des dress-codes plutôt stricts. Alors, plus notre budget shopping est limité, plus nous remplissons nos dressings avec du noir !  Parce que :

« Au bureau, ça passe toujours, et le matin, je n’ai pas 3 heures à passer devant la glace pour savoir ce qui va avec tel ou tel pull. En soirée, le noir, c’est élégant sans être ostentatoire, l’idéal pour éviter les fausses notes, et si je n’ai pas le temps de repasser par la maison avant de sortir, je me remaquille un peu et hop, tout est parfait pour aller dîner. »

Et voilà comment on se refuse le bonheur de la couleur…

La petite robe noire

Le noir, symbole de l’élégance à la française, reste en effet l’incontournable marque de l’éternel féminin, et s’il fut adopté par tant de femmes devenues des icônes de mode dans le monde entier, c’est bien parce qu’il nous met en valeur sous tous les éclairages. La petite robe noire, celle que Guerlain a choisi pour son parfum le plus parisien, reste un must dans les soirées, et ce n’est pas près de changer.

Pourtant, il faut savoir oser la couleur ! En vrai fan d’infos people, avouée ou non, avez-vous suivi le mariage du prince Harry et de Meghan Markle ? Si oui, vous n’aurez pas raté les photos des tenues comparées de la sublime Amal Clooney dans sa magnifique robe jaune avec chapeau assorti, et de la triste robe noire portée avec un chapeau à voilette par Victoria Beckham. L’une allait au bras de son non moins sublime mari – attention, je me lâche 😉 – telle un rayon de soleil dans la chapelle du château de Windsor, alors que notre chère Spice Girl et néanmoins styliste semblait accompagner son sublime (aussi !) mari à un enterrement de première classe.

Je n’en dirai pas plus, les magazines ont déjà plus que commenté le sujet, et nous n’allons pas de sitôt être conviées à un mariage royal ! Mais la prochaine fois que nous serons invitées à une cérémonie ou à une soirée, nous allons encore passer quelque temps dans les boutiques ou devant nos placards à hésiter entre cette robe rouge absolument splendide et celle-ci d’un noir tellement rassurant…

La mode en liberté

Faisons appel – encore une fois – aux années 70 : Yves Saint Laurent mettait en scène des défilés somptueux, signant des collections où la soie violette se mariait avec le velours rouge, le rose avec l’orange, comme dans le plus beau des saris indiens.

A l’époque, c’était extrêmement osé, car alors les codes de la bonne société interdisaient formellement les mélanges de couleurs vives. Il était aussi « strictement interdit » d’associer rouge et orange que de porter du marron ou du bleu marine avec du noir, ce qui aurait été jugé du plus mauvais effet. Il faut dire que l’on parlait mode dans ces années-là presqu’uniquement en termes de bon ou mauvais goût… critères qui ont explosé à cette époque, et on ne reviendrait pas en arrière !

C’est dire ce que nous devons à Yves Saint Laurent, le droit de nous habiller autrement qu’en « dame », et de mélanger toutes les couleurs qui nous plaisent ! Mais aussi, nous lui devons d’avoir dessiné et créé pour nous le célèbre smoking pour femmes, noir, porté avec une « simple » chemise blanche, et qui fit la une des magazines de mode, en 1966, suivi l’année d’après par le tailleur-pantalon qui ne nous a plus quitté depuis…

C’est ce que je trouve particulièrement intéressant dans les créations de ce grand couturier que je cite souvent, car il fut celui qui en quelque sorte « dédramatisa » la mode et libéra nos corps et nos esprits, pour notre plus grand bonheur.

Jeune fille en robe d'été
Sourire enchanté en robe d’été.

L’été en couleurs

C’est officiel, nous sommes en été, nous allons pouvoir sortir robes imprimées, tee-shirts colorés et tuniques bariolées si le cœur nous en dit. Moi qui suis très souvent en famille à Barcelone, je vous assure que j’ai adopté les codes couleurs de cette ville qui célèbre à chaque coin de rue un mode de vie si joyeux.

Que ce soit les façades des immeubles, dont bien sûr les célèbres maisons de l’architecte Gaudí avec leurs mosaïques colorées, les œuvres de Joan Miró ou les vitrines des boutiques de mode, la ville rend hommage à la créativité, la fantaisie et la couleur. La référence mode à Barcelone, dans la rue, c’est Desigual : destructurés, inattendus, asymétriques, les modèles de cette marque – clairement inspirés des tenues hippies avec leurs incrustations de couleurs sur les jeans – sont vraiment représentatifs de l’esprit chaleureux et coloré de la capitale catalane. Il est vrai qu’au soleil, toutes les couleurs sont belles, sauf peut-être précisément le noir, que les fashionistas conseillent de remplacer par le bleu marine en été, ou de réveiller avec un accessoire, sac ou bijou, ultra coloré.

Et vous, êtes-vous plutôt style Audrey Hepburn et sa petite robe noire de « Diamants sur canapé » ou tendance Marylin Monroe et sa fastueuse robe rose de « Les hommes préfèrent les blondes » ? Difficile de choisir, n’est-ce pas ?

Racontez-nous vos choix, nous aurons grand plaisir à parler chiffons ! Et en attendant, c’est l’été, osons la couleur !

A très bientôt, bonne semaine !

Corinne

La veste de Melania Trump

L’affaire de la veste de Melania Trump, une faute de goût évidente qui pose la question de la véritable élégance.

Ce matin, sur mon fil d’actualité Google, ce ne sont pas les sujets qui manquent mais il y en a un qui m’a particulièrement frappée : la veste de Melania Trump. Le temps que je rédige cet article, je pense que le sujet aura fait le tour de la terre sur l’ensemble des réseaux sociaux ! Mais si vous n’avez encore pas eu connaissance de cette info, tapez donc « veste de Melania Trump » sur google et vous verrez la photo de la première dame des Etats Unis montant dans un avion avec une veste kaki – très jolie par ailleurs – sur le dos de laquelle il y a écrit « I don’t care, do u ? » traduisez « Je m’en fiche complètement, et vous ? ».

Là où le sujet ne se limite pas à une question de style, c’est qu’elle portait cette veste pour se rendre à la frontière mexicaine visiter un camp de rétention pour enfants de migrant arrêtés à la frontière, et là, vous n’avez pas pu passer à côté de cette terrible affaire qui a fait fondre en larmes en direct une journaliste star de la chaîne MSNBC

Nous allons donc parler chiffons ce matin, et d’une manière un peu moins légère que d’habitude, sans que cela ne remette en question la vision positive que j’essaie de transmettre à travers des articles de ce blog ! D’ailleurs, les soldes commencent mercredi prochain, et on va peut-être avoir envie de parler de mode, de maillots de bains et d’été, ce sera plus léger…

Ce que j’avais envie de partager avec vous ce matin, c’est une question qui me semble importante, pourquoi portons-nous plutôt tel ou tel vêtement, pourquoi aimons-nous à ce point certains looks, comment choisissons-nous nos vêtements avant de partir le matin…

La veste de Melania Trump : faute de goût ?

Alors, je me suis posée une question en marge de cette information, car la veste de Melania Trump, c’est le comble de la faute de goût, un peu comme brûler un feu rouge est le comble du sans gêne, et qu’à ce point d’absence de conscience, ça peut être mortel.

Dans le cas de la veste, ce ne sera que mortel pour la communication du président des Etats Unis… Cependant, on peut aussi imaginer que son épouse a voulu lui adresser un message clair, à lui, Donald Trump, une sorte de tweet arboré sur son dos, en oubliant que des millions de téléspectateurs et d’internautes ne manquent jamais de surveiller ses faits et gestes, et notamment ses tenues…

En tous les cas, ce n’est pas seulement une faute de goût mais une vraie absence d’empathie qui fait que la première dame des Etats Unis aura oublié ce qu’elle représentait en allant faire cette visite aux enfants mexicains retenus à la frontière et séparés de leurs parents. Et en conclusion, ça reste un comportement d’une parfaite indécence… Mais, bref, passons.

Les tee-shirts à message

Je ne sais pas vous, mais il y un sujet qui me fait rire par-dessus tout en matière de vêtement, c’est le tee-shirt à message. J’adore celui qui affiche « cherche sosie pour me remplacer du lundi au vendredi » ou encore celui-là « cherche heures de sommeil désespérément », ça reflète assez bien une partie de ma vie 😉

Je pourrais vous en faire une liste entière de ces tee-shirts qui permettent d’arborer des messages souvent pleins d’humour, comme celui-ci « je suis la femme idéale, je n’y peux rien » ou « je suis une princesse »  mais parfois un peu trop lourds, normal… Si vous voulez vous amuser une minute, regardez sur google, peut-être que vous en trouverez un avec le même message que sur la veste de Melania Trump, qui en soi et en d’autres circonstances, peut faire sourire.

Comme souvent dans mes articles, je reviens sur la génération des post soixante-huitards, car ce sont eux qui nous ont aidé à abandonner chemises et corsages pour le tee-shirt, devenu la pièce n°2 de nos dressings, juste après le jeans, ou n° 1 ex-aequo.

Les premiers tee-shirts à message, on les créait souvent nous-même. Un crayon feutre noir et un tee-shirt, si possible mauve et à col tunisien, et en quelques minutes, on affichait notre slogan préféré du moment, le plus provocateur possible…

Depuis, les marques ont bien récupéré la tendance en inscrivant leur propre logo ou slogan, ou en nous proposant chaque année dans les collections de prêt-à-porter des milliers de modèles à message !

Pourquoi aimons-nous les vêtements militaires ?

Ce n’est pas forcément votre cas, mais nous sommes nombreuses à aimer les vêtements d’inspiration militaire. Dans les années 80, la combinaison kaki type combinaison de parachutiste a fait la une des magazines de mode, elle revient en (air)force cette année et depuis l’imprimé camouflage n’a pas quitté les collections de prêt à porter.

S’afficher dans la rue avec une veste militaire kaki couverte de signes de la paix et autres dessins ou phrases recopiées sur les murs de la fac était la tenue de base des contestataires des années soixante-dix.   On portait aussi en bandoulière des sacs de grosse toile achetés dans les surplus militaires, de couleur kaki comme les vestes, pour compléter la panoplie.

Le détournement de vêtements militaires ne date donc pas d’hier et la styliste de Melania Trump n’a rien inventé avec la veste kaki et son message « I don’t care, do u ? ». Il y a des années que nous portons des vêtements lookés militaires et revus par des créateurs de mode, ce que je traduis par une sorte de message à peine subliminal finalement très bien traduit par ce tee-shirt à message trouvé sur google shopping : « c’est compliqué d’être à la fois une princesse et une rebelle, mais ça va, je gère ».

Une famille de créateurs, la famille Bensimon, avait bien compris que cette tendance était faite pour durer, et que l’on abandonnerait bientôt les vêtements inconfortables de nos mères pour des vêtements plus adaptés à notre vie quotidienne. Le « casual » était né, ancêtre du « streetwear ».

La fameuse marque Bensimon, c’est donc au départ l’idée géniale du père, Simon, de proposer des vêtements inspirés des tenues des travailleurs (comme le jean 501, voir mon article https://mummywasarollingstone.com/2018/06/14/du-501-au-boyfriend/), idée relayée par les deux fils qui proposèrent des tenues militaires customisées, avec des modèles de vestes que n’aurait pas reniés Melania Trump. Et bien sûr la marque est célèbre aussi pour ses fameux sneakers de toutes les couleurs, a étendu son activité dans la déco, ils ont maintenant des concept store, j’avoue que je suis fan…

Jeune fille avec blouson d'inspiration militaire
Jeune fille avec blouson d’inspiration militaire

La véritable élégance

Si le pire dans l’affaire de la veste Melania Trump c’est un réel manque d’empathie, cela me fait penser aussi une belle définition de l’élégance selon Yves Saint Laurent, un grand couturier et un homme qui nous aidé à nous débarrasser des codes vestimentaires hérités du 19ème siècle.

« L’élégance, c’est savoir s’adapter à toutes les circonstances de sa vie. Sans l’élégance de cœur, il n’y a pas d’élégance. » Nul doute que sur le chapitre de l’élégance du cœur, Melania Trump est un parfait contre-exemple, car ce que dit là Yves Saint-Laurent, c’est bien qu’une absence de sensibilité rend tout effort vestimentaire inutile. Il est aussi déplacé en effet de porter des bijoux de prix et une panoplie Hermès à une vente de charité de la paroisse (un classique pourtant…) que de venir en jeans déchiré à un mariage, sauf si vous essayez d’envoyer un message clair du style « le mariage, quelle vaste blague », mais pas sûr que la mariée apprécie le jour où elle a choisi, elle, de porter la plus belle robe de sa vie…

Alors, voilà, de message subliminal envoyé par notre tenue en message arboré sur une veste kaki, nous faisons un choix chaque matin en ouvrant notre placard, et ce choix n’est jamais vraiment neutre…

Ce que nos tenues disent de nous

Je parlais de robe de mariée, il est certain que le choix de cette robe est absolument emblématique de cette idée que nos tenues « parlent ». Et si vous optez pour la sobriété plutôt que pour une robe de princesse, ce peut être par un goût personnel mais aussi par manque d’assurance. En tous les cas, s’il y a une tenue que nous n’oublierons jamais, c’est bien celle du grand jour, qu’il ait été unique ou répété, car on peut se remarier et arborer une deuxième fois une robe blanche si on veut, non ? En ce qui me concerne, j’ai toujours préféré la sobriété, c’est vraiment un choix personnel de toujours, mais parfois je me dis que finalement, j’aurais peut-être dû sacrifier un peu plus aux codes de la cérémonie, mais ce n’aurait pas été moi, alors, pas de regret.

Voilà pour les tenues de mariage, mais le matin, chaque matin, quelle galère devant l’armoire, pas vous ? Il y a une chose dont je suis certaine, c’est que choisir de porter telle ou telle couleur n’est pas neutre. Bien sûr, il y a celle qui vous vont bien, et le noir va à peu près tout le monde, le jaune, à la mode cet été, est moins facile à porter, comme disait ma fille, qui est très blonde avec le teint clair, si je porte du jaune, tu vas appeler le médecin tout de suite, alors je ne préfère pas essayer 😉

Le jour où vous voulez convaincre un client, ou négocier une augmentation, le rouge est presque de rigueur. Il est symbole de conquête, vous pose directement en force dans le cercle des négociations. Sans aller faire comme la reine Elisabeth, qui porte des couleurs vives pour être toujours bien visible dans les cérémonies officielles, jouer des couleurs est une façon de paraitre sûre de soi. D’ailleurs, la belle Meghan Markle a du apprendre à porter des couleurs pastels à ses côtés pour ne pas concurrencer son illustre belle-mère…

Porter des couleurs pâles  peut être une jolie façon d’afficher sa douceur et une certaine fragilité, on peut avoir envie d’en jouer pour se faire un personnage romantique… Une jolie robe à fleurs dans des tons d’aquarelles, ça donne à n’importe quel pique-nique à la campagne un air de déjeuner sur l’herbe façon Manet qui sera du plus bel effet sur les photos.

Mais revenons à nos placards ! J’ai remarqué que, quand je ne me sens pas en forme, ou pas sûre de moi, je vais spontanément vers le gris ou le noir, le beige ou le brun, histoire de ne pas trop « m’avancer » sur le thème d’une journée dont je ne sais pas trop comment elle va se passer. Et le noir évidemment, c’est si facile…

Rouge, noir ou couleurs, tous ces choix ne sont donc pas sans conséquence sur la perception qu’ont les autres de notre personnalité ou de notre humeur. En marketing, c’est la première des recherches pour installer une identité de marque, la couleur. Il y a sur youtube une petite vidéo amusante que je vous conseille https://www.facebook.com/brutofficiel/videos/2015070395409264/

Voilà, de la veste de Melania Trump aux codes couleurs de nos vêtements, nous avons fait un tour rapide de nos placards. Et vous quelles sont vos vêtements ou vos couleurs fétiches ?

A bientôt pour un prochain article mode et bonne journée !

Corinne

Du 501 au boyfriend

du mythique 501 au skinny, du stone wash au bleached, les jeans ont bien changé de look, de coupe, de nom et de couleur, et parfois, aller dans un magasin acheter un jean peut nous mettre les nerfs à rude épreuve ! Alors, on teste les nouveaux modèles ou on reste fidèle à celui qu’on portait dans les seventies ?

Bonjour, bonjour à toutes,

Ce matin, le soleil revient, j’espère que chez vous aussi ! Un petit mieux côté température, mais hélas pas au point de sortir nos jolies robes à bretelles. Alors, après quelques hésitations, j’enfile mon jean préféré, celui dans lequel je me sens si bien !

Le jean, le vêtement de toute la vie… Il est emblématique de notre époque, intemporel, il reste la base de nos tenues aussi bien que celle de toutes les actrices, top models et autres fashionistas (pardon, le mot existe en français, on dit modeuses !)

Certaines d’entre nous portent fièrement leur jean de toujours sans jamais changer de modèle, souvent le mythique 501. D’autres ont adopté le jean slim, voire un peu déchiré (mais pas trop, hein, quand même…) et il y en a qui ne portent plus de jeans du tout (si, si, j’en connais), mais c’est dommage car il en existe de toutes les couleurs et de toutes les coupes, et c’est précisément là que réside la difficulté, comment s’y retrouver ?!

Alors ne nous en privons pas, essayons de trouver dans les tendances de la mode ceux qui nous mettent le plus en valeur suivant notre silhouette !

Un 501 sinon rien !

Le jean légendaire, le mythique, c’est celui que portait Marylin Monroe dans le film Les Désaxés. On était en 1961, et ce fut une révélation, la femme n’était pas obligée de porter une robe pour être féminine, quelle victoire ! Vous avez noté, j’espère, encore un point pour les années soixante, les plus jeunes ne nous diront jamais assez merci 😉

Ce vêtement, conçu en 1873 par Levi Strauss et Jacob Davis, fut d’abord un vêtement de travail, dont les rivets et l’étiquette en cuir avec les deux chevaux devinrent la marque de fabrique. Levis & Co sortira le fameux 501 emblématique de la marque en 1890, ce sera alors le modèle haut de gamme de la maison. Peut-être ne saviez-vous pas que votre cher 501 est sorti des bureaux de style de Levi’s l’année de naissance de vos grands-mères ou arrières grand-mères ?! C’est l’histoire d’un incroyable succès non démenti depuis près de 120 ans… Depuis lors, que de modèles sont sortis sur le marché, faisant de ce must de la mode devenu si féminin un incontournable de notre « garde-robe » !

A propos, chères lectrices, pardonnez le titre un peu ambigu de cet article, n’allez pas croire qu’un 501 est en soi un instrument de conquête. C’est que le boyfriend est le modèle qui se rapproche le plus de notre jean légendaire ! Mais, soyons sérieuses, le jean, c’est en soi un vêtement séduisant, qui valorise nos formes et qui nous permet de varier à l’infini nos tenues en étant toujours à la mode. Bien sûr, on en voit passer quelques adaptations moins heureuses que d’autres, mais dans l’ensemble, dès que nous l’enfilons, nous nous sentons prêtes à affronter le monde, et tout va bien.

Ou plutôt tout allait bien, jusqu’à ce que déferlent dans les rayons de nos magasins et sur les sites web, des marques nouvelles, des appellations non contrôlées, et là, nous voici toutes désorientées, errant dans les allées des Galeries Lafayette ou faisant défiler des pages sur Internet à la recherche du modèle qui pourra nous aller, bref nous voilà faisant notre shopping en mode désespéré

A l’aide, quelqu’un peut me traduire l’étiquette ?

Je suppose que pour la plupart, vous vous vous êtes habituée aux tailles américaines, du 24 au 40 et plus, le W pour la taille (waist) et le L pour la longueur des jambes (lenght). Déjà en soi une performance…

Mais avez-vous essayé de vous y retrouver dans les nombreux et nouveaux modèles ? Moi, j’ai eu du mal, j’avoue, à part pour celui qui a fait un vrai retour en force il y a quelques années, le jean patte d’éléphant dit « patte d’eph » qui fit notre succès au lycée … et un peu moins dans les réunions de famille de l’époque !

Mais entre le boot cut, le flare, le boyfriend et le skinny, le low waist et le regular, on serait tentées d’aller directement au rayon robe voir si ça va mieux se passer, parce que franchement c’est un vrai casse-tête !

Dans vos tentatives pour comprendre de quoi vous parle la vendeuse des Galeries Lafayette ou du Levis’s store, vous avez peut-être consulté quelques pages web consacrées au sujet. J’en ai trouvé, mais la lecture fastidieuse des caractéristiques de chaque modèle m’a laissée absolument pantoise !!!

Alors, voyons voir… comment s’y retrouver ?! Une de mes amies m’a dit, moi, pas compliqué, je vais chez H&M aux heures creuses et j’essaie 10 modèles de jeans, une fois que j’en ai trouvé un qui me va, j’en achète 2 ou 3 exemplaires et c’est parti pour 1 an… Bon, pas très fun, comme shopping, mais ça se tient. Quand même, faisons un effort !

Donc, je vous explique, d’abord les coupes : le boyfriend c’est facile, ça ressemble à notre cher 501, à boutons, un peu large, pas de problème, les inconditionnelles l’auront retrouvé sans peine. Le straight, lui, il est tout droit, ne colle pas, et peut se trouver en version taille haute (high waist) ou basse (low waist). Le slim est près des jambes, mais pas collant, comme le skinny ou le super skinny dont le nom exprime clairement qu’il va vous coller à la peau et que pour l’enlever un soir où vous aurez bien transpiré dans le métro (ou sur un dance floor ?), ça ne va pas être facile 😉 Cela dit, on a pire encore, le jegging, contraction de jean et legging et là, je vous laisse imaginer…

Le jean féminin, coupe classique
Le jean regular, la bonne base de nos tenues.

Allez, on se lance  !

Perso, je vous conseille de faire un petit tour sur le web pour scruter tendances et conseils. Parce que par exemple, le bleach, (délavé à la javel), il parait que ça ne passe pas très bien ces temps-ci. D’ailleurs, j’en ai remis un récemment et là j’ai eu droit au commentaire de ma petite sœur, oh, écoute, la dernière fois que tu as porté ce genre de jean, on était en boîte à Saint Jean de Monts l’année du bac… Pardon, vous me dites ? Si, ça passe ? Ah oui, mais à condition d’être déchiré, c’est-à-dire destroy

A l’aide ! Encore 3 lignes et vous m’abandonnez, sans compter que je craque aussi ! Donc, mes conseils, les voici : d’abord, ça parait évident, mais on évite le modèle taille basse sauf si on a vraiment gardé sa silhouette de jeune fille. Et si on craque pour un modèle skinny et taille basse, on choisit la sobriété ! Pas de mélange incrustation métal argenté + faux trous + broderies + inscription genre Fiesta Ibiza sur la fesse droite, vous voyez à peu près de quoi je veux parler ?

Le boyfriend, (j’adore répéter ce mot, ça me rappelle mes séjours linguistiques en Angleterre !), c’est l’héritier direct de notre 501, se porte bien large, taille basse, si possible roulé aux chevilles, avec un tee-shirt serré pour contraster, alors que le bootleg ou cut, avec une coupe évasée aux chevilles, doit être parfaitement à votre taille et se porte volontiers avec un haut blousant.

Le plus facile, c’est simple, vous n’aurez aucun mal à le mémoriser, c’est le regular. Il habille toutes les silhouettes en évitant de marquer telle ou telle zone plus qu’une autre. D’accord, ce n’est pas le plus original, mais quand on choisit un bon classique, on n’est jamais déçue. On adopte le même modèle et on l’enrichit avec un joli tee-shirt ou une tunique brodée, ou encore un grand pull à maille un peu lâche pour faire décontractée-sexy, ça marche très bien, on aurait tort de se compliquer la vie.

Et rien n’interdit de le twister disent les modeuses, comme quoi les sixties sont partout 😉 (twister, ça veut dire littéralement « tordre », c’est-à-dire créer un effet inattendu). On pourra toujours porter son jean un jour avec un carré Hermès (vrai ou faux) et le lendemain avec un perfecto, ou les deux ensemble, ce n’est pas interdit, et il n’aura plus du tout la même allure…

En tous les cas, nous ne sommes pas prêtes de quitter ce vêtement centenaire, apparu aux Etats Unis alors que nos trisaïeules arboraient manches à gigot et jupes à godets !

Alors, à vous de me dire, pourriez-vous vivre sans votre jean préféré ? Le portez-vous avec toujours autant de plaisir, que vous évoque t-il ?

A bientôt pour un autre article mode, et bon shopping !
Corinne