Garder la ligne

Garder la ligne, et surtout garder la forme ! En étant heureuse de ses formes, c’est encore mieux.

Bonjour, bonjour,

C’est l’été, il fait chaud, chaud mais alors chaud, 34° aujourd’hui sur la plupart des régions… une météo qui ne nous fait pas fondre, mais quand même, on n’en est pas loin !

A propos de fondre… Si vous êtes déjà en maillot sur la plage, ou si vous êtes prêtes à partir, vous avez sûrement vécu cette épreuve que nous nous infligeons à nous-mêmes régulièrement, et qui avant l’été passe de simple test à torture psychologique : l’examen de sa silhouette sous tous les angles dans le miroir de la salle de bains. Cette fois, on parle de la pire des épreuves : l’essayage du maillot de bain.

Aïe, mais qu’est-ce qu’elle nous fait, là, on avait dit, blog dédié aux femmes de plus de 50 ans, heureuses de l’être, un ton optimiste, pas de sujets qui fâchent !!! Allons, allons, tout va bien se passer, vous allez voir … 😊

L’éternel sujet, la ligne !

Garder la ligne, éternel sujet que dans la famille on appelle LE sujet … C’est devenu une plaisanterie familiale, une vraie private joke, quand l’une d’entre nous aborde le thème de ses kilos en trop dont elle ne peut pas se débarrasser, du nouveau régime à la mode ou de sa dernière consultation chez une diététicienne récemment installée dans le quartier, tout le monde crie « LE SUJET » !

Je ne connais personne – autour de moi en tous cas – qui s’affranchisse de cette terrible épreuve, ce que j’appelle le challenge du maillot de bain. Que ce soit dans la cabine d’essayage d’une boutique, où l’on aura pris 10 fois la précaution de vérifier que le rideau est bien tiré, ou seule dans la salle de bains devant le miroir avec le maillot commandé sur un eshop, c’est le moment où l’on examine notre silhouette sous toutes les coutures, avec moins de complaisance qu’un jury de Miss Monde, cette horrible tradition dont j’espère que le 21ème siècle finira par nous débarrasser tellement on a honte que ça puisse encore exister après tant d’années de combats féministes.

Et oui, à plus de cinquante ans, nous avons parfois gardé notre silhouette de jeune fille, mais pour certaines, nous nous sommes un peu, comment dire, heu, arrondies ? Nous ne le vivons pas très bien, en général. Pourtant : arrêtons de penser qu’il faut avoir une silhouette de liane pour plaire, et rappelons-nous que le mot formes est le plus souvent suivi de généreuses. Et ça, généreuses, c’est tout nous ! La preuve en est, nous avons donné beaucoup, mais alors beaucoup d’argent à des marques de vêtements dans notre vie !!! Et comme vous le savez, parfois, moins il y a de tissu, plus c’est cher, ce ne sont pas les fans de lingerie qui diront le contraire.

Boutique de maillots de bain
Le choix du maillot de bain !

Premier conseil : fuyez les régimes

Le mot régime est à la santé ce que le glyphosate est aux légumes, au début une promesse de réussite spectaculaire, et pour finir, une catastrophe sanitaire. L’un de mes cousins est chirurgien, spécialiste de l’obésité, et sur LE sujet, il n’a qu’un commentaire à faire, mangez sainement ! Par contre, l’obésité est une vraie maladie qu’il faut prendre en charge médicalement, pour ses effets sur le métabolisme. Mais aujourd’hui, on parle de nos kilos en trop, ce n’est pas pareil… Vous le savez, le redoutable effet yo-yo est maintenant prouvé, tout corps privé de nourriture se met à stocker comme un placard de grand-mère dès que l’on se remet à l’alimenter normalement, au cas où une nouvelle période de famine lui serait à nouveau infligée.

L’important est d’être conscient de ce que l’on mange, de ce qui fait du bien à notre organisme. C’est tout simple : imaginez quelqu’un qui souffre de brûlures d’estomac et qui se nourrit de cornichons et ne boit que de la vinaigrette, vous vous direz, il est cinglé, celui-là ! Et bien, pour tout ce que vous avalez, le principe est le même, il y a des aliments qui font du bien, qui apportent à notre organisme des éléments nutritifs indispensables, vitamines, sels minéraux, oligo-éléments… et d’autres qui le soumettent à dure épreuve en épuisant nos organes digestifs.

Curieusement, ça se passe aussi dans notre tête, lisez si vous voulez des articles de ce blog « Gourmande and mindful », dont je connais bien la créatrice, et bien vous verrez que la pleine conscience de ce que l’on mange apporte une sérénité qui manque terriblement à nos modes de consommation. D’ailleurs, il vous est sûrement arrivé d’avoir une terrible envie de manger un aliment tel que des sardines en boîte, ou du beurre, du citron, du chocolat (là, facile !). C’est que notre corps réclame quelque chose qui lui manque, du magnésium, de la vitamine E… Et ceci explique en partie les fringales ou les envies de grignoter entre les repas, ainsi que les envies dites « de femme enceinte », elles sont révélatrices d’une carence ou d’un organisme qui manifeste ses besoins.

On est d’accord, une brusque envie de mojito à 19 h le soir ne rentre pas dans la démonstration, quoique… la fraîcheur de la menthe, du citron vert et de la glace pilée, par cette chaleur, on comprend. Pour le rhum, c’est juste délicieux 😉

Autre point important  : nous mangeons trop vite, trop stressées, affolées par le moindre écart et finissons par oublier des principes de base très simples, dont le plaisir de manger, tout simplement. Et aussi : prenez le temps de le faire, car n’oublions pas qu’environ 30 % de la digestion se fait grâce à la salive, donc, surtout, on arrête d’avaler à toute allure, on prend le temps de mastiquer ses aliments, donc de les déguster. Et notre petit ventre aura plus de chance de rester plat après les repas…

Tranche de pastèque bien fraîche
La pastèque, le fruit de l’été

L’été, saison des fruits et légumes

En plein été, c’est le moment de l’année où l’on peut soigner sa ligne et se faire plaisir en même temps avec des tomates gorgées de soleil (surtout cette année), des haricots verts bien tendres. Hmmm, les melons délicieux, les pastèques, un symbole du sud…

D’une manière générale, les aliments qui nous font du bien, ce n’est pas difficile, ce sont tous les aliments naturels, non transformés, tous ceux que vous préparez chez vous. En plus, acheter quelques carottes, bio de préférence, c’est économique, et les râper pour le dîner, ça prend 2 mn lavage du mixer compris… Avec un peu d’huile d’olive et du persil, un filet de citron, coût par personne 0,35 € environ.

Vous avez peut-être lu mon article sur les végétariens, végétaliens, végan … et bien c’est depuis que nous sommes un certain nombre dans la famille à avoir modifié nos habitudes alimentaires que les repas sont redevenus un vrai plaisir, celui des légumes frais que l’on cuisine au retour du marché, du fromage et des fruits achetés chez le producteur avec lequel on aura pris le temps de discuter… Nous sommes de vrais gourmands, devenus conscients de la qualité des produits que nous mangeons, et heureux de partager ce plaisir au quotidien.

Forme et formes…

L’important, ce n’est pas de garder la ligne, mais de garder la forme ! Être un peu rond mais tonique, ça n’a pas d’importance, de même qu’être maigre, si on se sent bien, aucun problème. Du moment que l’on ne souffre pas de fatigue liée à un mauvais état de santé, notre corps est ce qu’il est. Bien sûr, avec les années qui passent, il est moins souple, moins vif, plus enveloppé ou plus sec, qu’importe, c’est le nôtre et rien ne sert de passer son temps à chercher à se rapprocher d’une image idéale de soi.

Une amie me disait l’autre jour « ma mère, elle est en pleine crise d’anorexie, on ne sait plus quoi faire, elle court après sa jeunesse ». Quel dommage de poser à ses enfants les problèmes qu’on n’aurait pas voulu avoir avec eux quand ils étaient petits…

Sommes-nous à ce point obsédées par notre image, ou plutôt conditionnées par celle que nous renvoient les magazines, le cinéma, que nous ne puissions plus supporter le moindre pli, le moindre kilo en trop ? Vous vous rappelez les stars de cinéma des années 50, 60… Claudia Cardinale, une femme splendide, n’est-ce pas. Et bien, l’an dernier, elle était en vedette sur l’affiche du 70ème festival de Cannes, sur laquelle elle avait été photoshopée pour affiner ses hanches et ses jambes, incroyable, non ? Les stars des années 60, Marylin en particulier, étaient rondes au regard de la mode actuelle, et je ne crois pas que leur pouvoir de séduction en ait souffert.

Mon meilleur conseil pour le moral

Si j’avais un dernier conseil à donner à toutes celles qui passent des heures devant leur miroir, ce serait celui-ci : tournez le dos au miroir ! Et sans se tordre le cou pour regarder en arrière, hein, sinon, ça ne marche pas. Et maintenant, regardez celui ou celle qui vous aime.

Parce qu’il ou elle vous aime comme vous êtes, parce que ce sont tous les petits détails qui font votre personnalité qui vous rendent attachante, ces cheveux qui résistent à toute tentative de lissage, cette mimique qui n’appartient qu’à vous quand vous hésitez (entre un macaron et un cookie ?!), ces délicates petites rides autour de vos yeux qu’on appelle les rides du bonheur… Votre petit ventre ou vos cuisses un peu rondes font partie de vous, et  votre silhouette exprime aussi une certaine joie de vivre, parce que vous ne chipotez pas à table et que pour vous, préparer ou déguster un bon plat est un réel plaisir.

Vous trouvez que j’exagère ? Demandez à n’importe qui autour de vous ce qu’il trouve séduisant en vous, il ou elle vous répondra sans doute, votre gaîté, votre bonne humeur, et votre sourire surtout ! Et si l’on vous répond, « ton corps de déesse » ou « ta chute de reins », méfiez-vous, car ce genre de réplique sent plus le roman de gare que l’amour sincère et véritable… et ce que je viens de dire, je le pensais déjà à 20 ans.

Alors, pour le maillot de bain, oubliez les complexes, vivez, profitez du soleil, et si vous voulez rire un peu, allez faire un tour sur le compte Instagram de Celeste Barber, cette australienne qui passe son temps à tourner en dérision les photos de top models et les diktats de la mode, complètement inadaptés aux femmes « normales » que nous sommes.

Rire, la meilleure recette de l’été, à bientôt !!!
Corinne

 

 

 

Végétariens, végétaliens, vegan…

Végétarien, végétalien, végan ? Ne soyez pas désemparés devant ces appellations, ni devant les nouveaux régimes alimentaires adoptés par vos enfants. Ici, on vous explique tout, et surtout on vous rassure. Explications, conseils de nutrition et recettes pour que les repas du dimanche en famille restent une fête !

Bonjour, bonjour,

Au secours ! C’est le cri de détresse qu’a poussé ma mère, 85 ans, lorsque je lui ai annoncé que les enfants attendus pour un déjeuner du dimanche, dont elle se réjouissait comme toujours, étaient devenus végans. 50 ans de tradition culinaire et le rôti du dimanche qui tombe à l’eau, si l’on peut dire !

Et attendez, je vous donne les détails car ce n’est pas si simple ! Sur les quatre dans lesquels j’inclus l’adorable compagnon de ma fille, il y a maintenant très exactement, 2 végétariens, 1 végétalien et 1 flexitarien, à tendance orthorexique, ce qui n’est pas contradictoire, vous le verrez plus loin !

Chères lectrices, je le sens, vous êtes perdues et le « au secours » est sur vos lèvres, prêt à fuser à l’unisson du cri de ma mère et de nombreux parents totalement désorientés à l’heure de faire le menu du sacro-saint repas du dimanche. Sans compter une légitime inquiétude pour la santé de nos chers petits devenus grands – enfin en principe 😉

Pourtant, même si ce n’est pas elle qui a inventé le végétarisme, c’est notre génération qui a vu les premiers adeptes d’une alimentation végétarienne commencer à nous expliquer pourquoi il est aussi mauvais pour la planète que pour notre santé de manger de la viande ou du poisson, sans compter le respect dû à l’espèce animale.

Pour avoir testé les premiers restaurants végétariens du Quartier Latin dans les années 70, je peux vous dire qu’on était loin de la gastronomie, ce qui rendait le concept d’alimentation macrobiotique difficile à adopter, même s’il nous promettait santé et longévité. On mangeait beaucoup de « graines », dans un décor sobre probablement adapté à une forme de renoncement aux plaisirs de ce monde… Je m’en veux de caricaturer à ce point, car je suis plutôt végétarienne, mais à l’époque, franchement, on ne se régalait pas !

Du rôti du dimanche au menu végan

Je vais essayer de vous expliquer ces différents régimes, avec comme toujours, l’idée de vous rassurer et non de vous amener au bord d’un gouffre d’incertitudes ! Donc, explications, informations et conseils, mais aussi quelques bonnes recettes de cuisine pour simplifier les menus du dimanche en famille !

Commençons par quelques définitions. Un végétarien refuse de consommer de la viande ou du poisson, mais mange des œufs, des fromages ou des yaourts. Beaucoup tentent de baisser leur consommation de produits laitiers malgré tout, soit parce qu’ils ont des doutes sur la digestion du lactose pour un adulte, soit parce que leurs motivations étant d’ordre éthique, ils veulent contribuer le moins possible à l’exploitation animale. Parce qu’un fromage de chèvre, même bio, ce n’est pas forcément produit qu’avec des caresses et des bisous. Même s’il s’agit de gentilles chèvres élevées par un non moins gentil baba cool dans le Larzac, les mâles ne produisant pas de lait, vous voyez quel est l’avenir des chevreaux mâles dans un élevage …

Un végétalien ne consomme aucun produit d’origine animale, et ce essentiellement par éthique et compassion réelle. Il refuse d’admettre que la soi-disant supériorité de l’homme consiste principalement à élever des volailles en batterie, torturer des canards pour produire du foie gras ou vider les océans pour nous gaver de thon grillé au barbecue.

Il devient souvent végan, (en anglais « vegan » signifie végétalien, en français, végan a un sens plus philosophique), c’est-à-dire qu’il n’achètera plus d’objet en cuir, et vérifiera soigneusement toutes les étiquettes de ses vêtements pour s’assurer que le poil de la parka est bien en fibre synthétique.

Celui-ci, je l’ai, c’est le troisième de mes enfants, et je respecte complètement sa vision du monde, simplement, il a un problème, il n’aime pas les légumes, enfin très peu, et sa nourriture est assez complexe à décrire !

Le flexitarien, c’est celui ou celle qui a du mal à adopter une position arrêtée sur son alimentation, il est disons « tendance végétarienne » mais il craquera assez facilement – comme moi – pour un morceau de saucisson catalan … En tous les cas, il tente de réduire sa consommation de viande, ce qui ne peut être qu’un bienfait pour sa santé.

Le plus compliqué, c’est l’orthorexique, surtout quand il change de régime sans arrêt selon ses dernières lectures. Je le sais, j’ai aussi ce modèle-là ! Un jour il ne mange pas de gluten, deux mois plus tard, il engloutit une baguette de pain au déjeuner mais s’interdit les pommes de terre, et vous le retrouvez, au bout de six mois, dévorant des boîtes de maquereaux comme une otarie en manque de récompense… Et il a toujours une théorie associée extrêmement stricte, qui lui interdit tout écart, d’où l’invention du mot orthorexie. Le mien a fait un régime paléo(lithique), qui consistait en gros à ne manger que des tubercules et du riz basmati, mais admettait la consommation de viande ou de poisson, sans doute parce qu’à l’ère paléolithique, on n’avait pas trop le choix !

Les conséquences sur la santé

Avouons-le, on peut rire un peu, voire même approuver, ce n’est pas le problème, mais au-delà des soucis de composition du menu du dimanche, ce qui nous inquiète, c’est la santé de nos enfants, ou la nôtre si nous sommes devenus adeptes de ces différents modes de vie.

Pour les végétariens, c’est simple, aucun danger, s’ils consomment des œufs ou des produits laitiers, ils trouvent dans leur alimentation tout ce qui leur est nécessaire pour une activité équilibrée. Mes deux végétariens sont de grands sportifs, randonneurs, joggers, pratiquant l’escalade et la natation de manière intensive. Et ils ne sont pas les seuls, de nombreux sportifs sont végétariens, aucun problème, tant qu’ils ont une consommation variée : légumes, céréales, fruits et œufs pour les protéines animales.

Mais voilà où est le problème pour les végétaliens. Le manque de protéines animales, lui, peut être compensé, alors que la carence en une certaine vitamine, la vitamine B12, qui ne se trouve dans aucun légume ou fruit sec, peut entraîner des conséquences graves : anémie avec tous ses symptômes associés, fatigue chronique, dépression, voire même des états hallucinatoires.

Vous allez me dire, merci pour ces informations angoissantes, ce n’était pas ce que vous nous aviez annoncé ! Alors comme toujours, chères lectrices, j’en viens au moment de vous rassurer, et c’est parce que j’en ai fait l’expérience, ou du moins j’ai assisté à celle d’un de mes enfants.

Voyant mon fils végétalien dans un grand état de fatigue au bout de quelque temps, je l’ai emmené chez une nutritionniste et je lui ai fait passer une visite médicale. L’analyse de sang a révélé des carences en fer et en calcium, certes, mais rien qui ne puisse se rattraper avec un rééquilibrage de ses menus, et comme il est très perfectionniste dans tous les domaines, il a vite récupéré sa forme en appliquant les consignes sur les quantités et les variétés d’aliments à privilégier.

En revanche, il doit absolument prendre un complément alimentaire, un seul, car il existe une vitamine qui ne se trouve que dans les produits d’origine animale, la vitamine B12. C’est son manque dans l’organisme qui peut entraîner les graves troubles énumérés ci-dessus, et qui peut aussi mettre en danger la croissance d’un bébé en cas de grossesse.

Un régime végétalien doit donc absolument être accompagné par un professionnel de santé, médecin ou nutritionniste, et la personne adepte de ce régime, qui a droit à tout notre respect, car c’est son choix, doit effectuer chaque année une analyse de sang. C’est tout mais c’est absolument indispensable.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on mange dimanche ?!

Nous en revenons donc à notre point de départ, et là, je sens que je vais vous faire plaisir… Vous avez peut-être fait des recherches sur Internet ou bien acheté un livre car vous êtes une mère ou une grand-mère modèle, on ne vous changera pas ! Mais en réalité, il n’est guère besoin de se compliquer la vie pour leur faire plaisir, car ils mangent à peu près tout le temps les mêmes aliments sans s’en lasser, et je vous le jure, j’en ai fait l’expérience, pour moi c’est bien plus facile (et plus économique) que le rôti aux pommes de terre du dimanche, dont on peut se lasser aussi d’ailleurs !!!

Les bases de ces nouveaux menus sont essentiellement le riz ou les lentilles, le boulgour ou le quinoa (riche en protéine végétale), si possibles bio et complets. Et à partir de là vous pouvez improviser, mais je vais vous donner mes recettes à succès, les plus simples et les plus rapides à préparer, et celles qui réconcilient tout le monde !

Le taboulé au boulgour
Une délicieuse salade de boulgour

 

  • La salade de lentilles

Rincez les lentilles, faites-les cuire dans deux fois leur volume d’eau, à feu doux à partir de l’ébullition environ 15 minutes, salez en fin de cuisson seulement, égouttez et laissez refroidir. Ajoutez du persil, des oignons hachés menus, des tomates coupées en petits morceaux, des dés de poivron. Servez bien frais.

  • Le taboulé au boulgour

Faites cuire le boulgour à feu doux dans deux fois son volume d’eau salée, environ 10 minutes, et égouttez-le soigneusement, laissez refroidir. Pendant ce temps, préparez un bol dans lequel vous presserez un ou deux citrons, suivant la quantité de boulgour, que vous salerez légèrement. Ajoutez de l’huile d’olive en quantité raisonnable toujours selon le volume de boulgour, mais point trop n’en faut .
Ajoutez la menthe et le persil hachés, à volonté, les oignons frais et du poivron ou du concombre coupés fins, les tomates en dés, et laissez au frais pendant au moins trois heures en remuant régulièrement.
La recette avec la semoule de couscous prévoit de laisser cuire la semoule dans le jus de citron, mais chez nous on préfère le boulgour, plus nourrissant mais qui nécessite une cuisson préalable.

  • Épinards aux raisins secs et aux oignons

Je remercie au passage, car il le mérite bien, mon mari catalan, qui a importé dans la famille quelques délicieuses recettes méditerranéennes ! Celle-ci est inattendue et particulièrement savoureuse.
Faites cuire rapidement et sans ajouter d’eau les épinards frais dans un faitout (5mn pour un kilo). Égouttez soigneusement. Dans une poêle, faites revenir un ou deux oignons dans de l’huile d’olive, jusqu’à ce qu’ils prennent une couleur bien dorée, remuez bien pour ne pas les laisser brûler.
Versez les épinards dans la poêle, mélangez bien pour incorporer les oignons, puis ajoutez des raisins secs, des pignons de pins ou à défaut des noisettes concassées. Servez bien chaud, c’est délicieux. Vous pouvez tout à fait ajouter du quinoa dans ce plat, ils sont de la même famille que les épinards et s’entendent très bien entre eux !

  • Gratin de bettes

Là, c’est à ma grand-mère que je rendrai hommage car c’était une de ses spécialités ! Rincez les feuilles de bettes et coupez les tiges blanches dans le sens de la longueur pour les effiler rapidement. Détaillez ensuite les branches en morceaux d’environ 5 centimètres, en gardant les parties vertes (à moins que vous ne les mettiez de côté pour faire un potage le soir avec une pomme de terre, ce qui est une bonne idée !).
Faites cuire à l’eau salée dans un grand faitout, pas plus de 10 minutes, égouttez soigneusement et mettez dans un plat à four. Si pas de végétalien à table ce jour-là préparez une béchamel classique, ajoutez du gruyère râpé et faites gratiner 10 minutes sous la grille du four. Si végétalien en vue, couvrez d’une crème au soja spéciale cuisine, et passez au four sans faire gratiner.
Vous pouvez aussi servir les bettes avec des pommes de terre à l’eau, arrosées d’huile d’olive et d’un jus de citron, avec un hachis d’ail et de persil, c’est encore plus simple et tout aussi délicieux !

 

J’ai encore plein de recettes faciles et rapides, telles que le gazpacho de betteraves et pommes, le riz aux lentilles corail, curry et lait de coco, et pour les desserts, les patates douces à la cannelle, sucrées et gratinées au four, ou la salade d’orange à la menthe et à la fleur d’oranger… Aucune ne demande une préparation très longue, mais le meilleur résultat s’obtient avec des produits de qualité, frais et locaux, donc en route pour le marché, ce qui est aussi un bonheur !

Faites-moi part de vos réactions, dites-moi si vous ou vos enfants sont adeptes d’un régime végétarien, ou végétalien, quelles sont vos expériences en matière d’alimentation, nous nous ferons toutes un plaisir de vous lire !

A très bientôt,
Corinne