La méditation

La méditation : beaucoup ont adopté cette pratique, pour leur plus grand bien. Comment pratiquer, dans quel but, quels bénéfices en tirer, éléments de réponse avec une écrivaine et un tennisman, entre autres !

Bonjour, bonjour,

La première fois que j’ai entendu parler de méditation, on était dans la fin des années soixante et je lisais un article dans Melody Maker, le magazine anglais qu’on s’arrachait dans 2 ou 3 points de vente à Paris, où l’on vivait dans un manque permanent d’informations sur nos groupes de musique. Qui à l’ère d’Internet et des réseaux sociaux peut encore imaginer une telle pénurie ?!

On y apprenait que les Beatles avaient rencontré un yogi renommé en Inde, le Maharashi Mahesh, et peu de temps après, les Beatles et quelques uns des Rolling Stones s’envolaient pour un ashram dans un avion sans doute privé, cela permet de mieux planer, comme chacun le sait…

Photo des Rolling Stones avec le Maharashi Mahesh
Période un peu illuminée chez mes rockers préférés…

Seul rock star à résister à l’époque, Keith Richards, qui se vanta un jour « d’être le seul à ne pas avoir baisé les pieds du Maharashi ». J’avoue qu’à l’époque, j’avais l’esprit plus rock que mystique, et j’avais applaudi des deux mains mon guitariste préféré.

En réalité, je n’ai pas tellement changé, et vous allez sûrement trouver mon introduction assez irrévérencieuse… Mais je n’y peux rien, 10 ans d’études dans un établissement privé catholique, ça vous laisse soit totalement béat.e, soit plus que sceptique dès qu’on vous propose d’adhérer à une religion, même nimbée des atours de l’orient…  Je respecte les religions, cela dit, lorsqu’on n’essaie pas de me les imposer, mais moins de révérence et plus de science, telle serait ma devise !

Et si j’ai traversé une partie des seventies avec une écharpe de Bénarès autour du cou, ce n’est pas pour autant que j’ai renoncé à mon esprit critique, entretenu dans ces mêmes années par des études de philo à l’université de Nanterre. En quelque sorte le parcours idéal pour contrebalancer l’esprit qui régnait dans l’institution religieuse que je venais de quitter le bac en poche.

Les années passant, je vois autour de moi plein de gens se mettre à la méditation, et les pages sponsorisées que Facebook glisse habilement (enfin presque !) sur mon fil d’actualité m’amènent à m’intéresser de plus près au sujet, d’autant que je n’en suis jamais très éloignée avec les arts martiaux, le yoga et le qi gong, disciplines que j’apprécie beaucoup et sur lesquelles j’ai rédigé quelques articles précédemment.

Au-delà de la crédulité des adeptes, qui n’épargne aucune religion, je me suis demandée ce qui pouvait les attirer à ce point pour qu’autant de personnes adoptent la pratique de la méditation. La plupart d’entre nous, nous avons mené notre petit bonhomme de chemin avec l’aide des moyens du bord, parfois quelques séances de psy, parfois, c’est moins glorieux, mais on n’est pas là pour se mentir, avec l’aide d’un bon verre ou deux de Bordeaux, mais sans avoir besoin de recourir à ce qui semble être devenu le must du développement personnel. Alors, j’ai voulu en savoir plus.

Méditons, mes ami.e.s, méditons… et surtout sans médire 😉

Méditation et religion

Pour commencer, il faut se rappeler que la pratique de la méditation – comme celle du jeûne, du silence et de la prière – était bien au départ une pratique religieuse, prônée par toutes les religions du monde, qu’elles soient originaires d’Asie ou d’Occident.

Bouddhisme, hindouisme, islam, christianisme ont en commun de recommander la méditation comme exercice spirituel. Cela peut être un simple rituel de dévotion, une préparation à la prière, une recherche de sérénité, une forme de repli sur soi pour mieux concentrer ensuite ses pensées sur l’essentiel. L’art de la méditation peut aussi se transformer un véritable entrainement mental, fait d’exercices de développement des facultés sensorielles.

Alexandra David-Neel, sur le chemin de Lhassa
Alexandra David-Neel sur le chemin de Lhassa

Je vous ai parlé récemment d’Alexandra David-Neel, cette extraordinaire artiste, écrivaine, aventurière, anarchiste, féministe, et convertie au bouddhisme. Elle vécut son initiation en suivant toutes les étapes réservées aux plus grands yogis tibétains. Elle décrit dans son livre « Mystiques et magiciens du Tibet » la pratique du toumo, qui permet de contrôler la température de son corps. Les moines se livraient à des sortes de concours consistant à sécher le plus grand nombre de draps plongés dans l’eau glacée puis enroulés autour d’eux.

Malgré l’immense admiration que j’ai pour cette femme qui aurait eu 150 ans le 24 octobre de cette année – et ce sera mon humble hommage que de publier cet article aujourd’hui – je n’arrive pas à imaginer que je pourrais pratiquer une religion qui m’intéresse au plus haut point mais à laquelle je suis incapable d’adhérer.

Alexandra était fille de franc-maçon, franc-maçonne elle-même et anarchiste. Quelle conversion… Je reste captive à la lecture de ses récits si bien écrits, à la fois documentés et toujours empreints d’une inextinguible soif de connaissance. En tous les cas, j’aurais bien aimé apprendre ne serait-ce qu’un début de maîtrise de ma température corporelle, moi qui suis une grande frileuse !

Méditation et performance

Tout cela ne laisse pas de nous poser des questions, et les plus sceptiques d’entre nous, même s’ils ne sont pas vraiment convaincus, savent que malgré tout, des maîtres de la méditation ont marqué l’histoire de cette pratique par leur capacité à contrôler totalement leurs sensations, leur respiration, au point de s’arrêter de respirer pendant de longues minutes. C’est ce qui explique que les plongeurs en apnée soient le plus souvent des adeptes du yoga, et que les pratiquants de haut niveau aient un entraînement intégrant la méditation.

Dans la pratique du yoga, ou du moins de certaines formes de yoga (si vous voulez, voir mon article ici), la méditation est basée sur un travail du souffle, destiné à se libérer des émotions génératrices de stress. Il existe une quantité d’exercices de respiration visant à une relaxation totale qui permettra ensuite à l’esprit de se reconnecter au monde et de se concentrer sur l’essentiel.

Novak Djokovic
Novak Djokovic, concentré sur le point

Etant une fan de tennis, je suis de près tout ce qui concerne mes champion.ne.s et je sais que Novak Djokovic est un adepte de la méditation de pleine conscience. Au tennis, il faut oublier immédiatement le point perdu pour se concentrer sur le point suivant, comme dans tous les sports d’ailleurs. Sauf que dans le cas du tennis, les points s’enchaînent les uns après les autres sans répit, et c’est en général ce qui fait la différence dans un match entre deux athlètes de même niveau, la capacité de concentration, autrement dit le contrôle des émotions.

La méditation est également très présente dans les plus traditionnelles des écoles d’arts martiaux, qui alternent séances d’entraînements physiques extrêmement soutenues avec des temps réservés aux arts martiaux internes, tai-chi et qi gong, qu’on appelle aussi pratiques méditatives.

Méditation : ouvrir ses chakras

Ouvrir ses chakras, l’expression est pratiquement passée dans le langage courant, à plus ou moins bon escient parfois, et souvent avec une ironie non déguisée.

C’est l’exercice le plus connu dans la pratique de la méditation, qui consiste à ressentir les 7 points d’énergie vitale présents dans notre corps, qui vont du périnée à l’emplacement de la fontanelle (qui se referme après la naissance mais est toujours là), au-dessus de notre crâne. Si vous avez déjà pratiqué le yoga, vous savez sans doute que cet apprentissage est un travail de longue haleine, qui doit être entrepris avec un professeur réellement entraîné, car une mauvaise pratique peut avoir des conséquences tout à fait néfastes sur un esprit mal préparé à cet enseignement.

En effet, les chakras sont des sortes de régulateurs internes, de petits générateurs d’énergie que nous avons bien ou mal utilisés face aux épreuves physiques ou émotionnelles. Et ce d’autant plus que nous n’en avions jamais entendu parler, ni dans notre éducation traditionnelle, ni dans notre médecine occidentale peu encline à chercher dans les savoirs anciens des solutions à nos maux, physiques ou mentaux.

Pour les remettre en route, pour rouvrir ces fameux chakras, donc, il faut faire comme avec tout moteur qui n’a pas été utilisé depuis longtemps, le mettre en route doucement, l’écouter reprendre son rythme, et passer les vitesses tout doucement. Une comparaison peut-être un peu irrespectueuse mais qui a le mérite d’utiliser un langage clair pour de pauvres occidentaux matérialistes. Et puis comme je suis une motarde (ah bon je ne vous l’avais pas encore dit ?!) j’ai tendance à me servir de mots extraits de ma grammaire mécanique, plus basique 😉

Ceci vous expliquera sans doute que mon expérience du yoga en est restée à un stade réellement un peu « primaire », ce que je regrette parfois, mais j’ai une réticence évidente à entrer dans une pratique qui laisse peu de place à l’improvisation, tout en admettant les bienfaits évidents de la discipline.

Et c’est un peu cela mon idée, prendre le meilleur de tout ce que nous pouvons rencontrer d’idées ou de pratiques sur notre chemin, sans se laisser enfermer dans un mode de pensée plaqué de l’extérieur sur notre personnalité. Autrement dit, lire, s’informer, avoir une démarche critique et retenir ce qui est bon pour notre santé physique et mentale, et pour la bonne santé du monde qui nous environne, car tout est lié, et de cela au moins, je suis certaine.

Femme assise face au soleil
Méditation face au soleil : fermer les yeux et se recentrer sur l’essentiel, retrouver sa sérénité…

Méditation et santé

Puisque nous en venons à parler de notre santé, il est temps de se poser la question : est-ce que méditer a des effets positifs sur la santé ?

Là, je n’ai lu que des études qui prouvent que la réponse est clairement oui. A partir du moment où l’on fait un vrai travail de relaxation, comme au cours d’une simple séance de stretching ou de yoga, nous permettons à notre organisme de bénéficier d’un temps de repos, c’est le fameux lâcher prise.

Évacuer le stress est en soi une démarche qui ne peut être que bénéfique, quand on sait que le corps prend sa part de toutes les émotions négatives, pour la plupart d’entre nous, au niveau de la colonne vertébrale ou de l’appareil digestif. En évacuant, même provisoirement nos émotions négatives, nous dormons mieux, digérons mieux,  nous faisons plus facilement face aux petits tracas du quotidien.

La méditation va plus loin que la simple relaxation, en nous permettant de nous recentrer sur nous-mêmes, en nous aidant à lutter contre les agressions extérieures, qu’elles soient liées à notre environnement, notre travail ou nos problèmes relationnels.  Loin d’être une démarche de repli sur soi, elle va permettre de prendre conscience de la façon dont nous absorbons les événements, nous aider à les affronter ensuite en évitant les attitudes de fuite (déni, stratégies d’évitement…) ou les réactions d’agressivité qui ont les plus courantes en cas de conflit, et retrouver une forme de sérénité.

Je ne suis pas une adepte de la littérature de développement personnel, car je crois qu’on a beaucoup de pseudo-thérapeutes qui ont surfé sur une vague très porteuse. La méditation de pleine conscience, sujet qui revient dans nombre de publications, est en réalité une adaptation à l’occidentale de la 3ème voie de la sagesse que le bouddhisme décrit comme celle qui suit la phase d’apprentissage, puis celle de la compréhension intellectuelle. Cette 3ème voie de la sagesse permet de comprendre la réalité ultime, la sagesse suprême, mais ne vous y trompez pas, ce sont des années de pratique qui vous ouvriront cette voie si vous décidez d’adopter la religion bouddhiste.

La seule chose dont je peux témoigner, pour en avoir vu les effets sur des proches, c’est que la méditation peut être une alternative d’une grande efficacité en cas de syndrome dépressif, car elle remplace très efficacement les thérapies médicamenteuses.

Par ailleurs, elle reste un des meilleurs moyens de retrouver nos facultés de concentration souvent mise à mal par nos rythmes de vie, les perturbations du quotidien et le défilement permanent des informations sur nos écrans. Enfin, acquérir la maîtrise de la respiration, c’est augmenter ses capacités physiques en apportant davantage d’oxygène dans le sang, qui irrigue mieux les organes et aussi le cerveau, et retrouver le bonheur de sentir son corps fonctionner de mieux en mieux, profiter de plus longues randonnées, escalader, nager, ou bien sûr tenir plus longtemps sur un court de tennis 😊

Méditation et sommeil

L’un des effets les plus bénéfiques et les plus faciles à pratiquer au quotidien, c’est une forme très simple de méditation qui consiste à favoriser l’endormissement quand on a du mal à trouver le sommeil.

Commencez la méditation par visualiser un lieu agréable, un ruisseau de montagne, une petite crique au bord de l’océan, une forêt dans laquelle vous aimez vous promener. Si cela peut vous aider, imaginez que vous y êtes accompagné.e par une personne qui symbolise pour vous une sorte d’ange gardien bienveillant, que cette personne soit réelle ou imaginaire, peu importe.  Laissez venir les pensées et surtout n’essayez pas de chasser les pensées négatives. L’énergie que vous dépenserez à tenter de les évacuer ne vous laissera pas assez de force pour mettre en oeuvre les pensées positives, apprenez à les accepter car elles font partie de votre vie. Petit à petit, en associant cette démarche à une respiration contrôlée, vous vous sentirez probablement glisser doucement vers le sommeil.

Autre méthode très simple pour s’endormir même les jours un peu chargés de soucis : un exercice de respiration, qui consiste à poser ses mains sur son ventre, inspirer en gonflant d’abord le ventre, puis remonter les mains jusqu’à la poitrine en gonflant progressivement les poumons, bloquer la respiration quelques secondes (4 environ, pas plus) puis laisser l’air repartir par le nez en refaisant le chemin inverse. L’expiration doit être plus longue que l’inspiration. Au bout de quelques inspirations-expirations, vous devez vous sentir déjà beaucoup plus détendu.e. Vous pouvez aussi le faire dans la journée : en cas de gros coup de stress, avant une réunion de travail un peu tendue, pour préparer un rendez-vous important etc… Vous ne vous endormirez pas au bureau (ça m’est arrivé mais pour d’autres raisons !), mais vous serez plus à même de réagir calmement en situation de conflit.

Je profite de l’occasion pour dire un grand merci à l’un de mes fils, adepte de la méditation de longue date, qui m’a indiqué ces petites techniques très faciles à mettre en pratique, même si l’on n’a pas la chance d’avoir devant soi tous les jours un paysage aussi beau que la photo que j’ai choisie pour illustrer cette publication !

Voilà mes quelques réflexions sur la pratique de la méditation, j’espère que vous aurez trouvé cet article intéressant, en tous les cas, si vous essayez, vous me direz si ça marche pour vous ?

A bientôt,
Corinne

 

Choisir son cours de yoga

Le yoga, oui mais quel yoga ? Pour s’y retrouver entre les enseignements traditionnels et les offres les plus farfelues, un petit retour sur une pratique qui séduit les occidentaux depuis les années soixante.

Bonjour, bonjour,

Il y a des moments où je me dis que décidemment, nous étions des pionnières, nous qui avons découvert le yoga avec les Beatles, lesquels étaient devenus adeptes à la fin des années 60 d’un célèbre gourou, le Maharashi Mahesh. Ils pratiquaient alors la « méditation transcendantale » dans un ashram devenu célèbre depuis, à Rishikesh, et leur chemin croisa celui de nombreux artistes indiens, dont le célèbre Ravi Shankar, ce qui ne fut pas sans effet sur la musique pop de l’époque.

Influencée par de nombreux écrivains, la génération hippy a exploré les religions orientales, comme le bouddhisme zen, et s’est adonnée au yoga, à la méditation et aux arts venus d’Asie tels que mandalas, calligraphie… Toutes ces pratiques seront souvent déconsidérées par la profusion de faux gourous qui firent du mouvement appelé New Age un vaste terrain de chasse pour vrais charlatans.

Avec la fin des seventies, l’arrivée des punks d’un côté et celle des yuppies de l’autre (pour rappel, ceux-ci n’avaient d’autre ambition que de réussir dans une société de consommation que les hippies avaient tant contestée…), le mode de vie des hippies et le mouvement flower power semblaient destinés à sombrer dans le Pacifique, au large de la côte californienne qui l’avait vu naître…

Or, voici qu’à Big Sur, en Californie, un centre de yoga créé à la fin des années 60, l’Institut Ensalen, accueille les rescapés de la Silicon Valley en mal de spiritualité… qui l’eut cru ?! Et partout dans le monde, les exemples se multiplient de cet attrait pour la philosophie orientale, dont la pratique du yoga et de la méditation est la manifestation la plus évidente.

Et nous, que pouvons-nous attendre de ces disciplines, méditation, yoga, mais aussi tai-chi, qi-gong, calligraphie, toutes venues d’Orient pour nous amener à de nouvelles pratiques à la fois physiques et mentales ? Nous tenterons d’en décrire dans cet article et d’autres qui suivront, les différents courants, les bienfaits incontestables, mais aussi de déjouer quelques pièges, car dans ce domaine, il y a de nombreuses offres mais certaines visent davantage nos porte-monnaie que notre bien-être… Comme c’est un peu la « rentrée » pour tout le monde, nous avons envie de prendre ou reprendre de bonnes habitudes, alors autant bien choisir.

Le yoga, ou plutôt les yogas…

En 1970, George Harrison chantait « My sweet Lord », chanson extraite de son album solo All things must pass, qui allait devenir un véritable hymne pour les adeptes du mouvement Hare Krishna et du bakhti yoga. Cette école prône le pur amour, la musique et la danse qui sont des prières collectives et conduisent à la vérité divine et la joie intérieure. Dans les seventies, il n’était pas rare de croiser des groupes vêtus de toges colorées chantant Hare Krishna dans les rues de Paris. Il n’y en a plus beaucoup en France, mais j’en ai croisé récemment à Londres où le mouvement s’est enraciné plus que chez nous, à la suite de son célèbre disciple.

Je ne vous détaillerai pas les différentes écoles de yoga nées de la tradition indienne, elles sont extrêmement complexes et nécessitent une véritable approche philosophique pour être exposées avec efficacité. En revanche, je me suis attachée à vous parler de celles qui vous sont proposées le plus souvent en France, afin de distinguer les enseignements traditionnels de ce que j’appellerais les « produits dérivés » nés d’un marketing extrêmement inventif…

Un centre de yoga : panneau d'entrée
Le yoga : la porte du bien-être…

En France, actuellement, nous serions 3 millions à pratiquer le yoga, à 90 % des femmes. Les écoles les plus représentées sont :

  • Le hatha yoga

    C’est l’école la plus anciennement implantée en Occident. On y travaille la respiration, la souplesse et la relaxation. Les « asanas » (postures) ont pour objectif de favoriser la concentration, d’éliminer le stress, d’améliorer le sommeil et les enchaînements sont assez rapides. Un des bénéfices, et non des moindres, est de permettre au bout de quelques mois une souplesse réelle et de faire progressivement disparaître les douleurs de dos et d’articulations.

  • Le yoga ayurvédique

    L’ayurveda est une science millénaire, ayur signifiant la vie et veda, la connaissance, qui met au centre de sa philosophie une intelligence de la nature, nommée « prana ». C’est la plus ancienne médecine de type holistique, ce qui signifie une prise en compte de la globalité de la personne. L’ayurveda est reconnu par l’O.M.S. (Organisation mondiale de la santé), et le yoga qui se réclame de cette philosophie propose une personnalisation poussée des exercices et des recommandations liées à la diététique en particulier.

  • L’ashtanga yoga ou raja yoga

    Si vous essayez cette école, vous pourrez être surprise par le côté très dynamique de cette pratique. Alors que la plupart des enchaînements au yoga sont fait lentement et en profondeur, l’ashtanga yoga est basé sur des séquences de six mouvements répétés de manière plus rapide et en travaillant la respiration « à voix haute ». Il se présente souvent comme la fusion de toutes les écoles en une discipline plus aboutie menant à un mode de vie à la fois plus sain et plus honnête avec nous-mêmes.

ksenia-makagonova-693851-unsplash

  • Le yoga nidra

    C’est une méthode qui date des années soixante, on l’appelle aussi le « yoga du sommeil ». S’il est assez proche de la sophrologie, il reste une école de yoga, qui utilise des exercices de relaxation dans lesquels la récitation de mantras (en sanscrit, son, sentence) joue un rôle important, ainsi des phrases courtes dites « sankalpa » destinées à mettre en avant une pensée positive qui serait une sorte de but idéal à atteindre pour chaque élève qui choisit son « sankalpa » en début de séance.

  • Le yoga iyengar

    Cette version récente porte le nom de son fondateur, qui passa une grande partie de son enfance malade et fut sauvé par la découverte du yoga. Sa discipline présente la particularité de travailler avec des accessoires (sangles, couvertures, cordes…) qui aident l’élève même débutant à maintenir une posture correcte. Dans cette discipline, l’équilibre du corps est essentiel, le travail rigoureux, et les exercices mettent l’accent sur le contrôle de la respiration (pranayamas).

  • Le sivananda yoga

    Fondé par Swami Vishnudevananda, lui-même élève de Swami Sivananda, cette forme de yoga a un lieu culte, Rishikesh, au Nord de l’Inde, où vont encore se former de nombreux adeptes et a fortiori beaucoup d’enseignants du monde entier. Il existe de par le monde de nombreux centres où se former au sivananda yoga et c’est une des écoles les plus couramment représentées en France. Bien que récent, c’est un yoga traditionnel, basé sur la régularité de la pratique, et intégrant la méditation pour une recherche de bien-être physique et mental. Il enseigne une pensée positive, une harmonie avec le monde et prône le plus souvent le végétarisme.

  • Le yoga kundalini

    Beaucoup plus orienté vers la méditation et la prise de conscience de nos flux énergétiques, le yoga kundalini s’est répandu dans les années hippies et propose une pratique différente, quoique basée aussi sur la respiration et les postures. A travers le contrôle de notre énergie vitale, il permet de réactiver les points connus sous le nom de « chakras », qui sont au nombre de sept, et dont l’ouverture permet de retrouver une harmonie entre le physique et le mental. Il serait particulièrement bénéfique pour la gestion des émotions et un renforcement du système immunitaire malmené par nos vies modernes.

rebecca-blandon-673265-unsplash
Yoga et méditation

Les bienfaits médicaux du yoga

On le sait, le stress entraîne l’apparition de pathologies, et les médecins s’accordent enfin à reconnaître le rôle néfaste de cette angoisse permanente que génèrent le surmenage au travail et le rythme de vie contemporain. Certaines entreprises font maintenant appel à des professeurs de yoga qui viennent donner des cours dans des salles aménagées pour les salariés qui le souhaitent. Un bon point pour elles…

Plus encore, en 2014, s’est créé en Inde un Ministère du Yoga, et la journée mondiale du yoga, le 21 juin, comme la Fête de la Musique, a été votée la même année par les Nations Unies. Le Ministère du Yoga est également en charge de la médecine traditionnelle indienne, l’ayurveda, mais aussi de l’homéopathie et de la naturopathie, une démarche cohérente dans une vision holistique, autrement dit dans une approche globale de l’être humain, physique, mentale, psychologique et spirituelle.

Ce que le yoga nous apporte indiscutablement, quelle que soit l’école choisie, c’est une meilleure respiration, et qui dit respiration améliorée dit meilleure oxygénation des organes, des muscles et aussi du cerveau, d’où les effets bénéfiques sur la concentration et la gestion des émotions. Certains cardiologues le conseillent pour cette raison, car respirer plus efficacement fait baisser le rythme cardiaque et augmente l’efficacité des échanges sanguins.

On avance même l’idée que la maladie d’Alzheimer pourrait être contrecarrée par la pratique du yoga, et je ne suis pas loin de penser que si réellement le stress est un facteur déclenchant de la maladie, ce pourrait être une voie à explorer dans la lutte contre ce fléau.

Photo by Matthew Kane on Unsplash
Posture de yoga acrobatique

Les nouvelles tendances du yoga

Je n’ai sans doute pas fait le tour de toutes les propositions qui vont se présenter à vous, si, à la rentrée ou dans l’année, vous décidez de vous inscrire dans un cours de yoga. Mais s’il y a un sujet sur lequel le marketing ne doit pas vous influencer, c’est bien celui-ci, car on voit un peu de tout et du n’importe quoi dans les offres qui se présentent à vous sur le web ou via Facebook.

Parce qu’après l’aquagym et l’aquabike, deux excellents sports par ailleurs, voici que nous arrive l’aquayoga ! Passe encore si les séances sont vraiment efficaces pour le but recherché. De plus, on peut aimer rester dans l’eau pour méditer – on le fait bien dans son bain – sauf qu’il vous faudra être sûr.e.s que la température de l’eau est suffisante pour ne pas grelotter pendant la séance de relaxation, ce qui la rendrait beaucoup moins efficace !

Si vous êtes frileuse comme moi, vous pouvez tester le bikram yoga, qui se pratique dans une ambiance de hammam, chaleur humide et température de 40°. Je ne suis pas certaine que ce soit agréable, mais la chaleur permet d’optimiser les échanges sanguins, donc, pourquoi pas… à condition de ne pas avoir de problèmes cardiaques.

On voit aussi des offres d’acroyoga, de yoga dynamique ou tonique, de yoga danga (yoga et danse) ou que sais-je encore, qui ont autant à voir avec une séance de yoga qu’un cours de boxe avec le macramé, mais qui peuvent avoir des effets intéressants, donc ne pas tout jeter, cela dépend tellement du professeur…

Préférez demander conseil à des amies avant de vous lancer, et creusez un peu les informations qui vous seront données sur le site web du professeur ou de l’association. Le yoga n’étant pas reconnu officiellement en France, aucune des fédérations existantes n’a de valeur autre que celle qu’elle veut bien vous vendre, et si certaines sont indéniablement sérieuses, ceux qui s’en réclament ne le sont pas toujours. Les enseignants les plus compétents mettent en avant des années de pratique renforcée par des stages suivis régulièrement dans différents lieux, ashrams ou centres de formation en France ou à l’étranger. Enfin, certains professeurs proposent un enseignement prenant appui sur différentes écoles, et intègrent des exercices venus d’autres disciplines comme le Pilates.

Ah, un autre point pour mieux choisir votre cours ! Si vous ne vous sentez pas prête à psalmodier des mantras, par exemple, évitez l’ashtanga ou le yoga nidra. Cela dit, le fameux « ooooooom », ça aide vraiment à éliminer les tensions du monde extérieur avant de commencer les exercices 😊

L’usage dans les offres de cours de sports ou les salles de fitness veut que le professeur ou l’association vous laisse une séance gratuite pour découvrir si le cours vous convient ou non. C’est plus difficile pour les cours de yoga, où les séances sont organisées pour un petit groupe de personnes, ce qui garantit un vrai suivi individuel. La plupart du temps, l’enseignant vous proposera de prendre une ou deux séances à l’unité, parfois à un tarif d’essai, et cela vous permet de tester les cours pour être sûre de votre choix avant de vous engager sur un forfait ou un abonnement.

Je vous conseille vivement de commencer par des séances à l’unité car il m’est arrivé de tomber sur une enseignante charmante aux deux premiers cours mais il s’agissait d’une remplaçante, la titulaire étant beaucoup moins agréable. Elle ne faisait aucun effort pour se rappeler votre prénom – passe encore – mais plus ennuyeux, elle ne se souvenait jamais du type de mouvement que vous deviez éviter en raison d’un problème particulier, pour moi les cervicales, pour une autre le genou etc…. C’est ce qui m’a donné précisément envie d’écrire cet article !

Les enseignants de yoga sont en général des personnes extrêmement attentives, douées d’empathie et montrant un véritable désir de vous apporter le bien-être que vous êtes venue chercher dans leur école. Si la personne ne vous semble pas ressembler à ce portrait, ou si vous ne vous sentez pas à l’aise pendant les cours, changez, vous trouverez certainement un enseignement qui vous correspondra mieux.

Et vous, quelle est votre expérience du yoga, êtes-vous adepte, que vous a-t-il apporté ? Ou au contraire estimez-vous que cela ne vous correspond pas ? Racontez-nous, nous en parlerons ensemble.

A bientôt !
Corinne

Végétariens, végétaliens, vegan…

Végétarien, végétalien, végan ? Ne soyez pas désemparés devant ces appellations, ni devant les nouveaux régimes alimentaires adoptés par vos enfants. Ici, on vous explique tout, et surtout on vous rassure. Explications, conseils de nutrition et recettes pour que les repas du dimanche en famille restent une fête !

Bonjour, bonjour,

Au secours ! C’est le cri de détresse qu’a poussé ma mère, 85 ans, lorsque je lui ai annoncé que les enfants attendus pour un déjeuner du dimanche, dont elle se réjouissait comme toujours, étaient devenus végans. 50 ans de tradition culinaire et le rôti du dimanche qui tombe à l’eau, si l’on peut dire !

Et attendez, je vous donne les détails car ce n’est pas si simple ! Sur les quatre dans lesquels j’inclus l’adorable compagnon de ma fille, il y a maintenant très exactement, 2 végétariens, 1 végétalien et 1 flexitarien, à tendance orthorexique, ce qui n’est pas contradictoire, vous le verrez plus loin !

Chères lectrices, je le sens, vous êtes perdues et le « au secours » est sur vos lèvres, prêt à fuser à l’unisson du cri de ma mère et de nombreux parents totalement désorientés à l’heure de faire le menu du sacro-saint repas du dimanche. Sans compter une légitime inquiétude pour la santé de nos chers petits devenus grands – enfin en principe 😉

Pourtant, même si ce n’est pas elle qui a inventé le végétarisme, c’est notre génération qui a vu les premiers adeptes d’une alimentation végétarienne commencer à nous expliquer pourquoi il est aussi mauvais pour la planète que pour notre santé de manger de la viande ou du poisson, sans compter le respect dû à l’espèce animale.

Pour avoir testé les premiers restaurants végétariens du Quartier Latin dans les années 70, je peux vous dire qu’on était loin de la gastronomie, ce qui rendait le concept d’alimentation macrobiotique difficile à adopter, même s’il nous promettait santé et longévité. On mangeait beaucoup de « graines », dans un décor sobre probablement adapté à une forme de renoncement aux plaisirs de ce monde… Je m’en veux de caricaturer à ce point, car je suis plutôt végétarienne, mais à l’époque, franchement, on ne se régalait pas !

Du rôti du dimanche au menu végan

Je vais essayer de vous expliquer ces différents régimes, avec comme toujours, l’idée de vous rassurer et non de vous amener au bord d’un gouffre d’incertitudes ! Donc, explications, informations et conseils, mais aussi quelques bonnes recettes de cuisine pour simplifier les menus du dimanche en famille !

Commençons par quelques définitions. Un végétarien refuse de consommer de la viande ou du poisson, mais mange des œufs, des fromages ou des yaourts. Beaucoup tentent de baisser leur consommation de produits laitiers malgré tout, soit parce qu’ils ont des doutes sur la digestion du lactose pour un adulte, soit parce que leurs motivations étant d’ordre éthique, ils veulent contribuer le moins possible à l’exploitation animale. Parce qu’un fromage de chèvre, même bio, ce n’est pas forcément produit qu’avec des caresses et des bisous. Même s’il s’agit de gentilles chèvres élevées par un non moins gentil baba cool dans le Larzac, les mâles ne produisant pas de lait, vous voyez quel est l’avenir des chevreaux mâles dans un élevage …

Un végétalien ne consomme aucun produit d’origine animale, et ce essentiellement par éthique et compassion réelle. Il refuse d’admettre que la soi-disant supériorité de l’homme consiste principalement à élever des volailles en batterie, torturer des canards pour produire du foie gras ou vider les océans pour nous gaver de thon grillé au barbecue.

Il devient souvent végan, (en anglais « vegan » signifie végétalien, en français, végan a un sens plus philosophique), c’est-à-dire qu’il n’achètera plus d’objet en cuir, et vérifiera soigneusement toutes les étiquettes de ses vêtements pour s’assurer que le poil de la parka est bien en fibre synthétique.

Celui-ci, je l’ai, c’est le troisième de mes enfants, et je respecte complètement sa vision du monde, simplement, il a un problème, il n’aime pas les légumes, enfin très peu, et sa nourriture est assez complexe à décrire !

Le flexitarien, c’est celui ou celle qui a du mal à adopter une position arrêtée sur son alimentation, il est disons « tendance végétarienne » mais il craquera assez facilement – comme moi – pour un morceau de saucisson catalan … En tous les cas, il tente de réduire sa consommation de viande, ce qui ne peut être qu’un bienfait pour sa santé.

Le plus compliqué, c’est l’orthorexique, surtout quand il change de régime sans arrêt selon ses dernières lectures. Je le sais, j’ai aussi ce modèle-là ! Un jour il ne mange pas de gluten, deux mois plus tard, il engloutit une baguette de pain au déjeuner mais s’interdit les pommes de terre, et vous le retrouvez, au bout de six mois, dévorant des boîtes de maquereaux comme une otarie en manque de récompense… Et il a toujours une théorie associée extrêmement stricte, qui lui interdit tout écart, d’où l’invention du mot orthorexie. Le mien a fait un régime paléo(lithique), qui consistait en gros à ne manger que des tubercules et du riz basmati, mais admettait la consommation de viande ou de poisson, sans doute parce qu’à l’ère paléolithique, on n’avait pas trop le choix !

Les conséquences sur la santé

Avouons-le, on peut rire un peu, voire même approuver, ce n’est pas le problème, mais au-delà des soucis de composition du menu du dimanche, ce qui nous inquiète, c’est la santé de nos enfants, ou la nôtre si nous sommes devenus adeptes de ces différents modes de vie.

Pour les végétariens, c’est simple, aucun danger, s’ils consomment des œufs ou des produits laitiers, ils trouvent dans leur alimentation tout ce qui leur est nécessaire pour une activité équilibrée. Mes deux végétariens sont de grands sportifs, randonneurs, joggers, pratiquant l’escalade et la natation de manière intensive. Et ils ne sont pas les seuls, de nombreux sportifs sont végétariens, aucun problème, tant qu’ils ont une consommation variée : légumes, céréales, fruits et œufs pour les protéines animales.

Mais voilà où est le problème pour les végétaliens. Le manque de protéines animales, lui, peut être compensé, alors que la carence en une certaine vitamine, la vitamine B12, qui ne se trouve dans aucun légume ou fruit sec, peut entraîner des conséquences graves : anémie avec tous ses symptômes associés, fatigue chronique, dépression, voire même des états hallucinatoires.

Vous allez me dire, merci pour ces informations angoissantes, ce n’était pas ce que vous nous aviez annoncé ! Alors comme toujours, chères lectrices, j’en viens au moment de vous rassurer, et c’est parce que j’en ai fait l’expérience, ou du moins j’ai assisté à celle d’un de mes enfants.

Voyant mon fils végétalien dans un grand état de fatigue au bout de quelque temps, je l’ai emmené chez une nutritionniste et je lui ai fait passer une visite médicale. L’analyse de sang a révélé des carences en fer et en calcium, certes, mais rien qui ne puisse se rattraper avec un rééquilibrage de ses menus, et comme il est très perfectionniste dans tous les domaines, il a vite récupéré sa forme en appliquant les consignes sur les quantités et les variétés d’aliments à privilégier.

En revanche, il doit absolument prendre un complément alimentaire, un seul, car il existe une vitamine qui ne se trouve que dans les produits d’origine animale, la vitamine B12. C’est son manque dans l’organisme qui peut entraîner les graves troubles énumérés ci-dessus, et qui peut aussi mettre en danger la croissance d’un bébé en cas de grossesse.

Un régime végétalien doit donc absolument être accompagné par un professionnel de santé, médecin ou nutritionniste, et la personne adepte de ce régime, qui a droit à tout notre respect, car c’est son choix, doit effectuer chaque année une analyse de sang. C’est tout mais c’est absolument indispensable.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on mange dimanche ?!

Nous en revenons donc à notre point de départ, et là, je sens que je vais vous faire plaisir… Vous avez peut-être fait des recherches sur Internet ou bien acheté un livre car vous êtes une mère ou une grand-mère modèle, on ne vous changera pas ! Mais en réalité, il n’est guère besoin de se compliquer la vie pour leur faire plaisir, car ils mangent à peu près tout le temps les mêmes aliments sans s’en lasser, et je vous le jure, j’en ai fait l’expérience, pour moi c’est bien plus facile (et plus économique) que le rôti aux pommes de terre du dimanche, dont on peut se lasser aussi d’ailleurs !!!

Les bases de ces nouveaux menus sont essentiellement le riz ou les lentilles, le boulgour ou le quinoa (riche en protéine végétale), si possibles bio et complets. Et à partir de là vous pouvez improviser, mais je vais vous donner mes recettes à succès, les plus simples et les plus rapides à préparer, et celles qui réconcilient tout le monde !

Le taboulé au boulgour
Une délicieuse salade de boulgour

 

  • La salade de lentilles

Rincez les lentilles, faites-les cuire dans deux fois leur volume d’eau, à feu doux à partir de l’ébullition environ 15 minutes, salez en fin de cuisson seulement, égouttez et laissez refroidir. Ajoutez du persil, des oignons hachés menus, des tomates coupées en petits morceaux, des dés de poivron. Servez bien frais.

  • Le taboulé au boulgour

Faites cuire le boulgour à feu doux dans deux fois son volume d’eau salée, environ 10 minutes, et égouttez-le soigneusement, laissez refroidir. Pendant ce temps, préparez un bol dans lequel vous presserez un ou deux citrons, suivant la quantité de boulgour, que vous salerez légèrement. Ajoutez de l’huile d’olive en quantité raisonnable toujours selon le volume de boulgour, mais point trop n’en faut .
Ajoutez la menthe et le persil hachés, à volonté, les oignons frais et du poivron ou du concombre coupés fins, les tomates en dés, et laissez au frais pendant au moins trois heures en remuant régulièrement.
La recette avec la semoule de couscous prévoit de laisser cuire la semoule dans le jus de citron, mais chez nous on préfère le boulgour, plus nourrissant mais qui nécessite une cuisson préalable.

  • Épinards aux raisins secs et aux oignons

Je remercie au passage, car il le mérite bien, mon mari catalan, qui a importé dans la famille quelques délicieuses recettes méditerranéennes ! Celle-ci est inattendue et particulièrement savoureuse.
Faites cuire rapidement et sans ajouter d’eau les épinards frais dans un faitout (5mn pour un kilo). Égouttez soigneusement. Dans une poêle, faites revenir un ou deux oignons dans de l’huile d’olive, jusqu’à ce qu’ils prennent une couleur bien dorée, remuez bien pour ne pas les laisser brûler.
Versez les épinards dans la poêle, mélangez bien pour incorporer les oignons, puis ajoutez des raisins secs, des pignons de pins ou à défaut des noisettes concassées. Servez bien chaud, c’est délicieux. Vous pouvez tout à fait ajouter du quinoa dans ce plat, ils sont de la même famille que les épinards et s’entendent très bien entre eux !

  • Gratin de bettes

Là, c’est à ma grand-mère que je rendrai hommage car c’était une de ses spécialités ! Rincez les feuilles de bettes et coupez les tiges blanches dans le sens de la longueur pour les effiler rapidement. Détaillez ensuite les branches en morceaux d’environ 5 centimètres, en gardant les parties vertes (à moins que vous ne les mettiez de côté pour faire un potage le soir avec une pomme de terre, ce qui est une bonne idée !).
Faites cuire à l’eau salée dans un grand faitout, pas plus de 10 minutes, égouttez soigneusement et mettez dans un plat à four. Si pas de végétalien à table ce jour-là préparez une béchamel classique, ajoutez du gruyère râpé et faites gratiner 10 minutes sous la grille du four. Si végétalien en vue, couvrez d’une crème au soja spéciale cuisine, et passez au four sans faire gratiner.
Vous pouvez aussi servir les bettes avec des pommes de terre à l’eau, arrosées d’huile d’olive et d’un jus de citron, avec un hachis d’ail et de persil, c’est encore plus simple et tout aussi délicieux !

 

J’ai encore plein de recettes faciles et rapides, telles que le gazpacho de betteraves et pommes, le riz aux lentilles corail, curry et lait de coco, et pour les desserts, les patates douces à la cannelle, sucrées et gratinées au four, ou la salade d’orange à la menthe et à la fleur d’oranger… Aucune ne demande une préparation très longue, mais le meilleur résultat s’obtient avec des produits de qualité, frais et locaux, donc en route pour le marché, ce qui est aussi un bonheur !

Faites-moi part de vos réactions, dites-moi si vous ou vos enfants sont adeptes d’un régime végétarien, ou végétalien, quelles sont vos expériences en matière d’alimentation, nous nous ferons toutes un plaisir de vous lire !

A très bientôt,
Corinne